LE JACKPOT {Roman ‚crit pendant l'ann‚e scolaire 1994-1995 par la classe de 6eB. Boubaker ABIDAR Daoued DEGACHE Laetitia FORFER Zougane HAFFEZ Mohamed MEDJAHED Arminda VILA-VERDE (avec des dessins de Luis Espinosa)} ÷ÝCHAPITRE I - Tiens, dit ø#jimmy, pourquoi n'inviterions-nous pas ø#morgane et ø#priscilla … venir pique-niquer demain ? Comme cela je ferai connaissance avec ø#morgane dont tu me dis toujours si grand bien. - D'accord, r‚pond ø#robby, je vais le leur proposer tout de suite. Justement, tout en tricotant, ø#priscilla et ø#morgane, … quelques pas de l…, r‚fl‚chissaient au moyen de pr‚senter ø#morgane … ø#jimmy, quand soudain quelqu'un frappa … la porte de la ferme : c'‚tait ø#robby. - Bonjour ! Je venais seulement pour vous inviter, ø#morgane et toi, … pique-niquer avec mon ami ø#jimmy et moi-mˆme. - Qu'en penses-tu ø#morgane ? demanda ø#priscilla en se retournant. - Heu... oui pourquoi pas, balbutia ø#morgane rouge de confusion. - C'est d'accord. Venez nous chercher demain … 11 h. ø#robby une fois parti, les filles sautŠrent de joie. "Eh bien, dis donc, quelle co‹ncidence ! Ils ont trouv‚ plus vite que nous la solution..." Le pique-nique ayant ‚t‚ achev‚ par un merveilleux dessert, ø#robby et ø#priscilla d‚cidŠrent d'aller se promener dans les bois. ø#jimmy et ø#morgane restŠrent seuls. ø#jimmy s'approcha de ø#morgane : "Eh... tu sais... je..." Il lƒcha enfin le morceau: "Je t'aime et je veux t'‚pouser." ø#morgane fit tomber la pile d'assiettes qu'elle tenait et, toute ‚mue lui sauta au cou : "Moi aussi, je veux ˆtre ta femme" Le soir venu, ø#jimmy, rentrant chez lui, trouva son pŠre sur le seuil de la porte. - O— ‚tais-tu cet aprŠs-midi ? - Avec ø#robby. - Tu mens : je t'ai vu avec ø#morgane et tu sais bien que c'est la fille d'ø#hector, l'ennemi jur‚ de notre famille. - Je le sais mais je l'aime et je veux l'‚pouser. - Non ! Jamais tu ne l'‚pouseras : tu es mon fils et c'est moi qui d‚cide. - Si c'est ‡a je pars. - Si tu pars, tu ne remettras plus les pieds ici. ø#jimmy, en colŠre court chercher ses affaires, prend son sac, pense soudain au revolver qui se trouve dans la chambre de son pŠre. "On ne sait jamais ce qui peut arriver", se dit-il. Puis il partit demander … ses amis s'ils voulaient venir avec lui.æ ÷ÝCHAPITRE II "#‡a fait deux jours qu'on n'a rien mang‚", grogna ø#priscilla. Tout en marchant ils aper‡urent une ‚picerie. "Si on allait demander … l'‚picier de nous donner un petit truc … grignoter", proposa ø#robby. Tˆte basse, ø#morgane supplia : "S'il vous plaŒt, ‡a fait deux jours que nous n'avons pas mang‚. Auriez-vous la gentillesse de nous offrir quelques gƒteaux chacun ?" Sans h‚siter, l'‚picier prit son balai et les chassa de l'‚picerie en hurlant : "Sortez d'ici sales voyous !" Fous de colŠre, les quatre jeunes quittŠrent la rue : "Ce salaud d'‚picier ! On va lui faire la peau ce soir … la fermeture." Assez content de sa journ‚e, l'‚picier ‚tait en train de v‚rifier sa caisse. Soudain, il entendit tinter la cloche de la porte d'entr‚e. "C'est ferm‚ !" cria-t-il. Il leva la tˆte et vit quatre ombres se profiler dans le cr‚puscule. L'une des quatre ombres s'avan‡a, un objet … la main et tira d'un coup sec... M. ø#walter promenait son chien comme d'habitude dans la rue tranquille, quand il entendit un coup de feu … une centaine de mŠtres. Il courut en direction de l'‚picerie, accompagn‚ de son chien, trŠs excit‚, qui aboyait. Il eut le temps d'apercevoir quatre jeunes en fuite qui se retournŠrent et dont les visages furent ‚clair‚s par le r‚verbŠre. Entr‚ dans l'‚picerie, M. ø#walter d‚couvrit un corps ensanglant‚. Boulevers‚, il appela la police... "C'est... affreux, venez au 21 {Robert Drives street}... Ils ont assassin‚ un homme, vite ! d‚pˆchez-vous !" Dix minutes plus tard, deux voitures de police et une ambulance ‚taient sur les lieux. Une fois le corps emmen‚ par l'ambulance, l'inspecteur posa quelques questions … M. ø#walter encore sous le choc qui d‚crivit les visages des quatre jeunes. Le lendemain, un avis de recherche avec des portraits robots ‚tait placard‚ sur tous les murs de la ville.