Sept nouvelles fantastiques

écrites par des élèves de classe de quatrième

(Année scolaire 2004-2005)

 

Table

La radio ange gardien (Frédéric)

Le monstre à la grande main (Ashley)

Les zombies du Maroc (Tarik)

Une vision terrifiante (Geoffrey)

Une caverne mystérieuse (Alexia)

Le monstre des égouts (Jérémy)

La force cachée (Lucas)

 

La radio ange gardien.

Comme tous les soirs, Patrick rentre de son travail en voiture.

C'est une très belle 907 qu'il a achetée samedi, et, il en est très fier.

Pour se détendre, il met la radio.

Patrick rentre toujours dans la nuit, et la route qu'il emprunte est sombre, campagnarde, elle est souvent déserte.

Ce soir, Patrick trouve la route particulièrement étrange...

Tout à coup, Patrick aperçoit une bande d'agresseurs qui lui coupe la route et l'arrête.

- Eh, toi ton argent, ton fric, où est-il ?

- Je n'en ai pas.

- Alors, il va falloir employer les grands moyens... réplique un des agresseurs.

Mais au moment où l'agresseur veut agir, , une voix sort du poste de radio :

- Laissez-le tranquille, ou je vous brûle !

- Quoi, des menaces ?

- Frappe-le et prends ce poste ! réplique l'autre agresseur

Mais son compagnon ne réagit plus. Paralysé par la voix, allongé sur la banquette il laissa tomber sa matraque. Et c'est alors que des flammes sortent du poste de radio, et, enflamment les bandits.

La voix se fait entendre de nouveau :

- Patrick je suis ton ange gardien, je m'appelle Nabelle et je te sauverai tant que tu croiras en moi.

Patrick n'en croit pas ses oreilles ! Mais la voix fait à nouveau place à l'émission de radio quand il reprend sa route. Comme si le temps s'était arrêté . Le temps s'est-il vraiment arrêté ? est-ce un rêve ou la réalité ? Il n'en sait rien....

Patrick rentre chez lui, tout affolé par les événements. Sa femme court vers lui, pour l'embrasser et lui dire bonsoir.

Les souvenirs remontent : il croit reconnaître la voix de son ange gardien transmis par le poste.

L'ange-gardien est-il sa femme ? Sa femme est-elle un esprit !

Frédéric

 

Le monstre à la grande main

 

Cette histoire se passe un dimanche après-midi.

il faisait très beau et tout était très calme dans cette maison du 13me arrondissement de Paris. Ma soeur lisait un livre, et mon frère jouait au football. Moi, j'écrivais et mes parents dormaient. Quand ils se réveillèrent, nous nous habillâmes et partîmes au Bois de Vincennes. Nous mîmes une vingtaine de minutes. Quand nous arrivâmes, il commençait à faire gris, mais nous avions quand même décidé de faire la promenade. Nous marchâmes pendant quelques minutes, jusqu'au moment où je hurlai de toutes mes forces. Mes parents s'inquiétèrent et me demandèrent pourquoi j'avais crié comme ça. Je répondis que je m'étais fait mal en tombant. Ma mère me dit que ce n'était pas très grave et que ça passerait et nous continuâmes à marcher.

En fait ce n'était pas vrai, ce que j'avais dit à ma mère : j'ai eu l'impression qu'une grande main poilue m'avait touché le dos et ça faisait très mal ; je ne l'ai pas dit à ma mère parce qu'elle n'allait pas me croire et qu'elle m'aurait punie parce qu'elle m'aurait dit de ne pas mentir etc.

Ma mère me demandait tout le temps si ça allait, et me dit que je n'étais pas du genre à pleurer pour une petite égratignure. Elle me demanda : "Que s'est-il vraiment passé ?" Je lui dis la vérité, alors elle éclata de rire et continua à marcher. Je vous avais prévenus, ma mère ne croit rien de ce qu'on lui dit.

