Grammaire : chapitre 13

L'expression de la comparaison

 

Rappel

Faire une comparaison, c'est rapprocher un fait d'un autre fait pour en souligner la ressemblance ou la différence. À la différence de la métaphore qui ne montre pas les deux éléments de manière explicite, la comparaison comporte toujours deux termes reliés par un outil comparatif. Cet outil peut être une préposition, une conjonction de subordination, un adjectif, un adverbe, un verbe…

 

I) Dans la phrase simple

 

1. Le complément circonstanciel de comparaison

Le complément circonstanciel de comparaison peut être introduit par des locutions prépositives comme : à la façon de, à la manière de, contrairement à, auprès de…

Il peut aussi être introduit par l'adjectif "tel" qui s'accorde en principe avec le deuxième terme de la comparaison, mais très fréquemment aussi avec le premier.

Exemple : Sa voix claqua tel (ou telle) un fouet.

Il peut enfin être introduit par les conjonctions : comme, ainsi que, de même que… ; on obtient ainsi en réalité une proposition subordonnée elliptique (c'est-à-dire dont le verbe est sous-entendu). L'absence de verbe permet d'assimiler ce type de construction à un complément circonstanciel de comparaison.

 

2. Le complément du comparatif et du superlatif

Un adjectif, un adverbe ou parfois un nom peuvent être employés à un degré de signification particulier : au comparatif (plus, moins, aussi, mieux, meilleur, pire, autant de, plus de, moins de, tel… que) ou au superlatif (le plus, le moins, le mieux, le pire, le meilleur, le plus de, le moins de).

On appelle complément du comparatif ou du superlatif le complément qui suit cet adjectif, cet adverbe ou ce nom.

Exemple : C'est le plus grand des élèves ; ce livre coûte davantage que l'autre ; Ils ont autant de travail que leurs voisins.

 

3. D'autres moyens peuvent être utilisés pour exprimer la comparaison

a) Le vocabulaire

Un verbe (ressembler, différer…), un adjectif (identique, différent…) ou un adverbe (pareillement, différemment…) peuvent exprimer la comparaison.

b) La construction de la phrase peut également exprimer la comparaison ; ainsi, on peut utiliser la juxtaposition, la coordination ou des constructions parallèles pour souligner cette comparaison.

Exemples : Il est grand, son frère est petit (l'absence de mot coordonnant, appelée asyndète, montre davantage la différence entre les deux enfants).

Il est grand mais son frère est petit.

Autant il est grand, autant son frère est petit.

 

 

 

 

 

 

II) Dans la phrase complexe

 

1. Les propositions subordonnées circonstancielles de comparaison

Elles sont introduites par les conjonctions : comme, ainsi que, tel que, de même que, de la même façon que, comme si…

Elles sont à l'indicatif ou au conditionnel, selon que le deuxième élément de la comparaison correspond à un fait réel ou à une supposition.

Exemples : Comme on fait son lit on se couche. Il agit comme le ferait son père !

 

2. Les propositions subordonnées complément du comparatif ou du superlatif

Elles sont introduites par les mêmes termes que les complément du comparatif ou du superlatif dans la phrase simple. Au lieu que la subordonnée soit elliptique et considérée comme un simple groupe nominal, le verbe est alors exprimé explicitement.

Exemple. Il parle plus qu'il n'écoute ! (attention : le terme "ne" est explétif : il n'a pas de valeur négative parce que la principale est affirmative.) Il ne parle pas plus qu'il n'écoute ! (attention : le terme "ne" a ici sa valeur négative, parce que la principale est négative.)

Lorsqu'il s'agit d'une subordonnée complément du superlatif, on emploie d'ordinaire le subjonctif.

Exemple : C'est la plus belle histoire que je connaisse !

Toutefois, l'indicatif peut être employé pour souligner la réalité du fait.

Exemple : C'est la plus belle histoire que je connais.

 

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