æ ÷ÝCHAPITRE III - J'ai rep‚r‚ une armurerie … l'entr‚e de la ville annon‡a ø#priscilla. Ce n'est pas trŠs loin de l'h“tel o— nous sommes arriv‚s hier soir. - Allons-y demain midi, le temps de nous reposer cette nuit. - S'il faut y aller en plein jour, il faudra penser … mettre des cagoules, proposa ø#priscilla. - Non ! s'exclama ø#jimmy, ce ne serait pas assez discret, en plein jour, avec des cagoules. - J'en ai assez de discuter ; on verra ‡a plus tard. Il fait chaud, je vais prendre l'air. ø#robby ouvrit la fenˆtre : "Quel beau paysage..." Un instant plus tard : - Venez vite, chuchota-t-il. - Qu'y a-t-il ø#robby ? - Venez voir. - Mon Dieu, qu'allons-nous faire ? Nous sommes encercl‚s. ø#jimmy alla au fond de la chambre pour voir s'il n'y avait pas d'autre issue et aper‡ut tout … coup une corde laiss‚e sans doute par des ouvriers. Il prit la corde et appela les autres : "Venez vite, j'ai une id‚e : on va passer dans la cour par le cabinet de toilette." Une fois arriv‚s dans la cour de l'h“tel, il remarqua un plan du sous-sol de l'immeuble, coll‚ derriŠre une vitre. ø#priscilla prit dans son sac le pistolet pour r‚cup‚rer le plan, et les trois autres s'approchŠrent pour l'examiner de plus prŠs. "Regarde", chuchota ø#morgane … ø#priscilla en lui montrant discrŠtement le mur o— trois ombres se dessinaient. Sans r‚fl‚chir, elle tira quelques coups de feu : trois policiers s'‚croulŠrent sur le sol. "Vite vite ! Prenons leurs armes et trouvons la cave." Il s'engouffrŠrent dans la cave obscure. "Attendez ! J'ai trouv‚ quelque chose, ‡a doit ˆtre une lanterne. Passe-moi les allumettes, ø#morgane." ø#robby gratta une allumette et alluma la lanterne. - Regardez, dit ø#morgane, une bouche d'‚gout ! - Allons-y, ordonna ø#robby. Quelle odeur insupportable ! - Essayons de sortir … la prochaine bouche d'‚gout, fit ø#jimmy. Il y a de tout l…-dedans : des rats, des araign‚es... ø#robby monta les ‚chelons et souleva tout doucement la plaque d'‚gout. "Mince ! chuchota-t-il, on est juste derriŠre l'h“tel." Au bout d'une marche inutile, ils ‚taient arriv‚s … environ cinquante mŠtres des policiers. ø#robby referma d‚licatement la plaque d'‚gout, descendit et expliqua ce qu'il avait vu … ses amis. - Sortons … la prochaine bouche d'‚gout. - Pas question. Je ne pourrai pas supporter de rester plus longtemps. - Mais r‚fl‚chis, c'est trop risqu‚ ! - Mais non il faut sortir le plus vite possible mais sans faire le moindre bruit. J'ai rep‚r‚ une voiture de police prŠs d'ici. Nous n'avons qu'… la prendre. AprŠs quelques h‚sitations, ils sortirent un par un et filŠrent tous vers la voiture. ø#jimmy mit le contact et en mˆme temps que la voiture d‚marra, la sirŠne de la voiture se mit … crier. Surpris, les policiers se mirent … tirer sur la voiture mais sans succŠs. "Ouais ! on les a bien eus !"æ ÷ÝCHAPITRE IV Une fois tout danger ‚cart‚, ø#jimmy arrˆta la voiture … la sortie de la ville et montra une ø#buick : "Il faut que nous changions de voiture, car celle-ci est trop voyante. L'autre est plus r‚sistante et elle est plus discrŠte". Avant de quitter la voiture de police, ils v‚rifiŠrent s'il n'y avait rien d'int‚ressant. Ils trouvŠrent simplement un pied-de-biche. "#‡a peut toujours servir" se dirent-t-ils. "J'ai faim !" s'exclama ø#morgane. Au mˆme moment, ø#robby demanda … ø#jimmy de s'arrˆter … la prochaine station-service car il n'y avait presque plus d'essence. Quand ils eurent rempli le r‚servoir et bien mang‚, ø#priscilla et ø#morgane comptŠrent l'argent qui leur restait. Elles s'adressŠrent aux gar‡ons : - Nous avons 300 $, c'est suffisant pour quelque temps mais il nous manque des armes. - O— se trouve l'armurerie dont tu nous as parl‚ quand nous ‚tions dans l'h“tel ? demanda ø#robby … ø#priscilla. - Elle se trouve … quelques kilomŠtres d'ici, juste … la sortie de la ville. Une fois arriv‚s sur les lieux, ils virent que le coin ‚tait d‚sert. Ils attendirent la fermeture du magasin et le d‚part du