Les grandes lignes de l'histoire romaine

Cinquième partie

Le Haut Empire Romain

27 avant J.C. - 192 après J.C.

Le 16 janvier 27, le Sénat autorise Octave à porter le titre d'Auguste, titre religieux à l'origine. Auguste sera le deuxième des Césars.

Sommaire de cette fiche

I) Les 12 Césars

II) Les Antonins

I) Les douze Césars

Voici un moyen mnémotechnique simple d'en retenir la liste : il suffit de mémoriser ces trois enchaînements de syllabes, correspondant à l'enchaînement des premières syllabes de chacun de leurs noms :

"Césautica Claunégalbo Vivestido"

Décryptons cette liste !

César (101-44) Auguste (27 14 après J.C.) Tibère (14 37) Caligula (37 41) Claude (41 54) Néron (54 68) Galba, Othon et Vitellius (68 69) Vespasien (69 79) Titus (79 81) Domitien (81 96)

 

1. Auguste (27 avant J.C. - 14 après J.C.)

À partir du règne d'Auguste, le Prince est nanti de tous les pouvoirs : il recrute et réunit le Sénat pour créer les magistrats, nomme les fonctionnaires, possède les pouvoirs législatif, judiciaire, militaire, financier et religieux.

À l'extérieur, Auguste mène une politique défensive, cherchant surtout à affermir les frontières.

De 26 à 19, c'est la conquête définitive de l'Égypte.

En 20, il remporte un triomphe sur les Parthes.

En 15, ce sera un autre triomphe sur les bords du Danube, qui doit devenir la frontière européenne de l'Europe.

L'armée, devenue permanente, joue un rôle important dans la romanisation des provinces : de nombreux vétérans se fixent sur les terres qu'ils ont occupées. Une autre conséquence en est la multiplication des petites propriétés, sonnant le coup d'arrêt des latifundia.

À l'intérieur, dans l'ensemble, Auguste se montra peu favorable au peuple : sénateurs et chevaliers se partagent le pouvoir. Auguste prend personnellement comme conseillers Mécène, issu d'une vieille famille étrusque, et surtout Agrippa, de naissance modeste, à qui il confie le commandement de l'armée.

La simplicité de son mode de vie tranche avec les débordements d'autres personnages de l'État. Mais il manque foncièrement de générosité et se montre même très dur avec ses esclaves et les affranchis, dont il limite le nombre.

En 18 avant J.C., il fait voter une loi réprimant sévèrement l'adultère des femmes. En 10 après J.C., un senatus-consulte redoutable est promulgué : tous les esclaves présents dans la maison d'un maître assassiné par l'un d'entre eux seront mis à mort, même s'ils n'ont pas participé au crime.

Même au sein de sa famille, Auguste n'usa d'aucune clémence, en particulier envers sa fille et sa petite-fille, Julie, envoyées chacune en exil, la première en 2 avant J.C., la seconde en 8 après J.C., à cause de leur conduite jugée inconvenante.

Toutefois, en 4 après J.C., il se montre plus doux, sur les conseils de sa femme Livie, envers Cinna, petit-fils de Pompée et homme d'envergure assez médiocre qui avait fomenté une conjuration contre lui.

Auguste n'a pas institué de règle de succession, jugeant sans doute le procédé trop monarchique. Il choisit une solution bâtarde : désigner de son vivant un successeur, sans obliger le Sénat à ratifier ce choix après la mort de l'empereur.

Il meurt à 75 ans, le 19 août 14, lors d'un voyage en Campanie.

2. Tibère (14 37)

Livie avait eu Tibère d'un premier mariage ; il s'est marié à Julie, la fille d'Auguste, mais la fait disparaître "par précaution" avant la mort d'Auguste, en la faisant égorger.

Cet empereur s'écarte de plus en plus des institutions républicaines : l'assemblée du peuple disparaît sous son règne ; de toutes manières, les citoyens, disséminés dans l'Italie tout entière, ne se rendent plus guère à Rome.

Le rôle des chevaliers décline, lui aussi, tandis que le Sénat devient une cour suprême.

À l'extérieur, pourtant, les troupes romaines conduites par Germanicus remportent des victoires en Germanie, de 14 à 16.

En 26, Tibère quitte Rome pour la Campanie. Il ne reviendra jamais dans la capitale. On a invoqué plusieurs raisons : une disgrâce physique mal supportée ; la crainte d'être assassiné ; une misanthropie avancée ; une vie de débauche...

Un climat de violence marque les dernières années du règne de Tibère. Les procès de majesté se multiplient : un acte, un écrit, une parole, voire une pensée supposée contre la personne du prince suffit pour qu'on soit dénoncé, déporté ou même exécuté.

