Ý{Grammaire Grecque ÝRagon, Dain, De Foucault, Poulain ÝVolume II Ý(pagination en noir : p. 20-55) ÝDeuxiŠme Partie ÝMorphologie} ÷~Notions pr‚liminaires, page 20 La morphologie ‚tudie la formation et la forme des mots (la formation des mots est ‚tudi‚e aux pages 132-134). On distingue, dans un mot, le $radical, la $racine et la $d‚sinence. La $d‚sinence se compose des lettres plac‚es … la fin des mots variables pour en indiquer le cas, le genre, le nombre, la personne et la voix. La $racine est la partie du mot qui en indique le sens g‚n‚ral. Le $radical (ou $thŠme) est ce qui reste du mot quand on en a retranch‚ la d‚sinence ; tant“t il se confond avec la racine, tant“t il se compose de la racine plus certaines syllabes nomm‚es $pr‚fixes, $infixes ou $suffixes. Ainsi, dans {$t‹-“e-men}, "nous posons", la racine est $“e, le radical verbal est $ti“e, la d‚sinence est $ømen ; dans $l”gos, "parole", la racine est $log, ‚quivalant … $leg, le radical est $logo, la d‚sinence est $s. Dans $øepilan“&nomai, "j'oublie", $epi est le pr‚fixe (ou pr‚verbe), $la“ la racine, le premier $n l'infixe, $ano le suffixe, $ømai la d‚sinence. Remarque Les formes mentionn‚es dans cette grammaire sont presque exclusivement celles de la $prose $attique ; elles correspondent … la langue parl‚e … øAthŠnes depuis l'‚poque de øP‚riclŠs jusqu'… celle d'øAlexandre, ce qui correspond … la seconde partie du Vme siŠcle et au IVme siŠcle avant J.C. La connaissance exacte de ces formes nous est fournie par une multitude d'inscriptions authentiques grav‚es sur le marbre ou le bronze. En fonction de ce qui a ‚t‚ dit plus haut (19 2), on se rappellera que les mots $ø\gl0ssa, "langue", $øm‰lissa, "abeille", se pr‚sentent normalement en prose attique sous la forme $ø\gl0tta, $øm‰litta, de mˆme qu'on dit $øtar&ttw, "je trouble", $øful&ttw, "je surveille", au lieu de {$tar&ssw, $ful&ssw}. On dit aussi ø$‡err”n–sos, "presqu'Œle", et non ø$‡ers”n–sos. Dans les lexiques ou dictionnaires, on trouve g‚n‚ralement ces mots pr‚sent‚s sous la forme commune : {\gl0ssa, ful&ssw, ‡ers”n–sos.} ÷~Parties du discours page 20 35. Les parties du discours (ou $espŠces $de $mots) sont les mˆmes en grec qu'en fran‡ais. On y distingue : les mots $variables : articles, noms (ou substantifs), adjectifs, pronoms et verbes ; les mots $invariables : adverbes, pr‚positions, conjonctions et particules, interjections. Les articles, noms, adjectifs et pronoms se $d‚clinent, les verbes se $conjuguent. ÷~PremiŠre section page 21. La d‚clinaison 36. On distingue, dans les mots qui se d‚clinent, trois $genres, comme en latin : masculin, f‚minin et neutre ; cinq $cas, qui sont ceux du latin, moins l'ablatif ; trois $nombres : le singulier, le pluriel et le $duel, qu'on $peut employer lorsqu'on parle de deux personnes ou de deux choses. Chaque d‚clinaison comprend des formes contractes et des formes non contractes. Les noms contractes sont ceux o— deux voyelles cons‚cutives se combinent de maniŠre … former une voyelle longue ou une diphtongue (13 2). La prose attique n'emploie que les formes contract‚es, quand elles existent. ÷~Emploi des cas, page 21 37. L'emploi des cas dans son ensemble, est … peu prŠs le mˆme en grec qu'en latin. L'ablatif y est remplac‚ tant“t par le g‚nitif, tant“t par le datif. 1. Le nominatif est le cas du sujet, de l'attribut et des qualificatifs qui s'y rapportent. 2. Le vocatif, cas de l'apostrophe, est ordinairement pr‚c‚d‚ de la particule $\0' Exemple : #‚coute, soldat : {&koue, \0 \strati0ta}. 3. L'accusatif est le cas du compl‚ment d'objet direct. Il peut en outre marquer l'extension dans l'espace ou dans le temps. Exemple : Pendant tout un jour : {h”l–n h–m‰ran.} 4. Le g‚nitif correspond en g‚n‚ral … notre compl‚ment de nom, pr‚position $de. Il a, de plus, h‚rit‚ de certains emplois de l'ablatif : lieu, date, compl‚ment du comparatif... 5. Le datif correspond en g‚n‚ral … notre compl‚ment d'objet indirect, d'attribution ou de destination, pr‚positions $… et $pour. Il ‚quivaut, en outre, … l'ablatif latin de moyen, de maniŠre et de cause. Exemple : Par n‚cessit‚ : ø\an&gk–). Le vocatif pluriel et duel est toujours semblable au nominatif. Comme en latin, le nominatif, le vocatif et l'accusatif neutres sont toujours semblables, et se terminent le plus souvent en $a au pluriel (en $– aprŠs contraction). Remarque : On trouve des traces d'ablatif, d'instrumental et de locatif dans certaines formes d'adverbes : adverbes en $ø“en (ablatif), en $w ou $ws (instrumental) ou locatifs en $i et $øsi (161). ÷~Chapitre Premier page 22. Articles et noms D‚clinaison de l'article 38. Le grec possŠde un article comparable … l'$article $d‚fini du fran‡ais et issu, comme ce dernier, d'un adjectif d‚monstratif. Il se d‚cline sur le modŠle des deux premiŠres d‚clinaisons, mais n'a pas de vocatif. Tableau de d‚clinaison, page 22 (Note de transcription : pour tous les tableaux de d‚clinaison, sauf mention particuliŠre, l'ordre sera le suivant : masculin, f‚minin, neutre ; pour chaque genre : singulier, pluriel, duel ; pour chaque nombre : nominatif, vocatif, accusatif, g‚nitif, datif ; pour le duel : premiŠre forme : nominatif-accusatif ; deuxiŠme forme : g‚nitif-datif. Si un cas n'existe pas, il en sera fait mention ; on adoptera la disposition suivante : virgule pour s‚parer les cas ; point virgule pour s‚parer les nombres ; alin‚a pour s‚parer les genres.) [[[Masculin : ho, pas de vocatif, t”n, tov, t\0\) ; ohi, pas de vocatif, tos, \t0n, toŒs. F‚minin : h–, pas de vocatif, t‚n, tˆs, \tˆ) ; ahi, pas de vocatif, t&s, \t0n, taŒs. Neutre : t”, pas de vocatif, t”, tov, t\0\) ; t&, pas de vocatif, t&, \t0n, toŒs. Duel pour les trois genres : tj, toŒn. ] Remarques I) L'article appartient … deux radicaux : 1. ancien $so (sa) qui a donn‚ r‚guliŠrement $ho ($h–) ; 2. ancien $tod, qui a donn‚ le neutre $t” et toutes les autres formes. $Ohi et $ahi sont form‚s par analogie sur le nominatif singulier. II) Le duel f‚minin de l'article est en g‚n‚ral identique au masculin et au neutre. On trouve cependant quelquefois les formes $t& et $taŒn. III) Il n'y a pas en grec de forme correspondant … l'$article $ind‚fini fran‡ais. C'est l'adjectif ind‚fini $tis (92) qui, joint … un nom, peut rappeler plus ou moins exactement l'usage du fran‡ais. ÷~PremiŠre d‚clinaison, page 23 39. La premiŠre d‚clinaison comporte des noms f‚minins et masculins en $a ($–). Noms f‚minins, page 23 (Note de transcription : par ‚conomie, sauf indication particuliŠre, on ne transcrira pas l'article qui accompagne chaque nom ; dans les tableaux, les guillemets correspondent aux lettres ou groupes de lettres d‚tach‚s et en caractŠres gras en "noir".) Tableau de d‚clinaison, page 23 [[[1. Noms en $a long : modŠle $h– $h–m‰ra : le jour Singulier : h–m‰r "a", h–m‰r "a", h–m‰r "an", h–m‰r "as", h–m‰r "\a)"' Pluriel : {h–m‰r "ai", h–m‰r "ai", h–m‰r "as", h–mer "\0n", h–m‰r "ais"}. duel : h–m‰r "a", h–m‰r "øain". 