propri‚taire. Quelques minutes plus tard, ø#morgane et ø#jimmy allŠrent chercher le pied-de-biche, ils se dirigŠrent vers la porte de derriŠre de l'armurerie pour la forcer, pendant que les autres surveillaient les alentours. Sans plus attendre, ils revinrent … la voiture les bras charg‚s d'armes et de munitions emball‚es dans un sac. Ils d‚posŠrent le sac dans le coffre et les quatre partirent en destination de la ø#Louisiane... M. ø#edwards qui habitait au 23 Robert Drives ø#street, et qui allait voir sa soeur pour fˆter son anniversaire avait lou‚ une chambre d'h“tel juste en face de l'armurerie. Avec ses jumelles, il avait vu toute la scŠne et avait reconnu les quatre individus qui figuraient sur l'avis de recherche. Il t‚l‚phona … la police pour signaler le vol. Une fois la police arriv‚e, Monsieur ø#edwards raconta qu'il avait reconnu les quatre jeunes recherch‚s dans la ville de ø#Columbia, o— ils avaient tu‚ un ‚picier. Le sergent ø#chabert demanda par radio qu'on v‚rifie le dossier concernant le crime de ø#Columbia. En effet, tout ‚tait vrai. Alors le quartier g‚n‚ral diffusa l'avis de recherche dans tous les ‚tats voisins.æ ÷ÝCHAPITRE V Trois jours plus tard, ø#jimmy, ø#morgane et leurs copains d‚couvrirent une vieille ferme abandonn‚e et ils d‚cidŠrent d'y passer la nuit. "Garons la voiture dans la grange et emportons les armes avec nous." Pendant ce temps, dans la ferme d'… c“t‚, les habitants avaient vu quatre individus s'introduire dans la maison abandonn‚e. Ils s'approchŠrent discrŠtement, regardŠrent par la fenˆtre et aper‡urent une panoplie d'armes ; en tournant l‚gŠrement la tˆte, ils virent les quatre jeunes en train de manger. Toujours aussi discrets, ils rentrŠrent chez eux pour appeler la police. "All“, la police... ? C'est pour l'avis de recherche : nous sommes s–rs d'avoir vu les quatre criminels en question... en ø#Louisiane dans une vieille ferme abandonn‚e... Ils sont en train de manger et nous avons vu beaucoup d'armes... Est-ce que nous toucherons vraiment la prime de 750 dollars ?... D‚pˆchez-vous avant qu'ils ne partent ! Le jour va tomber !" Quelque temps aprŠs, ø#jimmy inquiet d'entendre des bruits de voitures regarda par la fenˆtre. Ils ‚taient pour la seconde fois pris au piŠge par la police. En prenant les armes, ils coururent dans la grange pour essayer de s'‚chapper, quand tout … coup, ø#morgane buta sur une plaque de fer recouverte par de la paille. ø#priscilla se retourna : - Qu'est-ce qui t'arrive ? - J'ai but‚ contre quelque chose de dur. - Laisse, je vais regarder... J'ai une id‚e : si on essayait d'accrocher la plaque sur le pare-choc-avant de la voiture ? Comme ‡a nous pourrions foncer dans la porte et nous enfuir sans crainte. Les filles rangŠrent les armes sur le siŠge arriŠre de la voiture et donnŠrent une mitraillette … ø#robby qui s'installa devant avec ø#jimmy. ø#jimmy mit le contact et acc‚l‚ra en criant : "Baissez-vous !" La porte de la grange vola en ‚clats. Les policiers surpris n'eurent pas le temps de r‚agir et virent seulement la voiture foncer droit sur eux. ø#robby tira quelques rafales dans leur direction et la voiture disparut dans la nuit. Quelques kilomŠtres plus loin, ils s'arrˆtŠrent en pleine campagne pour “ter la plaque de fer et partirent pour le ø#missouri.æ ÷ÝCHAPITRE VI - O— sommes-nous ? demanda ø#priscilla en se r‚veillant. - Nous arrivons … {Saint-Louis}, r‚pondit ø#robby. - Trouvons un h“tel pour y passer la nuit... Oh ! Regardez l…-bas ! - Quoi, quoi ? - Arrˆte-toi : j'ai cru voir quelque chose... ø#morgane sortit de la voiture et alla chercher un papier qui ‚tait coll‚ sur le mur. Elle le tendit aux autres. - 1 500 $ ! On vaut si cher ! Quel bel avis de recherche ! Mais ce n'est pas assez... - #‡a ne va pas ! T'es fou ! Et si on se fait prendre ? - Trop tard, aprŠs tout ce qu'on a fait ! On ne peut plus reculer et on ne va pas se laisser prendre comme €a, r‚pliqua ø#jimmy … ø#robby. - Ne vous disputez pas, intervint ø#morgane. On ‚tait d'accord au d‚but pour partir et pour ‡a il nous