Quelques minutes plus tard, nous décidâmes de jouer à cache-cache tous ensemble. Il ne fallait ni grimper aux arbres, ni parler aux inconnus (c'étaient les règles). Nous avons commencé à jouer à 14 heures. C'était ma mère qui comptait et elle devait compter jusqu'à 100. Tout le monde était caché, je commençais à m'inquiéter quand je vis sur ma montre 14 h 38 : je ne voyais personne, même pas ma mère. J'attendis encore 10 minutes, puis sortis de ma cachette et me mis à la recherche de ma mère : je regardais derrière les arbustes mais je ne voyais toujours personne. Je m'inquiétais à cause de la main de tout à l'heure, mais j'eus nettement plus peur quand j'entendis un giclement : on aurait dit un giclement de sang. Mon coeur battait à 300 à l'heure. Je m'approchai de plus en plus du bruit, il semblait de plus en plus fort, un peu plus loin j'entendis mon père qui m'appelait. Il me demanda :

"Sais-tu où es ta mère ? Je commence à m'inquiéter."

Je lui dis que j'avais entendu un giclement et là il s'inquiéta de plus en plus.

Dix minutes plus tard, il commença à pleuvoir à grosses gouttes. On n'y voyait plus rien. Nous cherchions tous ma mère qui s'était volatilisée et je repensais à la main qui m'avait touché le dos et au bruit de giclement. J'entendis de nouveau un bruit : là on aurait dit un claquement à la baguette et on entendit un cri de femme. On s'approcha tous de plus en plus du bruit. C'était bien ma mère qui criait : on la vit allongée, couverte de sang, et on lui demanda ce qui s'était passé ; elle nous répondit faiblement, d'une voix tremblante, que nous n'allions jamais la croire et elle se retourna vers moi, me dit que j'avais raison : il y avait vraiment un monstre qui avait une grande main. Elle me dit : "Tu avais raison, je suis désolée de ne pas t'avoir crue". Mon père lui n'en crut pas un seul mot, ni mon frère, ni ma soeur.

Ma mère avait des traces partout, et quelques minutes plus tard on entendit quelqu'un, on aurait dit un éléphant. Le bruit s'approcha de plus en plus et là, on vit une créature qui était nettement plus grosse que qu'un éléphant ; il avait des grandes mains poilues, et un corps plein d'écailles. Cette créature était très bizarre, on aurait dit qu'elle ne voulait aucun mal. Ma mère nous dit que c'était ce monstre qui l'avait attaquée, le monstre, lui, nous regardait avec de grands yeux. A ses grands yeux, on constatait qu'il avait une folle envie de nous manger tout crus. Nous étions environ à dix mètres de lui quand il commença à venir vers nous pour nous manger. Puis on entendit un coup de fusil dirigé vers lui et il mourut sur le coup ; heureusement il était assez loin de nous. Mes parents remercièrent le chasseur qui passait par là d'avoir tué le monstre et ils nous promirent de toujours nous croire.

Méfiez-vous des bois de Vincennes !

Ashley

 

Les zombies du Maroc

Au Maroc à Marrakech, il fait chaud, toutes les maisons et le sol sont rouges, les gens sont heureux, ils s'amusent comme des fous, il y en a qui cultivent leur terre, il y en a qui vont en vacances...

Or un jour, le temps était très mauvais, il pleuvait très fort et il y avait beaucoup de vent qui soufflait très violemment. Les gens ne pouvaient plus s'amuser car tout le monde devait rentrer chez soi. Plus personne n'était dehors, dans les rues, il n'y avait aucun bruit, il n'y avait même pas leur ombre.

Soudain apparurent des personnes qui ne venaient pas du pays, on dirait qu'ils étaient touristes, mais ce n'était pourtant pas le moment d'avoir des touristes !

Ces gens avaient très peur parce qu'il n y avait personne dans les parages : toutes les boutiques étaient fermées, il n y avait aucun hôtel qui pouvait être ouvert. Ils étaient piégés. Tout à coup, tout le monde entendit un bruit étrange, un bruit qui faisait peur, et qui se rapprochait de plus en plus.

Les gens criaient très fort. Mais Les étrangers ne savaient pas pourquoi ils criaient. Un homme leur demande de rentrer chez eux parce que c'était très dangereux de rester dehors.

"Nous avons pas de maison, nous ne sommes que des touristes et nous venons à peine d'arriver, répondit l'un des étrangers.

- Alors venez chez moi, répondit le monsieur.

Les touristes allèrent chez cet homme.

"Qui êtes-vous ?

- Nous sommes des touristes allemands, nous sommes venus pour visiter ce pays. Moi je m'appelle Léonard, lui, c'est Oliver et celui qui est juste derrière moi s'appelle Snickers Et vous ?

- Moi c'est Moustapha, je suis dans ce pays depuis la deuxième guerre mondial et je suis jardinier.