2. Noms en $a bref : modŠle $h– $ø\gl0tta : la langue Singulier : {gl\0tt "a", gl\0tt "a", gl\0tt "an", gljtt "–s", gljtt "–\)".} Pluriel : {gl\0tt "ai", gl\0tt "ai", gljtt "as", glwtt "\0n" gljtt "ais"}. Duel : {gljtt "a", gljtt "ain"}. 3. Noms en $– : modŠle : $h– $kefal‚ : la tˆte Singulier : kefal "‚", kefal "‚", kefal "‚n", kefal "ˆs", kefal "\ˆ)"' Pluriel : kefal "a‹", kefal "a‹", kefal "&s", kefal "\0n", kefal "aŒs". Duel : kefal "&", kefal "aŒn". ] Remarques I) Pratiquement se d‚clinent sur $h–m‰ra les noms en $a dont l'$a est pr‚c‚d‚ d'une voyelle ou d'un $r ; ils gardent l'$a … tous les cas du singulier. Ceux dont l'$a est pr‚c‚d‚ d'une consonne autre que le $r se d‚clinent sur $ø\gl0tta et prennent l'$– au g‚nitif et au datif du singulier. II) L'$– de $kefal‚ provient d'un ancien $a long. Alors qu'en dorien les $a longs ont ‚t‚ conserv‚s partout, en ionien, au contraire, ils sont pass‚s … $–. Toutefois l'attique a maintenu l'$a long aprŠs un $r ou une voyelle (surtout un $i et un $e). Les exceptions ne sont qu'apparentes : $k”r– (jeune fille) r‚sulte de l'ancien $\k”r%–, et $k”rr– (tempe) de l'ancien $k”rs–. Il y a flottement aprŠs $o : $p”a ($po‹a) (gazon), $sto& ($østoi&) (portique) ; mais $pno– ($øpnoi&, $pno&) (souffle), $bo–, ancien $\bo%– (cri), $zw‚ (vie), $‡lo‚ (verdure). Les $a longs aprŠs consonne r‚sultent d'une contraction (41). III) Les noms en $a bref, uniquement f‚minins, pr‚sentent un suffixe diff‚rent (en $ja, lettres fran‡aises) et connaissent au singulier un m‚lange de formes d– … une ancienne alternance de quantit‚ ($ja, $a bref et $jas, $a long). Les noms de cette cat‚gorie o— l'$a est pr‚c‚d‚ d'une voyelle gardent l'$a … tous les cas et se confondent, en apparence, avec les noms en $a long. Tels sont les d‚riv‚s en $eia, comme $al‚“eia, $e‹as (v‚rit‚), $bo‚“eia, $e‹as, secours... IV) On trouve des datifs pluriels en $–si et $øaisi. Dans les textes de prose litt‚raire la d‚sinence $øais est seule attest‚e dŠs la fin du Vme siŠcle. ÷~Noms masculins, page 24 40. Les noms masculins se rangent tout naturellement en deux cat‚gories correspondant aux types f‚minins $h–m‰ra et $kefal‚. Le nominatif a la d‚sinence $s ; au g‚nitif l'analogie (et peut-ˆtre aussi le d‚sir d'‚viter une confusion entre nominatif et g‚nitif) a introduit la d‚sinence $øou de la deuxiŠme d‚clinaison. Tableau de d‚clinaison [[[1. Masculins en $as (cf. $h–m‰ra) ; modŠle : $ho $nean‹as, le jeune homme Singulier : nean‹ "as", nean‹ "a", nean‹ "an", nean‹ "øou", nean‹ "\a)" Pluriel non mentionn‚ 2. Masculins en $–s (cf. $kefal‚) ; modŠle : $ho $østratijt–s, le soldat Singulier : {stratijt "–s", \strati0t "a", stratijt "–n", stratijt "øou", stratijt "\–)"} Pluriel non mentionn‚ ] Les noms propres d'hommes en $–s comme {$Eurip‹d–s, Euripide}, ont le vocatif en $– ; mais les noms de peuple, comme {$P‰rs–s}, le Perse, ont le vocatif en $a bref. Le pluriel et le duel sont semblables pour tous les noms de la premiŠre d‚clinaison : {h–m‰rai, kefala‹, nean‹ai, \strati0tai.} Les noms en $‹as sont rares. On citera, outre $nean‹as, $tam‹as (intendant) et quelques noms propres : {Hipp‹as, Kall‹as, Simm‹as...}. Se d‚clinent pareillement sur le modŠle $nean‹as les noms propres en $ras : ø$Prwtag”ras... ÷~Noms contractes de la premiŠre d‚clinaison, page 24 41. Les noms contractes de la premiŠre d‚clinaison sont peu nombreux et ne diffŠrent des autres que par l'accentuation. Exemple : A“–nƒ, ‚gal … A“–na‹a, g‚nitif $ƒs, Ath‚na ; $mnƒ, ‚gal … l'ancien $\mna+a, g‚nitif $mnƒs (mine, monnaie) ; $gˆ, ‚gal … $g‰a (terre) ; $sukˆ, ‚gal … $suk‰a (figuier) ; $galˆ, ‚gal … $gal‰– (belette) ; $øHermˆs, ‚gal … $øHerm‰as, vocatif $øHermˆ, g‚nitif $øHermov, øHermŠs ÷~Accentuation des noms de la premiŠre d‚clinaison 42. La premiŠre d‚clinaison comporte : [[[1. Des noms en $a de toutes les cat‚gories : prop‚rispomŠnes, $moŒra ; p‚rispomŠnes (contractes), $mnƒ ; proparoxytons, $g‰fura ; paroxytons, $b‹a ; oxytons, $østrati&. 2. Des noms en $– paroxytons et oxytons. 3. Des noms en $as toujours paroxytons. 4. Des noms en $–s : p‚rispomŠnes (contractes), $øHermˆs ; paroxytons, $desp”t–s (mais vocatif $d‰spota) et oxytons, $dikast‚s. ] Les mots parisyllabiques accentu‚s sur la finale prennent le circonflexe au g‚nitif et au datif des trois nombres : kefal‚, kefal‚n, kefalˆs, \kefalˆ)' ÷~DeuxiŠme d‚clinaison, page 25 43. La deuxiŠme d‚clinaison comprend des noms masculins et f‚minins en $os et des noms neutres en $øon. Les f‚minins se d‚clinent comme les masculins (sauf l'article). Tableau de d‚clinaison [[[1. Noms masculins en $os ; modŠle : ho l”gos, la parole Singulier : l”g "os", l”g "e", l”g "øon", l”g "øou", l”g "\w\)" Pluriel : l”g "øoi", l”g "øoi", l”g "øous", l”g "wn", l”g "øois" Duel : l”g "w", l”g "øoin" 2. Noms f‚minins en $os ; modŠle : h– hod”s, la route Singulier : hod "”s", hod "‰", hod "”n", hod "ov", hod "\0)" Pluriel : hod "o‹", hod "o‹", hod "os", hod "\0n", hod "oŒs" Duel : hod "j", hod "oŒn" 3. Noms neutres en $øon ; modŠle : t^ ø\d0ron, le cadeau Singulier : \d0r "øon", \d0r "øon", \d0r "øon", djr "øou", djr "\w)" Pluriel : \d0r "a", \d0r "a", \d0r "a", djr "wn", djr "øois" Duel : djr "w", djr "øoin" ] Remarques I) Le vocatif de $“e”s (dieu ou d‚esse), … l'‚poque classique, est $“e”s. On notera que $ho $sŒtos (le bl‚, le pain), fait au pluriel $t… $sŒta, la nourriture ; inversement $t^ $øst&dion, le stade, peut avoir le pluriel $ohi $øst&dioi, … c“t‚ de $t… $st&dia. II) On trouve, parallŠlement aux datifs pluriels en $øaisi de la premiŠre d‚clinaison, des datifs pluriels en $øoisi, courants dans les inscriptions attiques jusu'en 450 ; fr‚quents chez HomŠre et dans la trag‚die attique sous l'influence d'HomŠre : ø$“eoŒsin, “eoŒs. ÷~Accentuation des noms de la deuxiŠme d‚clinaison, page 25 44. Les noms en $os sont oxytons : $hod”s ; $adelf”s (vocatif $&delfe) ; paroxytons : $l”gos, ø$par“‰nos, ou proparoxytons : &ggelos, &n“rwpos ; prop‚rispomŠnes : $dˆmos, $dovlos. Dans les neutres l'accent remonte le plus haut possible : proparoxytons, ø$pr”swpon ; paroxytons : $ød‰ndron ; prop‚rispomŠnes : $ø\d0ron. Exceptions : $\w)”n, $zug”n et plusieurs noms en $ø‹on. ÷~DeuxiŠme d‚clinaison attique, page 26 45. Quelques noms, peu nombreux, ont au nominatif, au lieu d'un $o, un $w qu'ils gardent … tous les cas. C'est ce qu'on appelle la deuxiŠme d‚clinaison attique. Tableau de d‚clinaison : modŠle : ho nejs, le temple (Note : les formes entre parenthŠses sont des formes accessoires, moins pures et moins fr‚quentes que les autres.) [[[Singulier : nejs, nejs, nejn (nej), nej, \nej) Pluriel : \nej), \nej), nejs, nejn, \nej)s Duel : nej, \nej)n ] Remarque : La plupart de ces noms ont ‚t‚ affect‚s par la $m‚tathŠse de quantit‚. L'ionien $n–”s a abouti r‚guliŠrement en attique … $nejs (13 1 et 19 1). Dans quelques noms comme $ho $k&lws (le cƒble), $ho $lagjs (le liŠvre), $ho $tajs (le paon), l'$w est ‚tymologique. ÷~Noms contractes de la deuxiŠme d‚clinaison 46. Dans les noms contractes de la deuxiŠme d‚clinaison, ‚galement assez rares, $eo, $oo, $øoe se changent en $øou conform‚ment aux rŠgles normales ; ailleurs, les brŠves $e et $o sont absorb‚es par les voyelles longues ou diphtongues qui suivent. (Le nominatif-accusatif pluriel neutre est analogique). Tableau de d‚clinaison (Note : pour ce tableau, toutes les formes entre parenthŠses sont seulement des explications. Pour des raisons inh‚rentes … la transcription en braille, il est parfois n‚cessaire de le repr‚ciser … la suite de certaines formes, selon la mention "forme explicative".) [[[1. ModŠle $ho $novs, l'esprit Singulier : novs (n”os), novn (øn”on), nov (øn”ou), n\0\) (\n”w), forme explicative) Pluriel : noŒ (øn”oi), novs (øn”ous), \n0n (n”wn), noŒs (øn”ois) Duel : nj (n”w), noŒn (øn”oin) 2. ModŠle $t^ $ostovn, l'os Singulier : ostovn (øost‰on), ostovn (øost‰on), ostovn (øost‰on), ostov (øost‰ou) ost\0\) (\ost‰w), forme explicative) Pluriel : ostƒ (ost‰a), ostƒ (ost‰a), \ost0n (ost‰wn), ostoŒs (øost‰ois) Duel : ostj (ost‰w), ostoŒn (øost‰oin) ] Pratiquement ces mots ne se distinguent de $l”gos et de $ø\d0ron (en dehors du nominatif accusatif singulier) que par l'accentuation. Le g‚nitif $n”os est tardif. ÷~Radicaux et d‚sinences des deux premiŠres d‚clinaisons, page 27 47. Le radical des noms de la premiŠre d‚clinaison est en $a : $h–m‰ra, $kefala, ø$\strati0ta ; celui des noms de la deuxiŠme est en $o : logo, dwro, hodo. Ce radical se distingue nettement de la d‚sinence … certains cas, comme les nominatifs singuliers $nean‹a-s et $l”go-s ; les accusatifs singuliers $h–m‰ra-n, $nean‹a-n, $l”go-n. Les accusatifs pluriels $h–m‰ras, $øl”gous, ‚quivalent … $h–m‰ra-ns, $l”go-ns (d‚sinences conserv‚es dans certains dialectes). Aux autres cas, la d‚sinence primitive, ou bien a toujours fait d‚faut (vocatif singulier et nominatif des radicaux f‚minins en $a) ; ou bien s'est mˆl‚e ‚troitement au radical comme dans \l”gw). Il ne serait pas difficile de montrer les rapports qui existent entre la premiŠre d‚clinaison grecque et la premiŠre d‚clinaison latine, la deuxiŠme d‚clinaison grecque et la deuxiŠme d‚clinaison latine. ÷~TroisiŠme d‚clinaison, page 27 48. La troisiŠme d‚clinaison comprend des noms masculins, des noms f‚minins et des noms neutres. Les noms f‚minins se d‚clinent comme les masculins. Radical Le radical (ou thŠme) des noms de la troisiŠme d‚clinaison se termine g‚n‚ralement par une consonne, moins souvent par une voyelle. On trouve ce radical en retranchant la d‚sinence $os du g‚nitif singulier. La chute d'une consonne (digamma, yod ou sigma) met parfois en contact la voyelle finale du radical et la voyelle de la d‚sinence, il en r‚sulte des contractions. ÷~Caract‚ristiques de la troisiŠme d‚clinaison, page 27 La troisiŠme d‚clinaison se distingue par ses $d‚sinences et par la survivance d'anciennes alternances. 49. D‚sinences, page 27 Voici les d‚sinences de la troisiŠme d‚clinaison. [[[Singulier : $s (ou nulle d‚sinence), $s, $n ou $a (ancien $m), $os, $i Pluriel : $es, $es, $as (ancien $ns), $wn, $øsi Duel : $e, $øoin ] Les nominatifs, vocatifs et accusatifs neutres n'ont pas de d‚sinences au singulier et prennent la d‚sinence $a au pluriel. NOMINATIF singulier 1. Comme les consonnes $n, $r et $s peuvent terminer un mot grec, les radicaux masculins et f‚minins termin‚s par $n, $r ou $s n'ont pas la d‚sinence $s. La voyelle est souvent allong‚e, se distinguant ainsi du neutre et du vocatif, o— cette voyelle reste brŠve. Exemple : $da‹mwn, vocatif $ødaŒmon ; $øeuseb‚s, neutre $øeuseb‰s ; $pat‚r, vocatif \0 $øp&ter. 2. Les radicaux qui ne se terminent pas par $n, $r ou $s prennent la d‚sinence $s, qui s'unit au radical de diverses maniŠres en vertu des lois phon‚tiques (15). a) Les labiales $b, $p et $f, suivies de $s, se combinent avec cette lettre pour former la lettre double $y. b) Les gutturales $g, $k et $‡, suivies de $s, se combinent avec cette lettre pour former la lettre double $x. c) Les dentales $d, $t et $dans, et aussi le $n, tombent pratiquement devant $s. Exemples : $øfl‰y (ancien $øfleb\-s) ; $k”rax (ancien $korak\-s) ; øfront‹s (ancien $øfrontid\-s). 3. Les radicaux en $nt ont, les uns le nominatif sigmatique : $g‹gas (ancien $øgigant\-s), $pƒs (ancien $øpant\-s), les autres le nominatif sans $s : $l‰wn (ancien $øleont), $hekjn (ancien $øhekont). VOCATIF Le vocatif ne comporte, en principe, aucune d‚sinence ; mais parfois la forme du nominatif s'est ‚tendue … ce cas ; de plus, toute consonne autre que $n, $r et $s tombe … la fin du radical. Exemples : $k”rax, vocatif $k”rax ; $øfront‹s, vocatif $øfront‹ ; i‡“vs, vocatif $i‡“v. GENITIF La d‚sinence est $os (qui n'est pas sans rapport avec la d‚sinence $is latine). Par suite de diverses transformations phon‚tiques, faciles … expliquer, cette d‚sinence apparaŒt aussi sous les formes $ws (m‚tathŠse et contraction) et $øous (contraction). Exemples : fjr, fwr”s (cf. latin $fur, $furis) ; basil‰ws (basil‚os) ; øSwkr&tous (ancien Swkr&teos). DATIF L'$i du datif singulier, qui est souscrit dans les deux premiŠres d‚clinaisons, reparaŒt nettement … la troisiŠme d‚clinaison, surtout aprŠs consonne : fwr‹, i‡“$i. (Rappel de transcription : le signe d'italique … l'int‚rieur d'un mot signale la pr‚sence d'un tr‚ma sur la voyelle qui suit ce signe.). Cet $i est sans doute une terminaison de locatif ; la d‚sinence en $øsi l'est certainement. La d‚sinence $øsi peut recevoir le $n euphonique (13 5). ACCUSATIF a) AprŠs une $voyelle, le $n de la d‚sinence s'ajoute sans difficult‚ au radical, comme dans les deux premiŠres d‚clinaisons : $i‡“v-n, p”li-n (cf. $h–m‰ran, $øl”gon) ; b) aprŠs une $consonne, comme on ne pourrait le prononcer, il se vocalise en $a : f\0r\-a, k”rak-a, øfront‹d\-a. Accusatif pluriel : ce cas n'est autre chose que l'accusatif du singulier, plus le $s signe du pluriel : f\0ra\-s, k”raka\-s (pour d'anciens $fwr\-ns et $korak\-ns). De mˆme, $i‡“vn devient $i‡“vs, pour un ancien $i‡“un\-s. Mais dans les noms contractes dont le nominatif pluriel est en $eis, pour $øees, c'est ce nominatif qu'on emploie comme accusatif, de fa‡on que les deux cas soient semblables : p”leis, al–“eŒs, h–deŒs. Il est impossible que $p”leis repose sur $p”leas, ni $al–“eŒs sur $al–“‰as. 50. Alternances, page 28 On trouve, assez bien conserv‚es, un certain nombre d'alternances