faut de l'argent. - Elle a raison, ø#priscilla, mais o— allons-nous trouver de l'argent ? Comme tous les jeudis … 13 h, le convoyeur apportait des fonds … la banque. Une dizaine de clients attendaient leur tour au guichet. Ils virent une voiture rouge s'arrˆter devant la banque et trois jeunes gens vˆtus d'imperm‚ables et de chapeaux y entrŠrent. "Tous … terre ! Ne bougez plus ! Tout se passera bien si vous ne faites pas de gestes brusques." ø#jimmy et ø#morgane braquŠrent leurs armes sur le caissier et lui ordonnŠrent d'aller ouvrir le coffre tandis que ø#priscilla surveillait les otages et gardait l'entr‚e. ø#robby qui ‚tait rest‚ dans la voiture, klaxonna pour signaler du danger. ø#priscilla appela ses amis qui ne l'entendirent pas : elle s'enfuit. AprŠs avoir pris l'argent, ø#jimmy et ø#morgane revinrent dans le hall de la banque o— les policiers les attendaient. Ils s'arrˆtŠrent net, lƒchŠrent le sac plein de billets et levŠrent les mains en l'air devant les pistolets. Une fois dans le fourgon qui les emmenait menottes aux poings vers la prison, ø#morgane demanda … ø#jimmy : - Crois-tu qu'ils vont nous laisser tomber ? - Ne t'inquiŠte pas : ils vont venir nous sauver.æ ÷ÝCHAPITRE VII - On ne va pas les laisser tomber ! s'exclama ø#priscilla. Ce sont nos meilleurs amis. Il faut trŠs vite trouver une solution. - J'ai une id‚e ! On n'a qu'… retrouver une plaque de fer et refaire le mˆme coup que dans la grange. - Non c'est impossible : la prison est trop surveill‚e. J'ai une meilleure id‚e : on devrait entrer en contact avec des malfaiteurs de la mˆme prison que ø#jimmy et ø#morgane pour faire diversion : pendant qu'ils seront en train de manger... - Tu crois qu'on va les laisser sortir comme ‡a ? C'est n'importe quoi, ton id‚e. J'en ai une bien mieux que la tienne : achetons le juge qui va les juger. - On ne connaŒt mˆme pas son nom. O— veux-tu aller le trouver ? - Toi qui es si intelligente, trouve-nous une superbe id‚e, s'‚nerva ø#robby. - Il nous reste une seule solution : faire irruption arm‚s dans le tribunal ! - Laisse tomber : on ne trouvera jamais et on s'‚nerve trop. Je vais acheter le journal pour me changer les id‚es. - Et moi, je vais acheter de quoi manger : on r‚fl‚chira mieux le ventre plein. En revenant des courses, ø#priscilla vit ø#robby qui ‚tait devant son journal. Elle s'approcha et lut les lignes suivantes : Deux des quatre criminels recherch‚s depuis longtemps par la police ont ‚t‚ arrˆt‚s alors qu'ils cambriolaient la banque centrale de {Saint-Louis}. Le procŠs aura lieu le lundi 24 mars … 13 h 30. Les jeunes gens risquent la peine de mort et paieront ainsi pour toutes les vies qu'ils ont supprim‚es. - J'ai trouv‚ un moyen de les tirer de l…. - Super ! lequel ø#robby ? - Approche... Huit jours plus tard, le fourgon qui emmenait les prisonniers … leur procŠs quittait la prison et se dirigeait vers {Saint-Louis}. Georges conduisait rapidement sur une route tranquille et d‚gag‚e. Mais … mi-chemin, la chauss‚e se r‚tr‚cit et devint caillouteuse. Donc il ralentit. Son co‚quipier, ø#gary, ‚tait de plus en plus inquiet de rouler sur une route si ‚troite et regardait de tous c“t‚s. - Eh, Georges ! Tu ne trouves pas qu'ils s'agitent beaucoup derriŠre ? - Arrˆte de t'inqui‚ter pour rien. Ils ne vont pas s'enfuir... ø#gary, pour ˆtre s–r qu'il n'y avait pas de danger, se retourna et vit les deux prisonniers en train de faire des signes … l'ext‚rieur. Affol‚, il demanda … Georges de regarder dans le r‚troviseur : celui-ci eut juste le temps d'apercevoir une voiture rouge qui les doubla pr‚cipitamment en roulant sur le bas-c“t‚. Georges freina d'un coup sec et les occupants de la voiture tirŠrent dans les pneus du fourgon. Les conducteurs du fourgon d‚gainŠrent et tirŠrent tous deux en mˆme temps. ø#robby et ø#priscilla - car c'‚taient eux - r‚pondirent par une rafale de mitraillettes et tuŠrent les deux hommes. Sans perdre de temps, ø#robby courut vers l'arriŠre du fourgon, cria … ses amis de s'‚carter de la porte et tira sur la serrure. ø#jimmy et ø#morgane, heureux d'ˆtre enfin libres, sautŠrent au cou de leurs camarades et tous les quatre se d‚pˆchŠrent de s'enfuir.