Confident et ami de l'empereur, Séjan, préfet du prétoire (c'est-à-dire en quelque sorte vice-empereur), espère obtenir la succession et fomente un coup d'État en 31. Le complot est mis à jour et Séjan mis à mort. Trahi par son meilleur ami, Tibère devient encore plus soupçonneux et cruel.

Le 16 mars 37, il meurt mystérieusement. Selon certains bruits, il aurait été étouffé sous des couvertures...

3. Caligula (37 41)

Cet empereur est l'arrière-petit-fils d'Auguste, le petit-neveu de Tibère et son petit-fils par adoption. Son nom est en fait un surnom, d'après le mot latin "caligae", signifiant "petits brodequins militaires", en souvenir de brodequins qu'il portait volontiers étant enfant.

Le peuple romain a accueilli avec soulagement la mort de Tibère. Mais rapidement, l'attitude, d'abord seulement incohérente, du nouvel empereur, va se doubler d'un goût prononcé pour le despotisme.

Caligula est le premier empereur à se faire appeler Pater Patriae (père de la patrie) ; le principat ressemble de plus en plus à une institution monarchique.

À la fin de l'année 37, une sorte de dépression donne naissance à des troubles mentaux qui ne disparaîtront pas. Caligula devient sadique vis-à-vis de ses victimes ; il pille leurs biens avec lesquels il renfloue les caisses de l'État qu'il dilapide en de somptueuses fêtes. Il s'identifie par ailleurs volontiers à un dieu : Hercule, Bacchus, Apollon ou même Jupiter, selon son humeur...

De nombreuses conspirations sont cruellement réprimées. Enfin, Cassius Chaerea l'assassine le 15 janvier 41, dans une galerie du palais, tuant ensuite sa femme, Caesonia, et sa petite fille.

5. Claude (41 54)

Claude a cinquante ans lorsqu'il devient empereur. Petit-fils de Livie, neveu de Tibère et oncle de Caligula, c'est un homme érudit mais bègue, bourré de tics, goinfre, porté sur la boisson et très peureux ! Un de ses premiers gestes est de faire exécuter Chaerea, par souci de solidarité entre princes.

L'année qui a suivi son accession au titre d'empereur fut déjouée une conspiration. Dès lors, beaucoup de gens furent exécutés sur simple délation. Au demeurant, Claude se montra plus humain que ses prédécesseurs, en particulier envers les esclaves et les affranchis ; c'est ainsi que, selon sa volonté, tout esclave abandonné par son maître acquiert la liberté.

Il épousa en troisièmes noces Messaline, qui lui donna un fils, Britannicus. Mais il réprima rapidement la vie de débauche de son épouse, et l'adultère qu'elle commit, et la fit mettre à mort en 48.

L'année suivante, il épousa Agrippine, âgée alors environ de 34 ans. Celle-ci avait déjà un fils, Lucius Domitius, plus connu sous le nom de Néron et né en 37. Sur les conseils de l'affranchi Pallas, elle contraint son époux à adopter son fils sous le nom de Néron, pour lui obtenir l'avantage de la succession. Mais Claude soutient encore trop Britannicus. Agrippine décide alors d'empoisonner son mari, avec la complicité de Locuste et du médecin même de l'empereur.

6. Néron (54 68)

Néron, fils d'Agrippine, est le fils adoptif de Claude. Il se retrouve empereur à l'âge de 17 ans, le 13 octobre 54. Sénèque et Burrhus ont dirigé son éducation.

En 53, il épouse Octavie, soeur de Britannicus. Deux ans plus tard, comme Britannicus, âgé alors de 14 ans, devient dangereux à ses yeux, il le fait empoisonner.

En 58, il prend Poppée comme maîtresse. Agrippine prend le parti d'Octavie et s'attire ainsi la haine de son fils qui décide de se débarrasser également d'elle et la fait assassiner en mars 59.

Malgré ces assassinats à répétition, ces premières années de pouvoir paraissent heureuses pour le peuple qui les a surnommées "Neronis quinquennium". Sa popularité restera même grande jusqu'au bout, du fait de sa grande générosité envers les couches populaires.

À partir de 62, date du renvoi de Sénèque (Burrhus est mort), Néron devient véritablement un tyran ; Octavie est mise à mort et il se met à dilapider les caisses de l'État.

En 64 éclatent d'immenses incendies qui ravagent plusieurs quartiers de Rome. Les Chrétiens sont accusés et crucifiés en masse dans les propres jardins de Néron. Sa cruauté grandissante déclenche un mouvement de conspiration : on cherche à le destituer et le remplacer par Pison, homme riche et cultivé. Mais la conspiration est déjouée : de nombreuses personnalités reçoivent l'ordre de s'ouvrir en 65, dont Pison, Sénèque, Lucain...

Dans les années 66, 67, Néron entreprend des voyages en Grèce, persuadé qu'il est un grand artiste. Il obtient quelques succès d'estime...