vocaliques : - de $timbre : uniquement dans les neutres en $os ; exemple : $teŒ‡os, radical pur : ancien $øtei‡es - mais surtout de quantit‚ ; exemple : $da‹mwn, radical pur $ødaŒmon (vocatif) ; $lim‚n, radical pur $ølimen (mais $leimjn, \0nos) ; Swkr&t–s, øSjkrates. ÷~51. Divisions de la troisiŠme d‚clinaison, page 29 On distinguera les thŠmes suivants : A) termin‚s par une consonne (thŠmes consonantiques) qui peut ˆtre $muette (occlusive), $liqiude ou $sifflante. B) termin‚s par les voyelles $i et $u (thŠmes en $i et $u). ÷~A) ThŠmes consonantiques, page 29 1. ThŠmes … muette 52. Les mots dont le radical se termine par une muette (ou occlusive) sont caract‚ris‚s au nominatif masculin f‚minin par la d‚sinence $s, qui se combine avec la muette suivant les rŠgles phon‚tiques expos‚es plus haut : [[[- labiale : h– {fl‰y, fleb\-”s}, la veine ; ho ‰poy, ‰pop\-os, la huppe (latin : {$plebs, $princeps}). - gutturale : h– a‹x, øaig”s, la chŠvre ; ho k”rax, k”rakos, le corbeau ; ho ”nux, ”nu‡os, l'ongle ; h– s&lpigx, s&lpiggos, la trompette (latin $dux, ø$rex). - dentale : h– øfront‹s, øfront‹dos, le souci ; h– ‡&ris, ‡&ritos, la grƒce ; ho (h–) ”rnis, ”rni“os, l'oiseau (latin $lapis, $ømiles). ] Tableau de d‚clinaison, page 29 [[[1. Labiale, modŠle : h– øfl‰y, la veine {fl‰y, fl‰y, fl‰ba, fleb”s, fleb‹ ; fl‰bes, fl‰bes, fl‰bas, \fleb0n, fley‹(n) ; fl‰be, fleboŒn}. 2. Gutturale, modŠle : ho k”rax, le corbeau k”rax, k”rax, k”raka, k”rakos, k”raki ; øk”rakes, øk”rakes, k”rakas, kor&kwn, k”raxi(n) ; k”rake, økor&koin. 3. Dentale, modŠle : h– øfront‹s, le souci {front‹s, front‹, front‹da, front‹dos, front‹di ; front‹des, front‹des, front‹das, front‹dwn, front‹si(n) ; front‹de, front‹doin.} ] Remarques, page 29 I) Quelques neutres se d‚clinent ainsi : t^ m‰li m‰litos (le miel) ; t^ \f0s, fwt”s (la lumiŠre) (ancien f&os) ; t^ g&l&, g&laktos (le lait) (datif pluriel g&laxi). II) Quelques noms … dentale, qui ne sont pas accentu‚s sur la finale, imitent les noms en $is $ews (61) et prennent par analogie la d‚sinence de l'accusatif. Tels sont les mots : h– ‰ris ‰ridos (la querelle), accusatif, ø‰rin ; h– ‡&ris ‡&ritos (la grƒce), accusatif, ø‡&rin ; et tous les noms propres en $is $idos (#“‰mis, #&rtemis...), parce qu'ils reculent l'accent. $”rnis fait $”rni“a ou $ø”rnin (nominatif pluriel : ø$”rni“es ou $”rneis) ; $øOid‹pous fait $øOid‹poda ou $øOid‹poun, mais $øtr‹pous (tr‚pied) fait $øtr‹poun. 53. page 30. Les noms accentu‚s sur la finale ont en g‚n‚ral le vocatif semblable au nominatif : h– øHell&s, la øGrŠce, g‚nitif : tˆs øHell&dos, vocatif \0 øHell&s. Par exception, le vocatif des noms en $‹s, $‹dos n'a pas de $s final. De mˆme le vocatif de $pa‹s, ø$paid”s (enfant) est : $\0 $paŒ. 54. page 30. Les mots dont le radical se termine par $nt perdent ces deux consonnes, souvent au nominatif singulier, toujours au datif pluriel, devant le $s de la d‚sinence ; mais, par compensation, la voyelle qui pr‚cŠde s'allonge. Leur vocatif se termine par $n. Exemples : ho g‹gas (le g‚ant), g‚nitif : øg‹gant-os, datif pluriel : g‹ga-si ($a long), vocatif : g‹gan. ho l‰wn (le lion), g‚nitif : øl‰ont-os, datif pluriel : øl‰ou-si, vocatif : øl‰on. ho odjn (la dent), g‚nitif : od”nt-os, datif pluriel, odov-si, vocatif : inusit‚. 2. ThŠmes … liquide, page 30 55. Le grec ne possŠde qu'un mot … thŠme en $l, $hals, $hal”s (masculin), le sel ; et encore n'est-il usit‚ qu'au pluriel en attique. Le grec n'a aucun thŠme en $m, mais un assez grand nombre de mots en $r et en $n. Le timbre de la voyelle peut ˆtre $e ou $o : $fjr, $“‚r ; $da‹mwn, $øpoim‚n. Il faut y joindre les noms neutres en $ma, trŠs nombreux (qui, malgr‚ les apparences, repr‚sentent un thŠme en $n ; la finale $ma r‚pond au latin $ømen. Cf. $”noma et le latin $ønomen). Le thŠme de ces neutres a ‚t‚ ‚largi par un $t, dentale qui a jou‚ un grand r“le dans toute la d‚clinaison. Tableau de d‚clinaison, page 30 [[[1. ho fjr, le voleur fjr, fjr, \f0ra, fwr”s, fwr‹ ; ø\f0res, ø\f0res, \f0ras, \fwr0n, fwrs‹(n) ; \f0re, fwroŒn. 2. ho da‹mwn, la divinit‚ {da‹mwn, daŒmon, da‹mona, da‹monos, da‹moni ; da‹mones, da‹mones, da‹monas, daim”nwn, da‹mosi(n) ; da‹mone, daim”noin.} 3. t^ \s0ma, le corps \s0ma, \s0ma, \s0ma, sjmatos, sjmati ; sjmata, sjmata, sjmata, swm&twn, sjmasi ; sjmate, øswm&toin. ] Remarques, page 31 I) Le datif pluriel $sjmasi est pour l'ancien $swmat-si, mais $da‹mosi ne peut reposer sur un ancien $ødaimon\-si (qui e–t donn‚ $ødaimousi) ; c'est une forme refaite. II) En g‚n‚ral, le vocatif des noms en $n ou $r est semblable au radical : $da‹mwn, $da‹monos, vocatif $ødaŒmon ; $øH‰ll–n (Grec), øH‰ll–nos, vocatif, øH‰ll–n. Mais les noms accentu‚s sur la finale ont presque tous le vocatif semblable au nominatif : {$poim‚n, $poim‰nos} (berger), vocatif, $øpoim‚n ; $a–djn (rossignol) et $‡elidjn (hirondelle) font au vocatif : $a–doŒ, ‡elidoŒ (62). III) On compte de rares thŠmes en $in : h– r‹s rin”s (le nez) ; ho delf‹s, delfŒnos (le dauphin). IV) On compte quelques neutres en $r : t^ pvr, pur”s (le feu), pluriel : $pur… sur $\d0ra ; t^ $ø‰ar, $‰aros (le printemps), parfois g‚nitif : $ˆros. Quelques-uns, termin‚s en $øar et en $wr, sont d'un type trŠs archa‹que et comportent un ‚largissement … dentale : $t^ $øhˆpar, $h‚patos (le foie) ; $t^ $hdwr, $hdatos (l'eau) ; $t^ ø$fr‰ar $øfr‰atos (le puits) ; $t^ $ø”nar, $one‹ratos (le songe). V) Les monosyllabes de la troisiŠme d‚clinaison ont l'accent sur la finale au g‚nitif et au datif des trois nombres, mais non aux autres cas : $fjr, $fwr”s, $fwr‹, mais $\f0ra, $ø\f0res, $\f0ras' Si la finale accentu‚e est longue, c'est le circonflexe qu'elle re‡oit : $\fwr0n' Cette rŠgle s'applique aux dissyllabes $fwn, $gun‚. Mais on ‚crit $pa‹dwn, $jtwn, $øTrjwn. Noms en $t‚r 56. page 31. Les noms de parent‚, trŠs anciens dans la langue, ont conserv‚ les alternances anciennes : degr‚ long, $pat‚r ; degr‚ bref, $øp&ter ; degr‚ z‚ro, {$patr”s, $patr‹, $patr&si.} Le mot $an‚r se d‚cline … peu prŠs comme $pat‚r (15 7). Tableau de d‚clinaison, page 31 [[[1. ho pat‚r, le pŠre {pat‚r, p&ter, pat‰ra, patr”s, patr‹ ; pat‰res, pat‰res, pat‰ras, pat‰rwn, patr&si ; pat‰re, pat‰roin.} 2. ho an‚r, l'homme {an‚r, &ner, &ndra, andr”s, andr‹ ; &ndres, &ndres, &ndras, \andr0n, andr&si ; &ndre, androŒn.} ] 57. Les noms suivants se d‚clinent et s'accentuent (sauf parfois au nominatif) comme $pat‚r : $m‚t–r (mŠre) ; $“ug&t–r (fille) ; h– $gast‚r (ventre). $D–m‚tŠr (C‚rŠs) recule l'accent et fait … l'accusatif $øD‚m–tra. Notez l'accent des vocatifs ${p&ter, $&ner, $“ug&ter, $D‚m–ter.