æ ÷ÝCHAPITRE VIII Six mois s'‚coulŠrent... Pendant que les filles se baignaient dans le lac, les gar‡ons consolidaient la cabane qu'ils avaient d‚couverte au milieu des bois. C'‚tait une ancienne cabane de pˆcheur, assez petite mais confortablement con‡ue. La plus petite piŠce, qui devait servir de chambre, ‚tait en assez bon ‚tat : il restait un lit cass‚ et un tableau suspendu au mur, repr‚sentant le lac et la cabane. En ouvrant la porte, on entrait dans une piŠce plus vaste, am‚nag‚e en salle commune : on trouvait de la vaisselle ‚br‚ch‚e sur des ‚tagŠres et au centre de la piŠce une table bancale. La derniŠre piŠce, contigu‰ … la pr‚c‚dente, comportait un ‚vier dont la canalisation ‚tait endommag‚e : ce devait ˆtre la cuisine. - Tu ne trouves pas qu'on est bien ici ? demanda ø#priscilla … ø#morgane en se s‚chant au soleil. - Tu as raison : cet endroit est magnifique, j'aimerais bien y rester toute ma vie avec ø#jimmy et vous deux. J'aimerais mˆme l'‚pouser et avoir des enfants avec lui, et toi ø#priscilla, est-ce que tu y a pens‚ avec ø#robby ? - Mais... c'est impossible, soupira ø#priscilla. - Pourquoi ? - Parce qu'on ne peut pas se montrer, ni … l'‚glise ni … la mairie, dans ce pays. Pendant ce temps les gar‡ons achevaient de r‚parer la toiture. - Ah ! J'ai plein d'ampoules, je suis ext‚nu‚ ! s'‚cria ø#robby en s'‚tirant. - Moi aussi. Il faudrait penser … acheter des outils pour moins se fatiguer. - Mais avec quoi ? Tu sais bien que nous n'avons plus d'argent. - Il faut qu'on en parle avec les filles, r‚pondit ø#jimmy. Pendant le dŒner, nous leur expliquerons le problŠme. - Quel beau coucher de soleil, murmura ø#morgane. - N'attendons pas le dŒner pour demander l'avis aux filles, chuchota ø#jimmy … ø#robby. - D'accord, dit ø#jimmy - De quoi parlez-vous ? interrompit ø#morgane - Et bien... c'est … propos de notre argent. On a besoin d'outils mais on n'a presque plus d'argent. - Comment allons-nous faire ? - Il faut partir en trouver. - Il ne reste plus beaucoup d'essence. - On verra bien, on trouvera bien une id‚e en route. Le lendemain, vers huit heures, ils prirent la route en direction de ø#jefferson ø#city, soucieux seulement de trouver de l'argent. Ils n'aper‡urent pas une petite voiture noire dissimul‚e derriŠre un bosquet qui d‚marra derriŠre eux.æ ÷ÝCHAPITRE IX AprŠs avoir roul‚ trois quarts d'heure, ils aper‡urent une station-service. Ils s'arrˆtŠrent pour faire le plein. ø#robby descendit de la voiture pour aller chercher le pompiste qui ‚tait en train de lire son journal. Il ‚tait vˆtu d'un bleu de travail, sali par la graisse, et coiff‚ d'une casquette rouge. - S'il vous plaŒt, pouvez-vous mettre en route la pompe … essence ? - Oui, oui j'arrive ! r‚pondit ø#all. Je ne vous ai jamais vus ici auparavant : d'o— venez-vous ? demanda-t-il tout en les servant. - On vient du {Nouveau Mexique} et nous sommes ici en vacances. - Avez-vous entendu parler des deux gar‡ons et des deux filles qui ont commis des crimes ? Si je me souviens bien, ‡a a commenc‚ en ø#caroline du sud. Avec un ‚picier. - Bon ! On ne va pas s'‚terniser ici, interrompit ø#jimmy, sors l'argent ø#robby. - Il manque 10 $ ! s'exclama ø#all en comptant les billets. - Attendez, r‚pondit ø#jimmy : je vais vous les chercher. Ce que le pompiste n'avait pas vu, c'est que ø#morgane s'‚tait gliss‚e derriŠre lui avec un fusil … la main. D'un coup de crosse, elle le frappa … la nuque et ø#all tomba raide mort aux pieds de ø#jimmy. ø#morgane ordonna … ø#jimmy : "Cours chercher la caisse avec ø#priscilla ; moi je m'occupe de trouver des bidons d'essence, et toi ø#robby, va cacher le corps." Chacun ayant accompli sa tƒche, ils revinrent … la voiture. A cause de ce nouveau meurtre, ils devaient quitter la r‚gion le plus vite possible. Alors, ils allŠrent rechercher leurs affaires dans la cabane et s'enfuirent. Il y avait toujours une petite voiture noire qui les suivait discrŠtement, mais ils s'en aper‡urent pas.