Thèmes importants dans chaque nouvelle

(Les paginations renvoient à l'édition du livre de poche, 1998)

 

Le Manteau

Structure de la nouvelle : une description de la perspective Nevsky, point de départ de deux histoires à la fois symétriques et sans lien l'une avec l'autre. Les deux protagonistes de chaque histoire se connaissent, mais nous les voyons très peu de temps ensemble. "Ils se séparèrent" (page 59). Les histoires n'ont aucune influence l'une sur l'autre. Pirogov apparaît une fois dans le récit de l'histoire de Piskariov, mais seulement dans un rêve (page 73 : "tantôt le lieutenant Pirogov lui apparaissait..."). À la mort de Piskariov, Pirogov ne vient pas à l'enterrement (page 80) : insistance sur l'absence de lien entre leurs destins, et également moyen (artificiel !) de passer à l'autre histoire. Piskariov est nommé une seule fois dans l'histoire de Pirogov (page 84).

La structure narrative de chaque histoire est similaire : c'est l'histoire d'une rencontre avec une femme inconnue, d'une tentative de séduction amoureuse, puis d'une déception. Mais l'une est traitée sur un mode tragique (elle se termine par la mort du protagoniste), tandis que l'autre l'est sur le mode comique (le protagoniste oublie sa colère en mangeant des gâteaux).

Éléments apparaissant dans cette nouvelle et récurrents dans le recueil

La ville de Pétersbourg : c'est là que se situent l'ensemble de ces nouvelles ; la ville paraît à la fois séduisante et mystérieuse, mais également maléfique. Les couleurs de Pétersbourg sont souvent "blêmes" (page 60) ; "vague coloris grisâtre, marque indélébile du Nord" (page 60).

Le thème du nez : page 53 : "un petit bouton apparu sur son nez" ; page 55 : "un magnifique nez grec" ; page 86 : "J'ai besoin de mon nez..." (un nez qui a failli être coupé !)

Le thème du manteau : page 51, 53, 55, 57, 58, 59 (manteau resplendissant : insistance sur son prix)

La hiérarchie sociale et les hauts lieux de la société : page 53 (les fonctionnaires) ; page 56 : "conseillers auliques..." cf. la Table des Rangs instituée en 1722 par Pierre Le Grand. page 60 : "tout n'est que fonctionnaires, marchands ou artisans allemands". "une décoration considérable" page 73 ; "l'Académie" (page 73) ; "je suis officier "page 87) ; "son grade brillant" (page 89) : "le Général... l'État Major" (page 94)

Le fantastique et le merveilleux : ici, dans l'apparition de rêve : "ses regards célestes" (page 63) ; page 66 : "des traits aussi divins", "une apparition merveilleuse, extraordinaire". "Quel paradis !" page 71; "ses yeux célestes" page 72 ; "un spectacle extraordinairement étrange" (page 85) "tout cela prit fin étrangement" (page 94)

Présence de Dieu : interjections : "mon Dieu" page 65, 79 ; "dieu du ciel ! mon dieu !" page 70 ; "Ô créateur" page 71 ; "Mon dieu, sois miséricordieux" (page 4) ; "Mon Dieu, quelle joie" (page 75) ; "Ô Créateur" (page 76, 77); "Que dieu vous garde" (page 96) : des interjections relevant de la langue courante.

Présence du diable : page 65 : "sacrilège", "ensorcelé" ; page 67 : "un esprit infernal" ; page 68 : "un démon avait morcelé le monde entier". "le démon lui-même allume les lanternes". C'est donc le diable qui détient l'âme de la ville, surtout la nuit.

Le sens des prénoms : Pirogov : "pirok" signifie "gâteau" ; Piskariov : "pisai" signifie "peindre, écrire".

Place du narrateur

Présence du narrateur : début de la nouvelle : c'est le narrateur qui procède à la description et s'adresse directement à son lecteur (deuxième personne du pluriel) ; page 81 (première personne du pluriel, qui implique le lecteur, puis du singulier : le narrateur seul). "Notre monde... pensai-je" (page 95) : jugement du narrateur à la fin de son récit. L'envers du miroir (évocation du début merveilleuse ; à la fin : "ne croyez pas cette perspective Nevsky").