- Vous avez oublié de nous dire ce qui se passe et pourquoi c'est dangereux, reprit Snickers.

- Ah oui c'est vrai : c'est que, lorsque le temps est comme ça, il y a une créature bizarre et effrayante qui rôde ici. Un jour, à la nuit tombée, quelques personnes courageuses sortirent pour voir ce qui se passait dehors. Ils aperçurent dans la rue des zombies qui se groupaient pour aller au musée. Dès qu'ils virent que des gens les espionnaient, deux des zombies allèrent les attaquer mais tout le monde s'enfuit pour essayer de les semer et tentèrent d'aller raconter ce qu'ils avaient vu aux autorités marocaines. La police partit les tuer mais les tirs simultanés n'avaient aucun effet sur les zombies. Les policiers durent s'enfuir si non ils allaient se faire dévorer. Les gens cherchent une solution pour les détruire...

Tout à coup un homme apparut, un vieux monsieur habillé en djellaba avec un sabre, un sabre très tranchant. Il déclara :

- Je sais comment les battre.

- C'est vrai ? demanda Snickers.

- Il faut mettre du sang de chameau sur ce sabre et sur le tambour du musée, ensuite il faut faire exploser le tambour répondit le vieux monsieur.

Alors, un homme tua un chameau puis prit tout son sang, ensuite il le fit égoutter sur le sabre et en garda un peu pour en mettre sur le tambour. Quelqu'un de courageux devait aller combattre les zombies : ce fut Léonard.

Il partit et vit les zombies errer partout. Il chercha une solution ; il passa par l'arrière du musée. Il y entra, vit le tambour, versa le sang sur le tambour et ensuite fit exploser le tambour. Tous les zombies moururent et les habitants retrouvèrent le bonheur.

Tarik

 

Une vision terrifiante

Je regardais la télé. J'étais seul. Une grosse tempête de neige tombait dehors. Il faisait froid cette nuit d'hiver. Mon chat dormait devant la cheminée qui crépitait. J'avais un petit château, rempli d'escaliers, de cachettes. Il avait trois tours dont la principale, la plus grande, où je vivais. Un grand jardin, des petits remparts, c'était un château bien coloré. Un très beau château ! Il était presque minuit....

Un courant d'air traversa la pièce en me réveillant brusquement. Je levai la tête. J'entendis un grand bruit dans ma chambre. La peur prit le contrôle de mon esprit, j'étais comme dominé par quelqu'un d'autre que moi. Je vis alors trois gros personnages flotter dans l'air. L'un d'eux était une fille, mais très difficile à décrire. J'avais l'impression de voir à travers eux. Ils étaient grands, vêtus de longs vêtements noirs, ils avaient des cheveux presque rouges, très terrifiant ! J'étais paralysé. Je tournai la tête, et plus rien. J'étais sous le choc de cette vision si bizarre. Je me demandais si j'avais rêvé, imaginé, ou je ne savais quoi. J'étais un peu perdu. Je ne savais plus quoi penser.

Un nouveau courant d'air retraversa la pièce mais dans l'autre sens. La télé montrait un grand match de football que j'avais raté avec ces bêtises. Mais cette image réapparut. Impossible de faire un geste, de parler, de faire quoi que soit. Mon coeur battait très vite et fort. Mon chat dormait toujours, le feu de la cheminée était presque éteint. La lumière de la télévision était toujours présente. Mais la pièce était maintenant plus que sombre. Cette image virevoltait dans la pièce. La porte de ma chambre s'ouvrit à la volée. Mon coeur s'arrêta de battre. Puis, tout disparut...

La neige et le vent redoublaient. La télé montrait un but. Mais j'avais beaucoup de mal à regarder le match à présent. J'avais l'impression qu'une journée entière s'était écoulée. J'étais encore paralysé. Je repris mes esprits en regardant la fin du match. Mon cerveau était complètement déstabilisé. J'éteignis la télé, et partis me coucher malgré moi. La porte de ma chambre était toujours ouverte. Je crus rêver. J'étais sûr, certain, de l'avoir fermée. Elle était en bazar, je n'y comprenais plus rien. La tête pleine de pensées, je ne trouvais pas le sommeil. Ma tête était lourde. J'étais très fatigué. Et peut-être à moitié endormi. ..