æ ÷ÝCHAPITRE X - Il ne faut pas seulement quitter la r‚gion, d‚clara ø#robby. Il faut aussi quitter le pays. - Mais o— aller ? - Je sais ! s'exclame ø#priscilla. J'ai une tante qui habite en Australie, et je pense qu'elle nous h‚bergera sans problŠme. Partons pour San ø#diego, c'est l…-bas que ma tante a pris le bateau en direction de ø#sydney, la derniŠre fois qu'elle est venue. Quelques jours plus tard, ils roulaient tranquillement en pleine campagne, quand ils aper‡urent un panache de fum‚e noire qui s'‚levait au loin. En s'approchant, ils virent des flammes et entendirent quelques cris : c'‚tait un incendie de forˆt. Ils laissŠrent la voiture au bord de la route et se pr‚cipitŠrent en direction des cris pour essayer de sauver les personnes qui criaient, et ne sachant pas trop o— elles se trouvaient, ils se partagŠrent en deux groupes. ø#priscilla et ø#morgane d‚couvrirent un enfant … genoux devant deux corps inanim‚s, et qui ‚tait en larmes. Les flammes entouraient presque l'enfant quand ø#morgane s'‚lan‡a, l'attrapa hors de danger. ø#priscilla prit l'enfant dans ses bras pour le consoler, tandis que ø#morgane allait chercher ø#jimmy et ø#robby. - Comment t'appelles-tu ? - ø#micka‰l, b‚gaya l'enfant. - Quel ƒge as-tu ? - J'ai six ans et demi. - Que fais-tu l… ? - Je me promenais avec papa et maman quand le feu est arriv‚, on n'a pas eu le temps de partir. Il faut chercher papa et maman. Ils sont rest‚s allong‚s l…-bas. - Ton papa et ta maman sont partis. Ils m'ont fait signe de te prendre avec nous. L'enfant la regarda tristement. Et quelques larmes glissŠrent sur ses joues. ø#morgane, ø#jimmy et ø#robby arrivŠrent, aper‡urent l'enfant dans les bras de ø#priscilla. ø#jimmy demanda qui ‚tait cet enfant mais n'accepta pas de le prendre avec eux, parce qu'il pouvait les gˆner et par peur qu'il se fasse tuer. Les trois essayŠrent de convaincre qu'ils ne pouvaient pas l'abandonner ainsi. Et ø#jimmy finit par accepter. Les quatre aventuriers partirent en direction de San ø#diego avec un membre de plus... Toujours suivis, sans le savoir, par une discrŠte petite voiture noire.æ ÷ÝCHAPITRE XI - #‡a y est ! J'ai les billets : en route pour la libert‚ ! - G‚nial ø#robby ! quel jour et … quelle heure embarquons-nous ? - Cet aprŠs-midi … 15 h 30. - Qu'est-ce qui te plairait, ø#micka‰l, pour faire tes adieux … l'Am‚rique ? - Une ‚norme glace avec beaucoup de chantilly. - Nous aussi, on voudrait une glace. Allons nous-en tous d‚guster les derniŠres glaces am‚ricaines. A 15 h 15, ils ‚taient d‚j… tous install‚s dans leurs cabines. Celle des filles ‚tait beaucoup plus grande que celle des gar‡ons, car ø#micka‰l dormait avec elles. Ayant peur de se faire remarquer, ils ne montŠrent pas sur le pont au moment du d‚part, comme le font la majorit‚ des passagers. ø#robby descendit dans la cale du navire rechercher le sac de ø#priscilla et v‚rifier si la voiture ‚tait bien ferm‚e. A c“t‚, il remarqua une petite voiture noire qui lui paraissait louche et il se demanda pourquoi. AprŠs ˆtre remont‚ dans la cabine o— ‚tait ø#jimmy, il semblait inquiet mais resta muet. Le soir mˆme, ø#jimmy le questionna : - Qu'est-ce qui t'est arriv‚ ? Pourquoi es-tu rest‚ muet ? - Je ne voulais pas inqui‚ter les filles mais en descendant dans la cale tout … l'heure, j'ai vu une petite voiture noire qui m'a sembl‚ familiŠre : je crois que je l'ai d‚j… vue, quand nous sommes partis de la cabane et il faudra faire attention car ‡a peut ˆtre un membre de la police. - Tu t'inquiŠtes trop : si c'‚tait quelqu'un de la police, il nous aurait arrˆt‚s depuis longtemps ! Couche-toi et n'y pense plus. Quatre jours passŠrent et tout se d‚roula bien, … tel point que ø#robby oublia l'histoire de la voiture noire. ø#jimmy et ø#morgane passŠrent toutes leurs journ‚es dans leur cabine pendant que ø#micka‰l se promenait sur le bateau avec ø#priscilla et ø#robby.