Mais en 68 éclate une révolte générale. Le signal en est donné par le gouverneur de la Gaule lyonnaise, Julius Vindex, qui ne reconnaît plus l'autorité de Néron. Le sénat se rallie à son avis. Néron, contraint au suicide, ordonne à un affranchi de le tuer, le 9 juin 68. "Qualis artifex pereo !" se serait-il exclamé en mourant (Quel artiste périt en moi !)

7. Trois empereurs en une année

À la mort de Néron, le sénat proclame empereur Galba, âgé de 72 ans, d'origine patricienne et sans aucun lien de parenté avec Auguste. Mais l'armée refuse de suivre cet avis : Galba se fait massacrer à Rome même, par des cohortes lancées par Othon.

C'est donc Othon qui lui succède. Mais peu après il engage une bataille au nord du Pô contre Vitellius, qui, lui aussi, revendique le trône. Vaincu, Othon se suicide le 16 avril 49.

Vitellius compte sur l'appui de près de 60 000 hommes. Mais la partie orientale de l'empire lui préfère Vespasien. Des complots s'organisent et Vitellius se fait égorger en plein forum le 20 décembre 69, après avoir dû capituler contre lese troupes de Vespasien à Crémone.

8. Vespasien (69 79)

C'est à Alexandrie qu'il est proclamé empereur le 1er juillet 69, à l'âge de 60 ans. C'est le premier empereur de la famille "bourgeoise" des Flaviens. Il se fait d'abord représenter quelques mois à Rome par son fils cadet, Domitien, qui organise l'hérédité monarchique. Son fils aîné, Titus, participe aussi activement à la vie politique, en provoquant, en 70, la destruction de Jérusalem. Son geste causa la mort d'un million de juifs et eut pour conséquence une importante diaspora juive par la suite. Le temple même de Jérusalem fut détruit, malgré, semble-t-il, les ordres de Titus.

Vespasien organise une refonte de l'armée, dont il élimine les éléments suspects ; il assure la domination romaine en Germanie, étendue par son fils Domitien par la suite.

Il meurt le 24 juin 79.

9. Titus (79 81)

C'est lui qui, d'abord, succède à son père. Né en 39, il a donc 40 ans lorsqu'il montre sur le trône. Durant son court règne, deux événements majeurs marquent l'Italie : le 24 août 79, le Vésuve entre en éruption, ensevelissant sous les cendres Pompéi et Herculanum. L'année suivante, incendie et épidémie de peste ravagent la ville de Rome.

Les Romains apprécièrent Titus, qu'ils surnommèrent "les délices du genre humain". Mais il mourut brusquement le 13 septembre 81.

10. Domitien

Né en 51, c'est un homme ambitieux et assez égoïste, jaloux de son frère. Sa prétention au despotisme l'incite à se faire appeler "dominus" puis "deus" par le peuple. Avec lui reprennent les procès de majesté, entraînant confiscation de biens ou meurtres. Beaucoup de sénateurs sont exécutés.

À l'étranger, sous son règne, Agricola, beau-père de l'historien Tacite, conquiert une partie de la Grande-Bretagne actuelle.

En 94, la cadence des exils et des meurtres augmente de manière insupportable. Une conspiration, dont fait partie sa propre femme, s'organise et il meurt poignardé par des affranchis le 18 septembre 96.

 

II) Les Antonins

En voici la liste "cryptée" par un seul enchaînement : "Nétrajhadanmarco"

Décodons maintenant !

Nerva (96 98) Trajan (98 117) Hadrien (117 138) Antonin (138 161) Marc-Aurèle (161 180) Commode (180 192)

1. Nerva (96 98)

C'est un sénateur de 65 ans qui monte sur le trône en 96. Il a été choisi par les conjurés qui ont assassiné Domitien et durant son règne, l'empire a retrouvé une relative tranquillité : les procès de majesté disparaissent ; chacun cherche à éviter tout mouvement d'agitation, ayant en mémoire les horreurs des années antérieures.

Nerva s'est choisi lui-même son successeur, Trajan, né en 53, et l'adopte pour faciliter la succession et pour montrer que la transmission du pouvoir, contrairement à la monarchie, n'est pas héréditaire. Il choisit en Trajan un homme mûr qui laissera au Sénat l'importance que cet organe revêtait.

2. Trajan (98 117)

Né en Espagne, c'est le premier empereur d'origine "provinciale". Il multiplie les marques d'égards et de ménagements envers les sénateurs et essaie, par ailleurs, d'alléger les charges fiscales. Parmi les mesures qui ont marqué son règne figure l'institution d'assistance publique pour les enfants pauvres.