Geoffrey

 

Une caverne mystérieuse

C'était dans une nuit d'hiver, froide et glaciale. La neige tombait violemment et déposait peu à peu une épaisse couche blanche qui ensevelissait les habitants de la ville.

Carles, un habitants de la ville, travaillait en tant que cordonnier, pour aider son père, jusqu'au jour où son père partit dans cette nuit froide chercher du bois pour alimenter le feu.

Peu à peu, il remarqua qu'il s'éloignait de plus en plus de chez lui et décida de retourner sur ses pas. Mais il faisait déjà nuit, et il n'arrivait pas très bien à distinguer la route ; alors il alla trouver un gîte chez une vieille dame qui l'hébergea pendant la nuit.

Le lendemain, il repartit mais ne retrouvait pas son chemin. Il demanda de l'aide à plusieurs personnes mais n'obtint aucune réponse, comme si c'était un village inconnu. Ce jour-là, la nuit tomba très vite, plus vite que la nuit précédente et il neigeait encore plus fort. Il ne tenait pas à retourner chez la vieille femme alors il chercha un endroit où s'abriter, le temps que la neige se calme ; il trouva un endroit où il y avait un petit toit mais en vain : la neige continuait de tomber.

Malgré tout, il reprit son chemin et trouva par terre du sang, dont il suivit le long tracé. Il arriva à une caverne. Désormais, c'est là qu'il habita. Un jour, une vieille femme vint lui demander de l'héberger ; il refusa et une dame d'une grande bonté apparut en lui disant à quel point sa méchanceté était forte et que ce n'était pas la peine de s'énerver contre les autres parce qu'il a des soucis. Elle lui trancha la tête et il tomba aussitôt raide mort.

Morale

Ne faites jamais aux autres, ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse !

Alexia

 

Le monstre des égouts

Il y a un an, le jour d'Halloween, il m'est arrivé quelque chose d'extraordinaire et de terrifiant. Je vais vous le raconter...

Tout commença le soir d'Halloween. Mes parents devaient partir à une fête, et moi je devais rester tout seul. Ils me dirent:

"Nous rentrerons très tard, ne te couche pas tard et ne mange pas trop de friandises !" Bref, tout ce que les parents disent à leur enfant.

Puis ils s'en allèrent.

Il était 19 heures. Je regardais la télé, il y avait des programmes spécialement pour Halloween : émissions sur les citrouilles, films d'horreur, reportage sur les origines d'Halloween.

Ensuite, je me fis à manger, et revins devant la télé. À exactement minuit et 1 minute, je décidai d'aller me coucher. Je montai les escaliers, et entrai dans ma chambre.

Tout paraissait normal, mais quand je m'assis sur mon lit, il se mit à bouger tout seul et me projeta par terre. Je me relevai et réessayai de m'asseoir. J'atterris à nouveau par terre. Je regardais ce qu'il y avait sous le lit, lorsque un bruit terrifiant me fit relever. Un trou était apparu en plein milieu de ma chambre et des bruits terrifiants en sortaient. Je me penchai au-dessus du trou, et je vis au fond, un corps, un corps inerte. Je pris mon courage à deux mains, et pris une corde que j'attachai au bord du trou. Je descendis...

J'atterris, (à mon avis) dans des espèces d'égouts. Il y avait des rats morts par terre, près du corps. Je m'approchai du corps et distinguai son visage. C'était mon père, il était mort. Je me laissai tomber par terre et me mis à pleurer à chaudes larmes. Lorsque le corps se mit à bouger, je ne m'en aperçus même pas. J'entendis une voix:

"Tom, tom, écoute-moi bien."

Je me dressai instantanément.

"Un fan... un fant... un fantôme? Tu es un fantôme? "

- Non, mais je vais bientôt mourir." me répondit-il d'une voix faible. "Écoute-moi, sors d'ici, et fais attention, ne sors surtout pas dehors."

- Pourquoi? "

Mais il ne me répondit pas. Il était définitivement mort.

Je me relevai doucement et me dirigeai vers la corde pour remonter. Soudain, la corde se mit à bouger. Je me dépêchai de monter, et en haut, je vis la peur de ma vie. Une créature sans tête, avec deux bras deux pieds et une queue. Elle me lança :

"Que faisais-tu dans mon trou?"

Je ne répondis rien, j'était trop terrifié pour répondre.

"Réponds-moi !". Et en disant ces mots, elle leva une de ses mains toutes griffues.