} $Ho $ast‚r, l'astre, fait $ast‰ros, $ast‰ri..., mais $øastr&si. 3. ThŠmes en $s (contractes) 58. page 32. Cette cat‚gorie comprend des noms propres masculins en $–s, de nombreux noms neutres en $os et quelques noms neutres (archa‹ques) en $as. Tableau de d‚clinaison, page 32 [[[1. Noms propres masculins en $–s, modŠle : ho {Swkr&t–s (Socrate) Swkr&t–s, Sjkrates, Swkr&t–(n), Swkr&tous} (ancien ${Swkratesos), Swkr&tei ; Swkr&tai, Swkr&tai, Swkr&tas, \Swkrat0n, Swkr&tais ; Swkr&ta, Swkr&tain}. 2. Noms neutres en $os, modŠle : t^ teŒ‡os, (le rempart) teŒ‡os, teŒ‡os, teŒ‡os, øte‹‡ous (ancien $te‹‡esos), te‹‡ei (ancien $te‹‡esi) ; te‹‡– (ancien $te‹‡esa), te‹‡–, te‹‡–, \tei‡0n (ancien $tei‡‰wn), te‹‡esi (ancien $øte‹‡essi) ; te‹‡ei (ancien $te‹‡ee), tei‡oŒn (ancien $øtei‡‰oin). 3. Noms neutres en $as, modŠle : t^ økr‰as (la viande) {kr‰as, kr‰as, kr‰as, kr‰ws} (ancien ${kr‰asos), \kr‰a)}, (ancien $økr‰asi, avec un $a long) ; økr‰a (ancien $økr‰asa), {kr‰a, kr‰a, \kre0n} (ancien ${kre&n), kr‰asi} (ancien ${kr‰assi) ; kr‰a} (ancien økr‰ae), ø\kre0)n (ancien $økre&oin). ] Remarques, page 32 I) Le vrai radical de ø$Swkr&t–s, $teŒ‡os et ø$kr‰as est ø$Sjkrates, ancien $øtei‡es et ancien $\kre%as' Par la chute du $s entre deux voyelles, l'ancien $tei‡esa est devenu $te‹‡ea, puis $te‹‡– ; l'ancien ${Swkratesos, $Swkrateos}, puis ø$Swkr&tous ; l'ancien $ø\kre%asos, ø$kr‰aos, puis ø$kr‰ws (16 2). AprŠs $r les contractions des noms se font toujours en $– ; t^ m‰ros (la part), t… m‰r–. Au nominatif singulier, les noms neutres se distinguent des adjectifs analogues par le degr‚ $o ; cf. $yevdos (mensonge) et $øyeud‚s (menteur). II) Il n'y a que des noms propres (surtout en $t–s, $l–s $n–s) pour se d‚cliner comme ø$Swkr&t–s. Par analogie, ces noms propres en $–s empruntent souvent leur accusatif singulier et toujours leur pluriel aux noms masculins en $–s de la premiŠre d‚clinaison. III) Les noms propres en ø$klˆs sont pour $økl‰–s, ancien $ø\kle%es, et se d‚clinent ainsi : {Periklˆs, \0 Per‹kleis}, ancien {$\kle%es, Perikl‰a} (avec $a long) ancien $‰ea, øP‰rikl‰ous, ancien $ø\kle%esos, øPerikleŒ ancien $‰ei. IV) Les seuls noms qui se d‚clinent comme ø$kr‰as sont $gˆras (vieillesse) ; $g‰ras (r‚compense) ; $k‰ras (corne, aile d'arm‚e). Ce dernier peut aussi se d‚cliner sans contraction : k‰ratos, k‰rati ; k‰rata, øker&twn, k‰rasi. Noms en $ws 59. page 33. Les mots $h– $øaidjs (le respect, la pudeur) et $h– $–js (l'aurore), se d‚clinent pratiquement comme $pei“j (62) qui appartient … un thŠme diff‚rent mais voisin. Vocatif $øaidjs ; accusatif $ø\aid0, ancien $øaid”a ; g‚nitif $øaidovs, ancien $øaid”os ; datif ø$aidoŒ. #–js (vocatif $–js) a une seconde forme refaite en $‰ws et est pass‚ … la deuxiŠme d‚clinaison attique (45). Pour $h‚rws, voir 63. La plupart des noms en $js ont, du reste, ‚t‚ refaits sur un modŠle plus r‚gulier … dentale : $ho $hidrjs, $\0tos (la sueur) ; $ho $g‰lws $wtos (le rire). ÷~B) ThŠmes en $i et $u, page 33 60. Les noms en $i et $u ont des d‚clinaisons parallŠles. Presque tous les noms en $us se d‚clinent sur $i‡“vs. On rencontre un certain nombre de noms en $us $uos, masculins ou f‚minins ; quelques noms neutres (surtout po‚tiques) en $u. Tableau de d‚clinaison, page 33 [[[ModŠle : ho i‡“vs, le poisson i‡“vs, i‡“v, i‡“vn, i‡“os, i‡“$i ; øi‡“es (ou i‡“vs), øi‡“es (ou i‡“vs), i‡“vs (ou i‡“as), i‡“wn, i‡“si ; i‡“e (ou i‡“v), øi‡“oin. ] Remarques I) Les noms en $us $uos ne se contractent pas. Dans les trois noms $i‡“vs, $ho $mvs (le rat) et $h– $&rkus (le filet), le nominatif-vocatif pluriel peut ˆtre en $vs, forme analogique de l'accusatif pluriel ($i‡“vs, pour l'ancien $i‡“uns). $Mvs, lui-mˆme est primitivement un thŠme en $s : $mvs, ancien $musos (latin $mus, $muris). $D&kru (larme), pluriel $d&krua, fait au datif $d&krusi ou $ødakrois. On ‚crit parfois, au singulier, $i‡“s et $i‡“n oxytons. II) Les mots $bovs (boeuf ou vache) et $øgravs (vieille femme) (radicaux … diphtongue), se d‚clinent … peu prŠs comme $i‡“vs (trŠs r‚guliŠrement) : bovn, bo”s, bo$‹ ; \- øb”es, bovs, \bo0n, {bous‹ ; grav, gra”s, \- ; grƒes, gravs, \- , \-}. Le digamma se vocalise devant consonne et tombe entre voyelles ; pas de contractions). $Navs, navire, en d‚pit des apparences se d‚cline trŠs r‚guliŠrement (63). III) Les noms en $is $ios, qui ‚taient nombreux dans la po‚sie ancienne, sont devenus rares en attique ; on ne cite guŠre que $oŒs (brebis) dont la d‚clinaison (parallŠle … celle de $i‡“vs) est trŠs r‚guliŠre, en d‚pit des apparences : il faut se rappeler, en effet, que le radical est un ancien $\o%i (latin $ovis), d'o— : vocatif absent ; accusatif : oŒn ; g‚nitif : øoi”s ; datif : øoi‹ (o‹) ; pluriel : nominatif : øoŒes ; accusatif : o‹s, ancien $øoins ; g‚nitif : ø\oi0n ; datif : øois‹. 61. page 34. Les noms en $i et $u comportent le plus souvent un double radical : en $i, $u aux nominatif-vocatif-accusatif singuliers, en $e, ancien $\e+, avec $e long, ou ancien $\e%, ailleurs. Les d‚clinaisons de $pˆ‡us et de $p”lis sont exactement parallŠles. Les noms en $is, presque tous f‚minins, sont trŠs nombreux (souvent en $sis) ; deux seulement (masculins) ont le nominatif en $us ($u bref) : $pˆ‡us (coud‚e) ; $p‰lekus (hache). Aux thŠmes en $u se rattachent des noms de thŠme … diphtongue en $øeu ($e long) d‚signant des fonctions ou de nombreux m‚tiers. Les trois cat‚gories comportent quelques formes contractes. Tableau de d‚clinaison, page 34 [[[1. modŠle : h– p”lis, la ville {p”lis, p”li, p”lin, p”lews, p”lei ; p”leis} (ancien \-{ees), p”leis} (ancien {\-ees), p”leis, p”lewn, p”lesi ; p”lei} (ancien \-ee), {pol‰oin}. 2. modŠle : ho pˆ‡us, la coud‚e pˆ‡us, pˆ‡u, pˆ‡un, p‚‡ews, p‚‡ei ; p‚‡eis (ancien \-øees), p‚‡eis (ancien ø\-ees), p‚‡eis, p‚‡ewn, p‚‡esi ; p‚‡ei (ancien \-ee), øp–‡‰oin. 3. modŠle : ho basiles, le roi basiles, basilev, basil‰a, basil‰ws, basileŒ ; basileŒs (ancien basilˆs), basileŒs (ancien basilˆs), basil‰as (ancien basileŒs), basil‰wn, basilevsi ; basilˆ, øbasil‰oin. ] Remarques I) $T^ &stu, la ville (ordinairement, la ville d'øAthŠnes, par opposition … la campagne et au Pir‚e), pluriel, $t… $&st–, se d‚cline pour le reste comme $pˆ‡us. G‚nitif pluriel r‚gulier $ast‰wn. Pour $d”ru et $g”nu, voir 63. II) $Ho $øpresbeut‚s, le d‚put‚ (premiŠre d‚clinaison) a pour pluriel $ohi ø$presbeuta‹ r‚guliŠrement, mais emprunte plus souvent la forme $ohi $øpr‰sbeis d‚clin‚e sur $p‚‡eis (pluriel de $øpr‰sbus, peu usit‚ en prose au singulier). III) $P”lews r‚sulte d'une m‚tathŠse pour $p”l–os (cf. HomŠre, 398, 13). Le g‚nitif de $pˆ‡us devrait $p‚‡eos, ancien $\p–‡e%os, attest‚ chez H‚rodote, … rapprocher de $h–d‰os (72) ; de mˆme $&stews devrait ˆtre $&steos attest‚ chez HomŠre. $P‚‡ews et $&stews sont sans doute analogiques de $p”lews ; de mˆme l'accentuation de $p‚‡ewn, $p”lewn est analogique de celle de $p‚‡ews, $p”lews. L'accusatif pluriel $p”leis vient sans doute de l'ancien $øpolens et $p‚‡eis de l'ancien $øp–‡ens (ionien $p‚‡eas, $pel‰keas). IV) Le vrai radical de $basiles est l'ancien $\basil–%, (abr‚g‚ en $\basile% devant consonne) ; le nominatif singulier et le datif pluriel sont pour l'ancien $\basil–%s et l'ancien $\basil–%si (13 1 c) ; les trois accusatifs sont pour les anciens $\basil–%a, $\basil–%as et $\basil–%si (13 1 et 2) ; $basilˆs est la forme ancienne, $basileŒs une forme refaite (aprŠs 350 aprŠs J.C.). Noms f‚minins en $w (contractes) page 35 62. Aux thŠmes en $i se rattachent les mots en $w. Le thŠme ‚tait, en effet, termin‚ primitivement par un yod qu'on retrouve … l'‚tat pur au vocatif. Le g‚nitif $pei“vs repose sur l'ancien $\pei“o+os' L'accusatif, par analogie, porte le mˆme accent que le nominatif o— la voyelle du radical est allong‚e. D‚clinaison de $pei“j, la persuasion pei“j, pei“opi, pei“j (ancien pei“”a), pei“ovs (ancien pei“”os), pei“oŒ (ancien pei“”$‹). Le pluriel manque. Ainsi se d‚clinent : feidj (action d'‚pargner) ; –‡j (‚cho) ; les noms propres D–j (øD‚m‚ter) ; L–tj (Latone) ; Pu“j (øDelphes) ; H–rj (H‚ro) ; Ij (Io) et de nombreux noms de femme, {Gorgj, M–trj, Swsj}... 63. Noms irr‚guliers ou difficiles [[[ho I–sovs, J‚sus : g‚nitif, datif et vocatif : I–sov ; accusatif : I–sovn. ho {Ap”llwn, Apollon : \0 #&pollon, t^n Ap”llwna} ou øAp”llw. ho (ar‚n), l'agneau : tov øarn”s, toŒs øarn&si. Le nominatif singulier, trŠs rare, se remplace par $ho $amn”s. h– gun‚, la femme, l'‚pouse : \0 {gnai, tˆs gunaik”s, taŒs gunaix‹.} t^ g”nu, le genou : tov g”natos, toŒs g”nasi... t^ d”ru, la lance : tov d”ratos, t\0\) dor‹, toŒs d”rasi. ho Zes, {Zeus (Jupiter)} : \0 Zev, t^n D‹a, tov Di”s, t\0\) Di‹ (po‚tique Z–n”s, Z–n‹, Zˆna). ho h‚rws, le h‚ros (demi-dieu) : h‚rwa et h‚rw, h‚rwos, ancien $\h–rw%os, h‚rwi et \h‚rw), pluriel to–s h‚rwas et h‚rws. h– kle‹s, la cl‚ : tŠn kleŒn (ou kleŒda), tˆs kleid”s. ho (h–) kwn, le chien : \0 økon, t^n kna, tov kun”s, toŒs kus‹. ho m&rtus, le t‚moin : tov m&rturos, toŒs m&rtusi. h– navs, le navire : navn, nejs (n–”s), n–$‹ ; pluriel ønˆes, \ne0n, ønaus‹ ; duel : premiŠre forme inexistante, neoŒn. Radical \na% ($navis en latin). h– nx, la nuit : tˆs nukt”s, taŒs nux‹. t^ ovs, l'oreille : tov wt”s, ancien \o%atos, t… \0ta, toŒs ws‹. ho øPeiraies, le Pir‚e : {t^n Peirai‰a} ou {Peiraiƒ, tov Peirai‰ws} ou \Peirai0s. ho pos}, le pied : tov pod”s, toŒs pos‹. ho swt‚r, le sauveur : \0 ø\s0ter, tov swtˆros. ho uhi”s ou hu”s, le fils (ancien $uius) : \0 uhi‰, uhi”n, uhiov et uhi‰os, \uhi0) et uhieŒ ; pluriel uhio‹ et uhieŒs, uhios et uhieŒs, \uhi0n et uhi‰wn, uhioŒs et uhi‰si ; duel uhieŒ. Les formes en $o de la deuxiŠme d‚clinaison, sont seules attest‚es … partir de 350 avant J.C. h– ‡e‹r, la main : tˆs ‡eir”s, taŒs ø‡ers‹, toŒn ‡eroŒn. ho ‡ovs ou ‡oes, le conge : ‡oƒ, ‡o‰ws (\‡o0s, ‡o”s), ‡o$‹ ; ‡o‰s... ] ÷~Chapitre II page 36. Adjectifs ÷~I) D‚clinaison Adjectifs de la premiŠre classe, page 36 64. Ces adjectifs sont de la premiŠre d‚clinaison au f‚minin, de la seconde au masculin et au neutre. Tableau de d‚clinaison, page 36 [[[ModŠle : aga“”s, bon Masculin : aga“”s, aga“‰, aga“”n, aga“ov, aga“\0\) ; aga“o‹, aga“os, \aga“0n, aga“oŒs ; aga“j, aga“oŒn. F‚minin : aga“‚, aga“‚, aga“‚n, aga“ˆs, \aga“ˆ) ; aga“a‹, aga“&s, \aga“0n, aga“aŒs ; aga“&, aga“aŒn. Neutre : aga“”n, aga“”n, aga“”n, aga“ov, aga“\0\) ; aga“&, aga“&, aga“&, \aga“0n, aga“oŒs ; aga“j, aga“oŒn. ] Les adjectifs en $eos, $ios ou $ros d‚clinent leur f‚minin sur $h–m‰ra : n‰os, n‰a, øn‰on (jeune) ; ød‹kaios \-a (ou \-os) ø\-on (juste) ; hier”s \-&, \-”n, sacr‚ ; mais non les adjectifs en $aos, $uos, $oos : ahvos, \-– ø\-on, sec. Quelques adjectifs, notamment ceux en $oos, n'ont que rarement une forme au f‚minin : ”gdoos, ogd”–, ancien $\ogdo%_–, huitiŠme. (Pour $ø\prƒ)os, voir 72, Remarque III). 65. page 37. Presque tous les adjectifs compos‚s et beaucoup d'adjectifs d‚riv‚s n'ont que deux terminaisons : celle du masculin sert pour le f‚minin. Exemple : $a-\4&natos, $øon, immortel ($a privatif) ; ø$fr”nimos, ø$on, sens‚ ($øfr‚n, intelligence). 66. Quelques adjectifs se d‚clinent sur $nejs (45) et n'ont que deux terminaisons. Tels sont $h‹lews, $wn (propice) ; $ø‰kplews $wn (plein). Le pluriel neutre est en $a : $h‹lea, ø$pl‰a, mais quelquefois aussi en $w : ø$an&plew. On en rapprochera l'adjectif $ag‚rws, $wn (‚gal … $ag‚raos) (qui ne vieillit pas) et l'adjectif $s&os (sain et sauf, intact), ancien $\sa%os, qui se contracte r‚guliŠrement en \s0s, f‚minin \s0s (parfois $sƒ), neutre \s0n' L'accusatif est \s0n, les autres formes sont inusit‚es. 67. Il y a un petit nombre d'adjectifs contractes qui se d‚clinent comme $novs et $ostovn. Ce sont surtout des adjectifs indiquant la matiŠre et des multiplicatifs. Les uns, en $eos, possŠdent les trois genres et ont l'accent sur la finale ; les autres, en $oos, n'ont que deux terminaisons et ont l'accent sur la p‚nultiŠme. Tels sont : [[[- ‡rusovs (ancien ‡rseos), ‡rusˆ, ‡rusovn : d'or ; pluriel : ‡rusoŒ, ‡rusaŒ, ‡rusƒ. - øargurovs (ancien {argreos), argurƒ, argurovn} : d'argent ; pluriel : {arguroŒ, arguraŒ, argurƒ. - øenous} (ancien enoos), øenoun : bienveillant ; pluriel : øevnoi, enoa. ] Remarque Toutefois les adjectifs multiplicatifs en {$pl”os, $pl”–, $pl”on} se d‚clinent entiŠrement comme $‡rusovs. Exemples : {haplovs, haplˆ, haplovn}, simple ; {diplovs, diplˆ, diplovn}, double. Mais $ø&-plous, non navigable, se d‚cline comme $øenous. Adjectifs de la deuxiŠme classe, page 37 68. Ces adjectifs suivent la troisiŠme d‚clinaison et n'ont que deux terminaisons. Les uns se d‚clinent comme $da‹mwn (55) et ne comportent aucune contraction ; les autres (thŠmes en $s) se rapprochent de $Swkr&t–s et de $teŒ‡os et sont contractes (chute du $s intervocalique) (58). Quelques adjectifs en $is $idos, pour la plupart compos‚s sur des noms … dentales, se d‚clinent sur $øfront‹s (accusatif en ø$in le plus souvent). Exemples : eelpis $pi (g‚nitif $øeu‰lpidos), plein d'espoir ; $dseris $ri (g‚nitif $dus‰ridos), d'humeur d‚sagr‚able ; $ep‹‡aris $ri (g‚nitif $epi‡&ritos), agr‚able. On y ajoutera quelques adjectifs f‚minins, souvent employ‚s comme substantifs. Exemple : øpatr‹s (sous-entendre $gˆ) (g‚nitif $øpatr‹dos, accusatif $øpatr‹da), patrie, $Dwr‹s, dorienne ou Doride. Tableau de d‚clinaison, page 38 [[[1. non contractes, modŠle : $øeuda‹mwn, heureux a) masculin et f‚minin : {euda‹mwn, edaimon, euda‹mona, euda‹monos, euda‹moni ; euda‹mones, euda‹mones, euda‹monas, eudaim”nwn, euda‹mosi.} b) neutre : {edaimon, edaimon, edaimon, euda‹monos, euda‹moni ; euda‹mona, euda‹mona, euda‹mona, eudaim”nwn, euda‹mosi.} Duel aux trois genres : {euda‹mone, eudaim”noin}. 