 

Le Nez

Structure de la nouvelle

Une structure narrative linéaire ; La datation dès les premiers mots donne à cette nouvelle fantastique une coloration de vraisemblance (cette date est en plus symbolique : le 25 mars est le jour de l'Annonciation et c'est une fête religieuse importante en Russie). Autre datation : début du chapitre 3 : le 7 avril. Séparation de la nouvelle en trois parties (ou chapitres) : une introduction et une conclusion encadrant le récit, nettement plus long. Beaucoup de manques dans le récit : certains sont signalés par le narrateur, qui signale son incapacité à savoir la suite ; d'autres sont passés sous silence (exemple : comment le nez se retrouve-t-il dans un petit pain ?). Une structure qui ne tient pas compte non plus de la présence du fantastique, qui le nie même : il ne semble pas étonnant qu'un nez soit confondu avec un être humain ; il n'existe pas un univers "normal" qui s'opposerait à un univers fantastique : les deux se côtoient sans cesse, et sans que le narrateur nous en indique la frontière. Une nouvelle qui se clôt quant à l'histoire elle-même (le nez est retrouvé !), mais le jugement final remet tout en question : une première affirmation : "de nombreuses invraisemblances", mais "Quoi qu'on en dise, ce genre d'événement arrive"...

Éléments de cette nouvelle récurrents dans le recueil

Pétersbourg : les avenues et les rues sont nommées précisément dans cette nouvelle, ainsi que les ponts. Souci de réalisme.

Thème du nez : le corps de cette nouvelle. Autres occurrences : "un bouton qui était apparu la veille sur son nez" (page 104) ; "ces favoris... atteignent tout droit le nez" (page 105) ; "claquer la porte au nez" (page 125) ; "il observa deux militaires dont l'un avait un nez pas plus gros qu'un bouton de gilet" (page 130)

La hiérarchie sociale et les hauts lieux de la société : "je n'ai pas ce titre" page 103) ; "les assesseurs du collège..." (page 104) ; "une place convenable à son rang" (page 105) ; "le rang de conseiller d'état" (page 107) ; "je suis major" (page 108) ; "d'après les boutons de votre tunique..." (page 108) ; page 110 : différents grades ; "j'ai beaucoup de relations" (page 113, 123)

Présence de dieu : "position dévote" (page 107) : ici ce n'est qu'une attitude. Interjections : "à Dieu ne plaise" (page 111) ; "le ciel lui-même l'inspira" (page 111) ; "son nez se trouvait Dieu sait où" (page 113) : "Dieu m'en préserve" (page 113) ; "par la sainteté de dieu" (page 115) ; "mon Dieu, mon Dieu" (page 118). Interjections de la vie courante.

Présence du diable : "le diable seul sait..." (page 101) ; "par tous les diables, c'est dégoûtant !" (page 106) ; "du diable si je sais..." (page 107) ; "le diable a voulu me jouer un tour" (page 114) ; "le diable seul le sait" (page 118) ; "le diable seul pourrait démêler cela" (page 126). Vie courante, certes, mais seul le diable paraît capable de comprendre...

Le fantastique et les éléments merveilleux : "un phénomène inexplicable" (page 106) ; "un événement aussi étrange" (page 107) ; "c'est extrêmement bizarre" (page 115) ; "ce n'est pas vraisemblable qu'un nez disparaisse" (page 118) ; "quelque sorcière" (page 119); "actes de sorcellerie" (page 125) ; "tout le monde était porté sur l'extraordinaire" (page 126). Merveilleux et diabolique s'entremêlent.

Les noms : "pirojki" : allusion au nom d'un des protagonistes de la nouvelle précédente ? (page 106)

Place du narrateur

Absence du narrateur : il ne sait pas ce qu'il advient de ses personnages (page 103 : "on ne sait pas du tout...") ; présence du lecteur : "le lecteur peut maintenant juger par lui-même" (page 105) ; à nouveau, le narrateur ne connaît pas la suite de l'histoire (page 128 : "et l'on ignore totalement ce qui arriva après cela"). Commentaire du narrateur à la fin : "nous en voyons les nombreuses invraisemblances" (page 131). Phrase finale : le narrateur se moque-t-il du lecteur ?