Je réussis à articuler:

"Bah, ça s'est ouvert tout seul, et puis, il y avait mon père à l'intérieur".

Elle me répondit:

"Oui je sais, et tu vas le rejoindre".

Je vis rapidement le monstre tourner une manivelle qui se trouvait sur le bord, et le trou devint encore plus grand. Ensuite, il s'avança vers moi et leva ses bras pour m'attraper. J'esquivai sans problème le premier coup, mais le deuxième coup, je le pris en pleine tête. Je tombai à terre et le monstre me prit, et me jeta dans le trou, en me disant: "Tu resteras là, le temps de mourir."

Je fis le tour de l'endroit où j'étais et je fus convaincu que j'allais mourir ici.

Deux heures plus tard, ou davantage encore, le trou s'ouvrit, et je vis une corde descendre dans le trou. Je criai:

"Qui c'est ?"

- C'est moi !"

C'était ma mère. Je ne pouvais pas lui raconter tout ce qui m'était arrivé, elle ne me croirait pas.

J'attrapai la corde et montai. Une fois en haut, ma mère, ferma le trou à l'aide de la manivelle, puis arracha la manivelle de son socle. Elle la jeta à la poubelle.

"J'ai une très mauvaise nouvelle à t'annoncer ."

- Quoi?

- Ton père a disparu.

Je pris une tête triste :

- Pire que ça, il est mort

Elle se laissa tomber par terre et se mit à pleurer. Puis elle me dit :

- Comment tu le sais?

- C'est une longue histoire, tu veux que je te la racontes, maman?

- Oui, s'il te plait.

- Bien : tout a commencer quand vous êtes partis... "

Je lui racontai mon histoire, et je crus qu'elle allait me prendre pour un malade mental, mais elle me crut.

"Je te crois, me dit-elle. Je vais te raconter notre histoire à nous."

Elle s'assit sur mon lit et me raconta:

"Nous partions pour la fête, lorsque soudain devant nous sur la route, un monstre apparut. Il cassa notre pare-chocs de voiture, et nous dit que c'était fini, et qu'on allait tous mourir. Puis, il prit ton père, et se volatilisa dans la nature. Je laissai la voiture sur la route, et me dirigeai vers le poste de police le plus proche pour leur dire que ton père avait disparu. Ils ont envoyé des équipes de recherche, mais n'ont rien trouvé."

Elle s'arrêta quelques secondes puis reprit :

"Je suis rentrée ici, et je suis montée dans ta chambre pour voir si tu dormais. C'est là que j'ai vu que un trou était ouvert, et que ça devait être le monstre qui l'avait ouvert. Voilà ce qui t'est arrivé ."

Depuis ce jour, aucune chose bizarre n'arriva, et je suis sûr que l'histoire de mon lit qui bougeait, c'était un piège de cette créature pour m'attirer plus facilement dans son trou.

Jérémy

 

La force cachée

Tout commença dans une ville d'Algérie. Les marchés étaient remplis de personnes. Il y avait des terrains d'herbe qui étaient installés dans les parcs où il y avait des enfants qui s'amusaient. Bref c'était une ville une des plus joyeuses. Tout cela ne dura pas longtemps, car plusieurs disparitions se faisaient chaque jour, il n'y avait pas qu'une seule personne qui disparaissait, c'étaient cinq personnes à chaque fois.

Tout le monde savait ce qu'il se passait mais personne n'osait en parler. L'idée de prononcer le nom de cette chose les terrifiait. Un jour, le jeune fils d'un vieux sorcier décida de libérer sa ville. Il demanda à son père comment il pourrait faire. Son père lui dit :

"Prends garde mon fils. Ce monstre est très dangereux et si puissant que même le Sahara ne pourrait avoir raison de lui. Alors prends ceci."

Il lui donna une épée qui avait la lame envahie de sang empoisonné jusqu'au haut de la garde. Il lui donna aussi quatre chiens et un faucon. Puis il lui dit :

"Prononce ces mot magiques quand tu en auras besoin : Ka kéra draga. Ils te seront très utiles. Bonne chance, mon fils. Marche tout droit devant toi, ne t'arrête jamais et crois en toi. Que Allah te protège et n'oublie pas ces mots magiques."