2. contractes, modŠle : $al–“‚s, vrai a) masculin et f‚minin : al–“‚s, al–“‰s, al–“ˆ (ancien \-‰a), al–“ovs (ancien \-‰os), al–“eŒ (ancien \-‰$i) ; al–“eŒs (ancien \-ø‰es), al–“eŒs, al–“eŒs, \al–“0n (ancien \-‰wn), al–“‰si. b) neutre : al–“‰s, al–“‰s, al–“‰s, al–“ovs, al–“eŒ ; al–“ˆ (ancien al–“‰a), al–“ˆ, al–“ˆ, \al–“0n, al–“‰si. c) duel aux trois genres : al–“eŒ (ancien \-‰e), al–“oŒn (ancien ø\-‰oin). ] Les adjectifs $hugi‚s (sain) et $øeufu‚s (bien dou‚) font … l'accusatif singulier et au pluriel neutre $hugiƒ et $hugiˆ, $øeufuƒ et øeufuˆ, parce qu'une voyelle ($i, $u) pr‚cŠde la terminaison ; $øende‚s (d‚pourvu, inf‚rieur) et $øeukle‚s (illustre) semblent ne faire que $øendeƒ et øeukleƒ. 69. Accentuation des adjectifs 1. Contrairement … la rŠgle ‚nonc‚e plus haut (42) et dans un souci d'uniformit‚, les adjectifs de la premiŠre classe (et les participes passifs qui s'y rattachent) ont, au g‚nitif pluriel, le f‚minin semblable au masculin : dika‹wn, luom‰nwn (trois genres). 2. Dans les noms ou adjectifs qui reculent l'accent le plus possible, l'accent recule au vocatif, si la finale y est brŠve : {euda‹mwn, edaimon ; eu‚“–s, e–“es ; Swkr&t–s, Sjkrates.}. Adjectifs de la troisiŠme classe, page 38 70. Ces adjectifs, appel‚s encore adjectifs mixtes, suivent la premiŠre d‚clinaison au f‚minin, modŠle $ø\gl0tta, et la troisiŠme d‚clinaison au masculin et au neutre. 1. Adjectifs non contractes, page 39 Tableau de d‚clinaison, page 39, modŠle, $pƒs, tout. [[[a) masculin : pƒs, p&nta, {pant”s, pant‹ ; p&ntes, p&ntas, p&ntwn, pƒsi ; p&nte, p&ntoin.} b) f‚minin : pƒsa, pƒsan, p&s–s, \p&s–) ; {pƒsai, p&sas, \pas0n, p&sais ; p&sa, p&sain.} c) neutre : pƒn, pƒn, {pant”s, pant‹ ; p&nta, p&nta, p&ntwn, pƒsi ; p&nte, p&ntoin}. ] Remarques I) $Pƒs, tout, chaque, correspond … ø$omnis et … $totus en latin ; $h”los $– $øon, tout entier, ne correspond en latin qu'… $totus. De plus, $pƒsa $p”lis signifie "toute ville", pƒsa $h– $p”lis, "toute la ville", h– $pƒsa $p”lis, "l'ensemble de la ville". Au pluriel {$p&ntes $&n“rwpoi, $p&ntes $ohi $&n“rwpoi}, se disent indiff‚remment. II) $Pƒsa est le r‚sultat d'une transformation phon‚tique : l'ancien $ø\pant+a aboutit … ø$pansa ; puis, par la chute du $n et allongement compensatoire, … $pƒsa. Ainsi se d‚clinent : {$h&pas, $h&pasa, $h&pan}, tout, absolument tout ; {$‡ar‹eis, $‡ar‹essa, $‡ar‹en}, gracieux, g‚nitif $‡ari‰ntos, $ø‡ari‰ss–s $‡ari‰ntos (qui fait au datif pluriel masculin et neutre $‡ar‹esi irr‚guliŠrement). Le vocatif singulier masculin de tous ces adjectifs est semblable au nominatif neutre. On y ajoutera, d'une part, l'adjectif {$fwn‚eis, $‚essa, $ˆen}, sonore, et quelques adjectifs po‚tiques : nif”eis (neigeux) ; pter”eis (ail‚) ; hul‚eis (bois‚)... ; d'autre part : m‰las, øm‰laina, m‰lan (noir) et t&las, øt&laina, t&lan (infortun‚) ; t‰r–n, t‰reina, øt‰ren (tendre), dont le masculin et le neutre se d‚clinent sur $øeuda‹mwn (g‚nitif m‰lanos, t&lanos, t‰r–nos). (Note : on rattache … $t&las l'interpellation ind‚clinable $\0\) $tƒn, mon cher, mon pauvre, fr‚quente dans les dialogues.) On d‚clinera de la mˆme fa‡on les participes actifs en $as : lsas, lsasa, lvsan, et tous les participes (pr‚sents, futurs, aoristes) en $wn, $øous, $eis, $us : lwn, lswn, didos, dos, lu“e‹s, deikns. 71. page 40. D‚clinaison des participes en $wn et $øous Tableau de d‚clinaison, page 40, modŠle : lwn, d‚liant [[[a) masculin : {lwn, lonta, lontos, lonti ; lontes, lontas, lu”ntwn, lousi ; lonte, lu”ntoin. b)} f‚minin : {lousa, lousan, luos–s, \luos–) ; lousai, luosas, \luous0n, luosais ; luosa, luosain.} c) neutre : {lvon, lvon, lontos, lonti ; lonta, lonta, lu”ntwn, lousi ; lonte, lu”ntoin.} ] #… cette d‚clinaison se rattachent les deux adjectifs (anciens participes) $hekjn, $hekovsa, $hek”n ($ølibens en latin), volontiers, et $&kwn, $ø&kousa, $øƒkon, ancien $\a%ekwn ($øinvitus en latin), … regret. Le duel f‚minin est presque toujours semblable au duel masculin dans les participes. Le datif pluriel des participes en $e‹s est en $eŒsi (54). 72. page 40 2. Adjectifs contractes en $s Tableau de d‚clinaison, modŠle h–ds, agr‚able [[[a) masculin : h–ds, h–d, h–dn, h–d‰os, h–deŒ, ancien $h–d‰$i ; h–deŒs, ancien $h–d‰es, h–deŒs, h–d‰wn, h–d‰si. b) f‚minin, h–deŒa, h–deŒa, h–deŒan, h–deŒas, \h–de‹a) ; øh–deŒai, h–de‹as, \h–dei0n, øh–de‹ais. c) neutre : h–d, h–d, h–d, h–d‰os, h–deŒ, ancien $h–d‰$i ; h–d‰a, h–d‰a, h–d‰wn, h–d‰si. ] Remarques, page 41 I) Comme on le voit, ces adjectifs ne se contractent qu'au datif singulier du masculin et du neutre, et aux trois cas semblables du pluriel masculin. II) $H–d‰si est une forme analogique ; on devrait avoir l'ancien $\h–de%si, ou $øh–deusi (cf. $basilevsi). $H–ds se d‚cline comme $pˆ‡us, mais le g‚nitif singulier est r‚gulier. Le f‚minin vient de l'ancien $\h–de%+a' III) $ø\Prƒ)os, doux, ancien $øpravs, ancien $ø\pra%s, a conserv‚ au masculin quelques formes de cette d‚clinaison : nominatif pluriel $øpraeŒs, g‚nitif $øpra‰wn, datif $øpra‰si ; f‚minin singulier $øpraeŒa, ancien $ø\pra%eia' Le reste est r‚gulier sur $aga“”s. 73. page 41. Adjectifs irr‚guliers Tableau de d‚clinaison [[[1. ModŠle $pols, nombreux a) masculin : pols, poln, øpollov, øpoll\0\) b) f‚minin : {poll‚, poll‚n, pollˆs, \pollˆ) c)} neutre : pol, pol, øpollov, øpoll\0\) 2. ModŠle $m‰gas, grand a) masculin : m‰gas, ømeg&le, m‰gan, ømeg&lou, \meg&lw) b) f‚minin : meg&l–, meg&l–, meg&l–n, meg&l–s, \meg&l–) c) neutre : m‰ga, m‰ga, m‰ga, ømeg&lou, \meg&lw) ] Au pluriel, ø$pollo‹ et $ømeg&loi se d‚clinent r‚guliŠrement sur $aga“”s. Remarque Au point de vue du sens, $pols est l'‚quivalent du latin $multus. Il n'y a pas d'adjectif fran‡ais qui lui corresponde exactement ; mais on peut souvent le rendre par l'adverbe $beaucoup. Il signifie au singulier $consid‚rable, au pluriel $nombreux. Exemple : ø$pollŠ $hod”s, beaucoup de chemin ; ø$pollŠ $‡jra, pays ‚tendu ; $poln $ø‡r”non, pendant longtemps, {$polloŒ $&n“rwpoi}, beaucoup de gens. De plus, il faut bien distinguer $øpollo‹, beaucoup, plusieurs, de $ohi $øpollo‹, la plupart ($øplerique en latin), le plus grand nombre, la foule. (Noter la construction $ohi $øpollo‹ \t0n $an“rjpwn.) $T… $øpoll& s'emploie adverbialement dans le sens de "la plupart du temps", "d'ordinaire" ($øplerumque en latin). L'adverbe $beaucoup se rend par $pol, et devant un comparatif par $pol ou $ø\poll0) … volont‚. ÷~II) Degr‚s de signification, page 42 En grec, comme en latin, le comparatif et le superlatif de sup‚riorit‚ se forment le plus souvent … l'aide d'un suffixe. Il y a deux suffixes pour le comparatif : le suffixe $teros, qui exprime … l'origine une opposition entre deux personnes, deux ˆtres, ou deux groupes ; le suffixe $‹wn, qui est … l'origine un intensif. Aux comparatifs en $teros r‚pondent les superlatifs en $tatos, aux comparatifs en $‹wn les superlatifs en $istos. La pr‚sence de l'article