 

Le Portrait

Structure de la nouvelle

La structure de cette nouvelle se rapproche de celle de la première : deux chapitres et deux histoires qui n'ont qu'un lien ténu entre elles, l'existence du portrait et l'histoire d'une transformation de la personnalité (celle du peintre ; celle du père du narrateur). De nombreuses lacunes dans le récit, comme dans Le Nez. Comme dans La Perspective Nevsky, le rêve joue un rôle narratif : ce qui se passe dans le rêve s'inscrit ensuite dans la réalité (présence du rouleau de pièces). Une nouvelle à final ouvert : disparition du portrait vers une autre histoire... ; autre interprétation possible : une hallucination collective, un rêve ???

Éléments de cette nouvelle récurrents dans le recueil

Pétersbourg : noms précis : île (page 140) ; quartier (page 183)

Les noms : Chtchoukine : nom du brochet (un poisson prédateur) en russe ; Tchartkov : "tchour" : le diable, "tchouri" :le sortilège. Potogonkine : "Poton..." : la transpiration. Monsieur Zéro (monsieur Nol, page 160)

Thème du nez : page 135 : "le nez de travers" ; "Pourquoi a-t-il une tache sous le nez" (page 154) ; des détails, mais qui nous renvoient à une autre nouvelle.

Hiérarchie sociale et hauts lieux de la société : "chacun admire à sa façon..." (page 136) ; "des conseillers auliques" (page 184)

Thème du manteau : "son vieux manteau" (page 136). Thème assez peu présent.

Présence de Dieu : "Seigneur, mon Dieu" (page 150) ; "mon Dieu" (page 151) ; "se laissa emporter Dieu sait où" (page 157) ; développement sur l'appât de l'or : cf. les paroles du Christ (page 172) ; "le charme sublime d'un céleste pinceau" (page 173) ; "Dieu, que vit-il ?" (page 173) ; "divine... figure céleste... une pensée descendue du ciel sur l'artiste" (page 174) ; "Dieu !" (page 175) ; "représenter l'ange déchu" (page 175) ; "le ciel en courroux" (page 178) ; "resplendissait d'une divine beauté" (page 186) ; "le bonheur paradisiaque" (page 189) ; "Arrête, pour l'amour de Dieu" (page 197) ; "si Dieu le veut... la bénédiction du ciel est descendue sur ton oeuvre" (page 200) ; "un magnifique vieillard, presque un dieu" (page 201) "une allusion au divin, au paradis" (page 201) "un ange, par la seule innocence de son âme lumineuse est plus haut que toutes les puissances innombrables et les fières passions de Satan" (page 202). Développement assez long sur les rapports entre l'art et Dieu.

Présence du diable : "le diable n'était pas son cousin" (page 157); "la cause de sa perversion" (page 177) ; "le projet le plus infernal... ; le terrible démon..." (page 178) ; "un démon, un vrai démon !" (page 191) ; "l'effroyable usurier" (page 193) ; "il vient s'offrir à faire le diable dans mon tableau" (page 193) ; "mille diables... quelle puissance diabolique" (page 194) ; "présence diabolique" (page 196) ; "un diabolique sentiment d'envie" (page 197) ; "par le diable, il y a en lui quelque chose de bizarre" (page 198) ; "tu nous a fabriqué un diable" (page 198) ; "suggestions démoniaques" (page 199) ; "c'était certainement une manifestation diabolique. je sais, tout le monde nie l'existence du diable" (page 202). Le Diable aussi entretient des rapports avec l'art.