Trajan a constitué aux yeux des Romains l'idéal du prince et fut surnommé "optimus" (l'excellent). Sous son règne, le prestige de Rome est au plus haut niveau. Les conquêtes s'étendent : en 106, c'est le pourtour de la mer Noire ; en 107, la Dacie (une partie de l'actuelle Roumanie), où se trouve des gisements d'or et d'argent ; en 115, la majeure partie de la Mésopotamie est conquise. Autant de victoires qui ont favorisé la comparaison entre Trajan et Alexandre le Grand.

Trajan mourut en Asie Mineure au cours d'un voyage de retour, en août 117.

3. Hadrien (117 138)

Né en 76, c'est un cousin de Trajan, adopté selon certains témoignages deux jours avant la mort de Trajan (mais l'information a été démentie par d'autres).

Son avènement a été acclamé par l'armée et le Sénat, pourtant hostile, fut incapable de s'opposer efficacement.

Un des premiers soucis d'Hadrien fut d'arrêter la guerre menée en Asie et de faire évacuer les provinces les plus éloignées, parce qu'elles devenaient incontrôlables. Il effectua de nombreux voyages pour consolider les frontières, en Écosse, sur le Danube, ou encore sur l'Euphrate. C'est à cette époque que fut construit, dans la Grande Bretagne actuelle, le "mur d'Hadrien".

Les frontières de l'empire seront désormais jusqu'à la fin celles qu'Hadrien a fixées, sauf celles de l'Euphrate, qui reculèrent un peu à l'est, et celles de l'Afrique, qui descendirent vers le sud.

De 132 à 134 éclate une importante révolte des Juifs durement réprimée après de violents combats. Les Juifs sont condamnés à la diaspora et la religion chrétienne devient désormais la seule autorisée face au paganisme.

Hadrien, de caractère complexe, montrait un goût certain pour la philosophie. Il fit construire la villa Hadriana, où sont reproduits monuments ou décors des endroits qu'il visita au cours de son règne.

Il perfectionna la machine administrative, en centralisant tout autour de son palais. Même la carrière des sénateurs dépend maintenant essentiellement de l'empereur. Quant à l'armée, forte de 28 légions, il y favorisa le recrutement sur place, pour réduire les dépenses et favoriser l'insertion des soldats dans la région où ils se trouvaient.

À la fin de sa vie, pour assurer la succession, il adopte Commode, qui meurt en 136, puis Titus Aelius Antoninus, en 138.

4. Antonin (136 161)

D'origine nîmoise, mais né à Rome, cet empereur fut rapidement surnommé "pius" (le pieux) par les sénateurs, en raison de sa modération, de son respect des cultes anciens de Rome et de son observation rigoureuse des rites.

En 146, il associe Marc-Aurèle au pouvoir, alors que ce dernier n'est encore âgé que de 17 ans.

Parmi les faits marquants de son règne, figure le développement de l'assistance publique mise en place par Trajan. L'empereur développa également l'urbanisme : beaucoup de villes comptent au moins 1 000 habitants et une dizaine plus de 100 000.

Peu d'événements militaires ont marqué son règne. En revanche, le gouvernement administratif s'effectua de manière minutieuse et très humaine.

5. Marc-Aurèle (161 180)

Il succède naturellement à Antonin, puisqu'il participait déjà au gouvernement du vivant de son prédécesseur. Dans le même esprit, il s'associa comme co-empereur son frère adoptif, Lucius Verus, puis, ce dernier étant mort en 169, son propre fils, Commode, âgé de 16 ans, pour garantir la stabilité de l'empire.

De formation philosophique stoïcienne, il fut surnommé "Antonin le philosophe". Il limita les dépenses de l'État (en particulier celles qui étaient dues à l'organisation de spectacles) et organisa les archives de l'état civil. L'importance de la hiérarchie administrative s'accrut de manière significative durant son règne.

Mais le déséquilibre de l'Empire s'annonce. De nombreuses révoltes secouent durement la machine impériale, dont l'assaut des Barbares à l'est, à partir de 167. Un autre péril tout autre menace la stabilité générale également : une épidémie de peste se déclenche en 166 et envahit progressivement tout l'empire. Marc-Aurèle part en campagne sur le Danube et meurt de la peste à Vienne, en mars 180.

6. Commode (180 192)

C'est le dernier empereur de la dynastie dite des Antonins.

De caractère très différent de celui de son père, il s'est montré rapidement cruel et débauché. Sa passion pour les courses et les combats de gladiateurs occupaient tout son esprit et il s'identifiait volontiers à Hercule.

Son règne, au fil du temps, ressembla de plus en plus à celui de Caligula. Beaucoup de gens furent victimes de ses extravagances, dont sa femme Crispina, qu'il fit brusquement mettre à mort.

Une conspiration fut fomentée, et le 31 décembre 192, il mourut étranglé par un athlète.

Le sénat chercha à étouffer jusqu'à sa mémoire.

L'année 192 est considérée par de nombreux historiens comme la date charnière entre la fin du Haut Empire et le début de Bas Empire.

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