Chapitre 4

Le verbe et son sujet

Les chiffres romains

1. Le verbe et son sujet

En français, un verbe est presque toujours accompagné de son sujet, qu'il s'agisse d'un nom ou d'un pronom personnel. En latin, le pronom personnel sujet n'est pas obligatoire (il ne sert qu'à insister). C'est la forme verbale elle-même qui indique la personne à laquelle il est conjugué.

Nous allons apprendre à conjuguer le verbe "être" en latin au présent de l'indicatif. En voici les formes :

sum : je suis

es : tu es

est : il (elle) est

sumus : nous sommes

estis : vous êtes

sunt : ils (elles) sont

Si nous comparons les formes latines et les formes françaises, nous constatons combien elles sont proches les unes des autres : le verbe "être" français est issu presque sans changement du verbe "sum" en latin (en latin, on ne nomme pas un verbe par son infinitif, comme en français, mais par la forme de première personne du singulier, au présent de l'indicatif).

Voici, maintenant, d'autres formes de troisième personne du singulier et du pluriel de l'indicatif présent :

amat : il (elle) aime ; amant : ils (elles) aiment

videt : il (elle) voit ; vident : ils (elles) voient

dicit : il (elle) dit ; dicunt : ils (elles) disent

capit : il (elle) prend ; capiunt : ils (elles) prennent

audit : il (elle) entend ; audiunt : ils (elles) entendent

Nous pouvons constater que, quel que soit le verbe, la terminaison (ou désinence) de troisième personne du singulier sera toujours t et celle de troisième personne du pluriel nt. La voyelle qui précède la désinence, elle, peut changer d'un verbe à l'autre.

Exercice

Le verbe sum a des composés (ce qui n'est pas le cas du verbe "être" en français). En voici deux : absum (je suis absent) ; adsum (je suis présent). Conjuguez ces deux verbes à l'indicatif présent.

2. Les chiffres romains

Les Romains n'utilisaient pas, pour compter, les chiffres que nous connaissons (nommés chiffres arabes, parce qu'ils nous ont été transmis par les pays de langue arabe), mais ils se servaient de lettres.

La lettre I représentait le chiffre 1 ; la lettre V représentait le chiffre 5 ; la lettre X représentait le nombre 10 ; la lettre L représentait le nombre 50 ; la lettre C représentait le nombre 100 ; la lettre D représentait le nombre 500 et enfin la lettre M représentait le nombre 1000.

Pour représenter les autres chiffres et nombres, les Romains utilisaient le système suivant :

Jusqu'à trois unités, ils plaçaient des lettres à droite de la lettre initiale ; cet emplacement indiquait une addition à la lettre initiale.

Exemples : 3 : III ; 13 : XIII.

À partir de quatre unités, ils plaçaient des lettres à gauche de la lettre

initiale : cet emplacement indiquait une soustraction à la lettre initiale.

Exemples : 4=5-1 : IV ; 9=10-1 : IX

Pour les nombres plus complexes (plusieurs dizaines et plusieurs unités), c'est au lecteur de reconnaître où s'arrête l'addition et où commence la soustraction. Un peu d'entraînement suffit pour qu'on apprenne à lire très rapidement à la romaine !

Exemples : 29=30-1 : XXIX ; 54=55-1 : LIV ; 39=40-1 : XXXIX ; 87 : LXXXVII

Voici, pour finir, les noms latins des principaux nombres, suivis de leur graphie latine, puis de leur graphie française :

unus : I, 1

duo : II, 2

tres : III, 3

quatuor : IV, 4

quinque : V, 5

sex : VI, 6

septem : VII, 7

octo : VIII, 8

novem : IX, 9

decem : X, 10

quinquaginta : L, 50

centum : C, 100

quingenti : D, 500

mille : M, 1000

Exercices

1. Transcris en graphie latine les nombres suivants :

4, 8, 12, 45, 46, 20, 57, 48, 52, 1764.

2. Transcris en graphie française les nombres suivants :

VII, IX, XVIII, XX, XXIX, XXXIII, LII, LX, LXXXIV, MCXXV, MDCIX

Que retenir ?

Il faut connaître le présent de l'indicatif de sum en latin et le sens de ses deux composés.

Il faut connaître les lettres utilisées par les Romains pour noter les chiffres et les nombres.

Il faut être capable de lire les chiffres romains ou de transcrire en chiffres romains un nombre écrit en chiffres arabes.

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