æ ÷ÝCHAPITRE XII ø#micka‰l, qui passait ses journ‚es … ne rien faire, commen‡ait … trouver le temps long. - Tu veux jouer avec moi ? demanda-t-il … ø#robby - D'accord, mais pas longtemps. - Je veux jouer … chat, et c'est toi qui m'attrapes. - D'accord, j'arrive, mais dix minutes, pas plus. J'ai autre chose … faire de plus important. ø#micka‰l partit en courant et ø#robby compta jusqu'… dix pour lui laisser un peu d'avance, puis il se lan‡a … sa poursuite. Il aper‡ut l'enfant au loin, en train de se diriger vers un matelot et une dame qui regardaient la mer. ø#micka‰l se retourna en courant pour voir si ø#robby approchait et bouscula le matelot : l'enfant tomba et un objet tomba ‚galement de la poche du matelot. ø#robby le vit se relever et revenir en courant vers lui : - Regarde ce que j'ai trouv‚, chuchota ø#micka‰l. - Donne-le moi. Je vais regarder ‡a dans ma cabine. Arriv‚ dans la cabine, ø#robby sortit l'objet qu'il avait mis dans sa poche : c'‚tait un portefeuille en cuir noir o— il trouva quelques dollars, les papiers d'une voiture immatricul‚e dans l'Etat du ø#missouri, une carte d'identit‚ et une feuille pli‚e en quatre. ø#robby la d‚plia et n'en crut pas ses yeux : sur ce papier, ‚taient reproduits leurs quatre portraits et, entour‚ en rouge, le montant de la prime. Soudain, ø#jimmy entra tout joyeux : - C'est super ! ø#morgane et moi... Eh bien, que se passe-t-il ? Pourquoi faites-vous cette tˆte-l… ? - Ce n'est pas si super que cela ! - Qu'est-ce qu'il y a ? - Regarde ce que ø#micka‰l a ramass‚. ø#jimmy devint tout pƒle. - O— as-tu trouv‚ €a, ø#micka‰l ? - J'ai bouscul‚ sans le faire exprŠs un marin et c'est tomb‚ de sa poche. - Attendez un instant ! s'exclama ø#robby. Je vais aller v‚rifier quelque chose. Quelques minutes plus tard il revient l'air trŠs inquiet. - J'avais raison l'autre soir, quand je t'ai dit que la voiture noire me semblait louche: c'est le mˆme num‚ro d'immatriculation que celui des papiers. - Il faut absolument pr‚venir les filles. Ils discutŠrent tous les quatre pendant toute la nuit tandis que ø#micka‰l dormait tranquillement.æ ÷ÝCHAPITRE XIII Le lendemain, pendant que la plupart des passagers dŒnaient, le matelot Hugo lavait le pont comme tous les soirs. La soir‚e ‚tait calme, la mer ber‡ait le navire. - Mon Dieu ! Tout ce que je pourrai faire avec les 1 500 $... Monter une grande entreprise, acheter une maison... Demain je pr‚viendrai le capitaine. Il se retourna soudain parce qu'il avait entendu un bruit de pas. Il aper‡ut un homme de dos, qui regardait la mer. - La nuit est fraŒche, dit Hugo pour entamer la discussion. L'homme s'avan‡a et son visage s'‚claira … la lumiŠre de la lune. Hugo prit peur parce qu'il avait reconnu ø#robby, lƒcha son balai et courut vers la salle … manger mais ø#jimmy surgit de l'ombre pour lui barrer le chemin. ø#robby le saisit par le cou, lui enfon‡a un chiffon dans la bouche pour l'empˆcher de crier, le mit … terre et l'immobilisa ; ø#jimmy l'‚gorgea... Pendant que les gar‡ons jetaient le corps … la mer, leurs amies effa‡aient toute trace qui pourrait les compromettre. Contrairement … son habitude, l'inspecteur ø#zouber, qui avait des problŠmes digestifs, n'‚tait pas all‚ dŒner et admirait le clair de lune par le hublot de sa cabine. Tout … coup, il vit deux silhouettes jeter un corps par-dessus bord et distingua ensuite nettement les visages de ø#jimmy et ø#robby … la clart‚ de la lune. Il se pr‚cipita chez le capitaine pour lui raconter ce qu'il avait vu. Il d‚crivit trŠs pr‚cis‚ment les deux meurtriers, et le capitaine et lui d‚cidŠrent d'avertir la police d'Australie. Ils observŠrent tous les passagers pour identifier les assassins avant l'arriv‚e au port de ø#sydney qui aurait lieu trois jours plus tard.