Fantastique et éléments merveilleux : "je ne sais quel sentiment désagréable, qu'il ne comprenait pas lui-même" (page 139) ; "je ne sais quelle lumière diaphane, subtile, équivoque" (page 140) ; "le clair de lune lui avait prêté une vie étrange" (page 145) ; "il y avait malgré tout quelque chose d'étrange" (page 145) ; "cette vie étrange" (page 146) ; "n'était-ce pas une vision ?" (page 151) ; "la toile magique" (page 158) ; "il y a quelque chose d'extraordinaire..." (page 170) ; "l'extraordinaire force du regard" (page 182) ; "on ne sait quel teint incompréhensiblement terrifiant" (page 186) ; "un dégoût tellement étrange, une angoisse tellement incompréhensible" (page 194) ; "une force surnaturelle" (page 195) "une expression surnaturelle" (page 203).

Place du narrateur

Présence du narrateur dans le récit en abyme de la deuxième partie : "je" : "je vous ai présenté" (page185) ; présence par intermédiaire : "mon père" (page 189, 191) ; jugements extérieurs : "pour moi, je préfère" (page 192) ; présence plus directe : "dès que j'eus 9 ans" (page 199 et suivantes)

 

Le Manteau

Structure de la nouvelle

Une histoire unique et un personnage principal unique. Un point de départ facile à identifier : quête d'un manteau ; obstacle (le manque d'argent) : structure narrative traditionnelle. Donc, impression d'un récit linéaire et simple. Mais contraste entre des passages émouvants (Akaki : un nouveau père Goriot) et d'autres franchement clownesques. Contraste également entre le réalisme prédominant dans la majeure partie de la nouvelle et l'intrusion du fantastique à la fin.

Éléments de cette nouvelle récurrents dans le recueil

Pétersbourg

Imprécision de cette nouvelle : pas de nom de rue ni de quartier. Allusion toutefois au climat de Pétersbourg (comme souvent dans le recueil). La perspective Nevski est nommée, mais pour dire que les événements n'ont pas lieu à cet endroit ! (page 229). Toutefois, des noms réapparaissent lorsque la nouvelle prend une tonalité fantastique : pont Kalinkine, rue Kiriouchkine (page 245) ; pont Oboukhov (page 251).

Les noms

Akaki Akakiévitch : prénom et patronyme : "sans malice" (akaki) ; Bachmatchkine : "bachmak" : "chaussure" (sans botte !) ; Yérochkine : "cheveux ébouriffés" ; "Biélobriouchkova" : "ventre blanc".

Hiérarchie sociale et hauts lieux de la société

Liste de services administratifs page 209 ; "chez nous, il faut d'abord et avant tout annoncer son grade" (page 209) ; différence entre commissaire et inspecteur (page 236) ; "tout un chacun se prend pour un chef et le singe" (page 238) ; dans cette page : attitude du supérieur et déférence de l'inférieur ; "la marche à suivre pour les dossiers" (page 241)

Thème du nez

"Des chiquenaudes... à tous les nez" (page 216) ; prise de tabac (page 220) ; "ranimer son nez" (page 246) ; "avec un petit nez légèrement retroussé" (page 247)

Thème traité de manière badine, mais évocation d'autres pages par ces occurrences.

Thème du manteau

Thème central du livre, à partir de la page 217. Le manteau devient une présence féminine (mot féminin en russe) : page 226 ; "enveloppé dans un chaud manteau" (page 248)

Présence de Dieu

"tout ce que Dieu lui envoyait" (page 215) ; "qu'est-ce que Dieu lui enverrait à copier ?" (page 216) ; "Dieu sait où" (page 234, 248). Dieu ou le non-dit, le non-su...

Présence du Diable

"le diable sait quel prix exorbitant" (page 225) ; "il fut sur le point de commettre une faute... il se signa" (page 226) ; "il ricana" (page 229) ; "il ne cessa de ricaner" (page 230) ; "il ricana" (page 231) ; "au point que sa logeuse se signa" (page 243). La présence du diable se fait sentir souvent par le rire.

Fantastique et éléments merveilleux

"tout était assez bizarre" (page 233) ; "qui ressemblaient à un désert effrayant" (page 234) ; "une peur irréfléchie, un mauvais pressentiment" (page 234) ; "il ne cessait d'avoir des apparitions" (page243) "soudain une tournure fantastique" (page 245) ; "une force surnaturelle" (page248) ; "fonctionnaire-cadavre" et "spectre" à la fin de la nouvelle. Le fantastique prend toute son ampleur à la fin de la nouvelle.