Sur ce, le jeune garçon se mit en campagne. Pendant trois jours, il marcha, marcha, marcha il escalada des montagnes périlleuses, traversa des rivières agitées pour enfin arriver dans une forêt très dense et très sombre. Il chercha quelque chose qui pouvait ressembler à une grotte ou une entrée mais il ne vit rien. C'est alors qu'une vieille dame apparut soudainement. Le jeune homme lui demanda :

"Que faites-vous dans cette forêt inquiétante ?

- Je suis celle qui fait le ménage dans la taverne du dragon. Oh mon Dieu, je ne devais pas le dire.

- Ne vous inquiétez pas Madame, je suis là pour terrasser celui qui terrorise ma ville et il s'agit de ce dragon. Pouvez-vous me conduire jusqu'à sa taverne ? "

La vieille dame se mit à rire et dit :

"Je peux vous conduire jusqu'à sa taverne mais vous ne pourrez pas le tuer en un coup.

- Dites-moi : où cache-t-il sa force ?

- Même moi, je ne le sais pas, mais je pourrais peut-être essayer de le savoir.

- Essayez s'il vous plaît, cela restera notre secret. "

La dame le conduisit jusque dans la taverne. Elle était sombre, immense et ténébreuse. La taverne était au sommet d'un volcan qui lui était tout au fond de la forêt. A chaque pas ils craignaient que le dragon revienne. Soudain, un tremblement de terre fit agiter le volcan. C'était le dragon qui revenait. La vieille dame fit signe au jeune homme de se cacher et elle partit au devant du monstre. Il était énorme, chaque geste qu'il faisait coupait l'air en laissant des sillons de fumée quand il soufflait. Quand il marchait, on aurait dit que la terre se soulevait, ses écailles étaient plus coupantes que des lames d'épée, ses griffes et ses dents mesuraient plus de soixante centimètres. La vieille dame, qui lui avait préparé son lit avec des bottes de paille et des feuilles de thé, lui dit d'une petite voix tremblante :

"Bonjour Maître, je voudrais vous poser une question.

- Laquelle, misérable idiote ?

- Où cachez-vous votre force ?"

Le dragon se mit à rire et dit :

"Je pourrais te le dire, c'est vrai ! En quoi pourrais-tu me nuire ? Ta vie s'arrêtera bientôt. Donc à l'est d'ici, il y a un lac ; dans le lac, il y a une baleine ; dans la baleine, il y a un mouton. Dans le mouton, il y a un petit oiseau. Si quelqu'un tue cet oiseau, je ne serais plus de ce monde, mais cette pensé ne me vient même pas à l'idée. Donc maintenant, je voudrais dormir. Alors dehors misérable têtard !"

Quand le dragon fut endormi, la vieille dame fit part de ce qu'elle savait au jeune homme. Le jeune homme la remercia et se mit en route.

Pendant longtemps, il marcha et trouva enfin le lac. Il attendit mais rien ne venait. Il commença à penser que la dame lui avait raconté des mensonges et tout à coup une gigantesque baleine surgit de nulle part et chargea le garçon.

Le garçon se saisit de son épée empoisonnée et prononça les mots magiques " Kakéra mon épée, allez Kakéra ".

Le lac qui, teinté d'un bleu éclatant, était maintenant rouge vif à cause du sang de la baleine. Son sang coulait de tout son corps, et quand elle n'eut presque plus de force, le jeune homme la prit par la queue et la balança sur les rochers pointus.

Sur l'impact la baleine s'ouvrit et en sortit un mouton qui se mit à courir. Le garçon siffla ses chiens et encore une fois prononça les mots magiques. En moins de trente secondes, les chiens avaient ramené le mouton et l'avaient égorgé. Après cela, un oiseau en sortit ; il s'envola et le jeune homme appela son faucon. En moins de dix secondes, le faucon avait ramené l'oiseau. Après cela, il se retourna à la caverne du dragon et le jeune homme lui dit :

"Assez de morts dans ma ville, ton heure a sonné ".

Il prit l'oiseau et lui tordit le cou. L'oiseau poussa un tout petit cri et s'ensuivit celui du dragon. Une minute plus tard, le dragon s'effondra avec sa taverne. Le volcan explosa et le jeune homme s'en sortit juste à temps, mais la vieille dame ne survécut pas. Le garçon rentra dans sa ville puis il fut accueilli comme un héros. Après cela, la ville était libérée et reprit le cours normal de la vie.

Lucas