æ ÷ÝCHAPITRE XIV Le bateau arriva … ø#sydney … 9 h pr‚cises. Toutes les voitures sortirent de la cale mais il en resta une : la fameuse petite voiture noire du d‚funt chasseur de primes. Tout heureux, les cinq se dirigŠrent vers la douane, sans craindre de montrer leurs visages aux douaniers et leurs papiers, parce qu'ils n'‚taient pas connus dans ce pays si lointain. ø#jimmy et ø#morgane descendirent les premiers de la voiture pour accomplir les formalit‚s, tandis que ø#robby et ø#priscilla pr‚paraient leurs papiers et cachaient ø#micka‰l sous des couvertures dans la voiture car, il n'avait pas de papiers. Tout … coup, il virent s'avancer vers eux une dizaine de policiers, l'air trŠs mena‡ant, mais ils ‚taient s–rs qu'on ne venait pas les arrˆter, car personne ne savait ce qui s'‚tait pass‚ sur le bateau. - C'est peut-ˆtre un groupe qui doit inspecter le bateau, chuchota ø#jimmy … l'oreille de ø#morgane. - Peut-ˆtre... mais c'est curieux... que font-ils ? Pourquoi nous regardent-ils ? On dirait qu'il veulent nous encercler. - Cours !! cria ø#jimmy … ø#morgane, en lui prenant la main car il avait compris qu'il ne fallait pas s'attarder, mais s'enfuir … toutes jambes. Les voyant courir, les policiers leur criŠrent de s'arrˆter, mais comme ø#jimmy et ø#morgane n'ob‚irent pas, ils ouvrirent le feu. Cribl‚s de balles, les deux corps ensanglant‚s tombŠrent. - Vite ! … gauche ! sauvons-nous ! Sauvons notre peau ! murmura ø#priscilla … ø#robby. Cachons-nous dans cette charrette remplie de foin. Quelques instants plus tard, les chevaux tirŠrent la charrette en direction de Parramatta. Une fois tout danger ‚cart‚, ø#priscilla et ø#robby sortirent sans se faire remarquer des deux conducteurs et disparurent dans la forˆt.æ ÷ÝCHAPITRE XV ø#micka‰l, trŠs inquiet d'entendre des coups de feu, sortit pr‚cipitamment, paniqu‚, de la voiture, cach‚ sous trois couvertures, et fut choqu‚ de voir les corps de ses deux nouveaux amis recouverts de sang. Il chercha ø#priscilla et ø#robby mais ne vit personne. Il s'‚croula en larmes car il ‚tait de nouveau seul au monde. Les policiers s'approchŠrent. - Que faisais-tu dans la voiture, et pourquoi pleures-tu ? - Je veux voir ø#priscilla et ø#robby. - D'accord, dis-moi o— ils sont et je t'y accompagnerai. - Ils m'ont dit qu'on allait en Australie pour voir la tante de ø#priscilla. - Comment s'appelle-t-elle ? - Mrs ø#smith. - En Australie il y en a beaucoup qui ont ce nom, connais-tu son pr‚nom ? - ø#gilda. - Merci, merci petit, tu nous a bien aid‚s. L'un des deux policiers courut vers son sup‚rieur pour l'informer qu'il pourrait sans doute retrouver les deux autres assassins. - Va avec le grand monsieur, ordonna le policier … ø#micka‰l : on va t'emmener dans ta nouvelle maison. ø#micka‰l, heureux de croire qu'il allait retrouver ses amis, suivit le policier et monta dans la voiture. Ils arrivŠrent devant une grande maison devant laquelle jouaient des enfants. - O— sont ø#robby, ø#priscilla et ø#gilda ? - Ils sont sortis. Ils ont demand‚ que tu t'installes. En arrivant devant la porte d'un dortoir, ø#micka‰l se douta qu'il n'‚tait pas chez ø#gilda, et qu'on lui avait menti. Il s'allongea tristement sur l'un des nombreux lits et se mit … pleurer. Un enfant s'approcha de lui. - Qu'est ce que tu fais l… ? D'o— viens-tu et que font tes parents ? Ils t'ont abandonn‚ ou ils sont morts ? - Pourquoi ces questions ? - Tu ne sais pas o— tu es ? - Non ! - Tu es dans un orphelinat. - Qu'est ce que c'est ? - C'est un endroit o— tu restes jusqu'… la majorit‚ avec d'autres enfants qui n'ont plus de parents. Il comprit qu'il ne reverrait plus ø#priscilla et ø#robby et qu'il ne fallait plus faire confiance aux adultes.æ ÷ÝCHAPITRE XVI Deux jours plus tard, cinq policiers frappŠrent … la porte de chez ø#gilda tandis que d'autres policiers s'embusquaient derriŠre les buissons environnants. DŠs que ø#gilda entr'ouvrit la porte, ils entrŠrent et fouillŠrent imm‚diatement la maison. Deux policiers trouvŠrent ø#robby et ø#priscilla sous la douche. Les deux policiers leur ordonnŠrent m‚chamment de se rhabiller et les embarquŠrent dans le fourgon. Six mois plus tard, ø#micka‰l apprit dans les journaux la condamnation … perp‚tuit‚ de ses deux amis, alors il d‚cida que, lorsqu'il serait grand, il ‚crirait l'histoire de ø#morgane, ø#priscilla, ø#jimmy et ø#robby et en ferait un livre pour montrer qu'au fond ils n'‚taient pas si terribles que cela.