Place du narrateur

Complicité avec le lecteur : "on peut assurer..." (page 210) ; "si la mémoire ne m'abuse" (page 210) ; "Nous avons offert au lecteur" (page 211)

Justification des choix du narrateur ; Prétérition : "on ne devrait pas dire grand chose de ce tailleur..." (page 217) ; "le lecteur doit savoir" (page 225) ; "une histoire parfaitement véridique" (page 246)

Focalisation externe : "on ne sait guère de choses sur elle..." (page 218) ; "nous sommes incapables..." (page 230) ; "il est impossible..." (page 232) ; "j'avoue que..." (page 244)

 

Journal d'un fou

Structure de la nouvelle

Structure classique du journal : apparence autobiographique ; éléments décousus, au fil des jours ; mais le calendrier, d'abord vraisemblable, devient délirant par la suite (à partir du moment où il se dit roi d'Espagne). Mention dès le titre du terme "fou" : une lecture volontairement orientée par Gogol lui-même. Temps de base : présent : celui de l'écriture du journal intime par le fou.

Éléments de cette nouvelle récurrents dans le recueil

Pétersbourg

page 258 : noms de rues déjà mentionnées dans La perspective Nevsky ; rue Mechtchanskaïa (page 266) ; rue Gorokhovaïa (page 279) ; perspective Nevsky (page 280).

Les noms

Zvzekov : un nom d'animal ; Popritchine, page 284 : "popritché" : carrière.

Thème du nez

"la coquine a failli m'arracher le nez avec ses dents" (page 266) ; "je leur crache au nez" (page 274) ; "obligé de se boucher le nez... nous ne pouvons pas voir nos nez" (page 280) ; "moudre tous nos nez" (page 281) ; "quand l'Anglais prise, la France éternue" (page 284) "une bosse sous le nez" (page 286). Occurrences légères, mais assez nombreuses dans cette nouvelle.

Thème du manteau

"un manteau de castor" (page 256); description d'un manteau (page 257) ; "un manteau royal" (page 280) ; "le manteau est parfaitement prêt..." (page 280). Thème utilisé ici pour des manteaux particulièrement riches.

Hiérarchie sociale et hauts lieux de la société

noms de différents grades pages 255-256 ; "notre directeur" (page 259) ; répétition du terme "haut-fonctionnaire" (page 273-274) ; "gentilhomme de la chambre (page 274) ; autres titres et hiérarchie sociale page 274 ; le thème du roi d'Espagne à partir de la page 275

Présence de Dieu

"Seigneur mon Dieu" (page 255) ; "avec l'aide de Dieu" (page 260) ; "des miracles... un paradis" (page 264). Dieu est beaucoup moins évoqué que le Diable.

Présence du Diable

"le vieux diable grisonnant" (page 255) ; "par tous les diables" (page 257, 273) ; "le diable m'emporte" (page 260) ; "le diable l'emporte" (page 262, 273) ; "du diable si ma langue m'obéit" (page 264) ; "au Diable !" (page 271) ; "le Diable les emporte" (page 277) ; "la femme est amoureuse du Diable...elle n'aime que le diable... elle regarde le diable" (page 279) ; "le diable seul sait ce qu'il y avait" (page 280). De nombreuses interjections au début, mais personnification grandissante vers la fin (les liens entre la femme et le diable).

Fantastique et éléments merveilleux

Aucun élément précis : la folie explique tout pour le lecteur ; quant au narrateur, ses définitions d"étrange" ou de "clair" sont à l'inverse des nôtres.

Place du narrateur

Seule nouvelle entièrement à la première personne du singulier ; ni distance par rapport au texte, ni point de vue d'autres personnages mis à part la correspondance entre les chiens : à ce moment, le narrateur se livre à des commentaires comme dans les autres nouvelles, mais sur un sujet qui renvoie le lecteur à sa folie.

 

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