et, ‚ventuellement, d'un compl‚ment permet de distinguer le superlatif relatif (le plus beau) du superlatif absolu (trŠs beau). A) suffixes $teros, $tatos 74. page 42 1. Les adjectifs en $os font leur comparatif en $jteros ou $”teros (f‚minin $t‰ra) et leur superatif en $jtatos ou $”tatos (f‚minin $t&t–) selon que l'avant-derniŠre syllabe est brŠve ou longue. (Le grec n'admet pas une suite de quatre brŠves.) Une syllabe est longue, lorsqu'elle contient une voyelle longue ($–, $w toujours, parfois $a, $i, $u) ou une diphtongue, ou bien une voyelle brŠve suivie de deux consonnes ou d'une lettre double. Exemples : [[[sof”s (savant, sage) : sofjteros, a, øon ; sofjtatos, –, øon dein”s (habile, redoutable) : dein”teros ; dein”tatos ‰ndoxos (illustre) : øendox”teros ; øendox”tatos e“umos (plein d'ardeur, avec un $u long) : {eu“um”teros ; eu“um”tatos}. ] Remarques I) La plupart des exceptions ne sont qu'apparentes. Les adjectifs $ken”s (vide) et $sten”s (‚troit) gardent l'$o … cause d'un ancien digamma : ken”teros, ken”tatos : ancien ø\ken%os ; sten”teros, sten”tatos, ancien ø\sten%os ; de mˆme : man”teros (mou, lƒche), ancien ø\man%os' L'adjectif $f‹los (ami, cher) a pour comparatif $filjteros (rare, $f‹lteros chez HomŠre) et pour superlatif $f‹ltatos. II) Quelques adjectifs en $øaios forment leur comparatif et leur superlatif en $a‹teros et $a‹tatos : øgerai”s (ƒg‚) : gera‹teros, gera‹tatos ; øpalai”s (ancien) : pala‹teros, pala‹tatos. $M‰sos (moyen) fait ‚galement $mesa‹teros, mesa‹tatos ; $h‚su‡os (tranquille) fait $h–su‡a‹teros, $h–su‡aŒtatos ; $øpl–s‹os (proche) fait ${pl–sia‹teros, pl–sia‹tatos.} De mˆme, $‹sos (‚gal) fait au comparatif $isa‹teros. III) Les comiques (et notamment Aristophane) utilisent pour quelques adjectifs pris en mauvaise part le suffixe $‹steros $‹statos : l&los (bavard) : lal‹steros, lal‹statos. Pour certains de ces adjectifs il n'existe que le comparatif ou le superlatif : ptw‡”s (mendiant) : ptw‡‹steros ; p”t–s (buveur) : pot‹statos. 2. Pour les adjectifs en $–s, en $as, et en $us, on obtient le comparatif et le superlatif en ajoutant $teros et $tatos au neutre, c'est-…-dire au radical pur de ces adjectifs. Exemples : [[[saf‚s (clair) : saf‰steros, saf‰statos m‰las (noir) : mel&nteros, mel&ntatos oxs (aigu) : oxteros, oxtatos ] Remarque Les adjectifs en $øous comme $øhaplovs (simple), $øenous (d‚vou‚) forment le comparatif et le superlatif en ajoutant le suffixe au masculin : {haplovs, haplosteros, haplostatos}. L'adjectif $‡ar‹eis (gracieux) fait $‡ari‰steros, $‡ari‰statos. 3. Pour avoir le comparatif et le superlatif des adjectifs en $wn, on ajoute au neutre $‰steros et $‰statos. Exemple : øsjfrwn (sage) : {swfron‰steros, swfron‰statos} (analogie de $saf‰steros et $saf‰statos). B) suffixes $‹wn, $istos 75. page 43 Quelques adjectifs ont leur comparatif en $‹wn et leur superlatif en $istos. Le superlatif se d‚cline comme $aga“”s, le comparatif comme $øeuda‹mwn, avec cette diff‚rence que les terminaisons $ona, $øones et $onas sont moins usit‚es que d'autres en $w et en ø$ous, qui viennent d'un suffixe diff‚rent et plus ancien (en $jos, en lettres fran‡aises). Exemple : h–ds (agr‚able) : h–d‹wn, h‚distos. Tableau de d‚clinaison, page 43, modŠle $h–ds [[[a) masculin et f‚minin : {h–d‹wn, h‚dion, h–d‹w (h–dŒona), h–d‹onos, h–d‹oni ; h–d‹ous (h–d‹ones), h–d‹ous (h–d‹onas), h–di”nwn, h–d‹osi(n)}. b) neutre : {h‚dion, h‚dion, h‚dion, h–d‹onos, h–d‹oni ; h–d‹w (h–d‹ona), h–d‹w (h–d‹ona), h–di”nwn, h–d‹osi(n)}. ] Remarque Comme on le voit, la voyelle finale du radical tombe devant l'$i du suffixe. Ce suffixe $‹wn, $istos ne se rencontre, en prose, que dans $h–ds et les comparatifs et superlatifs irr‚guliers qui suivent (76). Tous se d‚clinent sur $h–d‹wn. $H–d‹w et $øh–d‹ous sont le r‚sultat des contractions de $h–d‹o(s)a, $h–d‹o(s)es (cf. en latin $ømajores et $majora, avec un $o long). ÷~Comparatifs et superlatifs irr‚guliers, page 44 76. Liste des adjectifs au positif, au comparatif et au superlatif [[[aga“”s (bon brave) : a) belt‹wn (meilleur), b‰ltistos. b) ame‹nwn (pr‚f‚rable), &ristos. c) økre‹ttwn (sup‚rieur), kr&tistos. d) \lj)wn (rare), l\0\)stos (rare). kak”s (mauvais, lƒche) : a) kak‹wn, k&kistos. b) ‡e‹rwn (moins bon), ‡e‹ristos. kal”s (beau) : {kall‹wn, k&llistos}. makr”s (long) : makr”teros (øm&sswn), makr”tatos (m‚kistos). m‰gas (grand) : me‹zwn, ancien \meg+wn, m‰gistos. (ela‡s) (petit) : øel&ttwn, ancien \ela‡+wn, el&‡istos. mikr”s (petit) : meŒwn, mikr”tatos. ol‹gos (peu nombreux), øel&ttwn, ol‹gistos et el&‡istos. pols (nombreux) : øple‹wn (neutre : øple”n), øpleŒstos. øais‡r”s (laid, honteux) : {ais‡‹wn, a‹s‡istos.} e‡“r”s (ennemi) : e‡“‹wn, ‰‡“istos. \r&)dios (facile) : \r&)wn, \rƒ)stos' ta‡s (prompt) : ø“&ttwn (15 5), t&‡istos. ] Remarques, page 44 I) L'oppos‚ de $økre‹ttwn (sup‚rieur, plus fort) est $øh‚ttwn ($øh‚sswn), inf‚rieur, plus faible (superlatif : $h‚kistos, trŠs peu, trŠs faible). $øEl&ttwn, $el&‡istos s'opposent … la fois … $me‹zwn, $m‰gistos, et … {$ple‹wn, $pleŒstos}. Dans les comparatifs en $wn l'$i a ‚t‚ transpos‚ ou absorb‚ (19 2). II) Certains des comparatifs qui pr‚cŠdent ne correspondent … aucun adjectif, ainsi $ame‹nwn, $belt‹wn ; plusieurs notamment sont form‚s sur des noms : økall‹wn sur øk&llos, beaut‚ ; $øais‡‹wn sur $aŒs‡os, honte. III) Le mot po‚tique $øpr‰sbus (vieux), s'emploie en prose au comparatif $øpresbteros et au superlatif $øpresbtatos, surtout quand on oppose les diff‚rents ƒges entre eux : vieillards et jeunes gens {$presbteroi $ka‹ $nejteroi}. 77. page 44 Quand un adjectif n'a pas de comparatif ou de superlatif, on y suppl‚e au moyen des degr‚s de comparaison de l'adverbe $m&la, beaucoup ; comparatif $ømƒllon, plus ; superlatif $m&lista, trŠs, le plus, surtout. Exemple : ømƒllon f‹los, plus cher (74 R I). Ce tour analytique, comparable au tour fran‡ais, a parfois remplac‚ les formations r‚guliŠres. Pour exprimer l'inf‚riorit‚, on emploie toujours $øol‹gon, peu ; $øhˆtton (‚gal … $øh‚kion, cf. 19 2), moins ; $h‚kista, le moins, trŠs peu. Comparatif et superlatif des adverbes 78. page 45. Le positif des adverbes de maniŠre est ordinairement en $ws (164). Ces adverbes empruntent le plus souvent leur comparatif … l'accusatif singulier neutre, et toujours leur superlatif … l'accusatif pluriel neutre des degr‚s de comparaison de l'adjectif. Exemples : [[[\saf0s (clairement) : øsaf‰steron (rare : safest‰rws), saf‰stata ta‡‰ws (promptement) : ø“ƒtton, t&‡ista ev (bien) : ø&meinon ou øb‰ltion, &rista oy‰ (tard) : øoyia‹teron, oyia‹tata ] ÷~III) Noms de nombre et adjectifs num‚raux, page 45 79. Les noms de nombre cardinaux sont ind‚clinables, sauf les quatre premiers et les noms des centaines et des milliers. D‚clinaison du nombre 1 [[[Masculin : ehŒs, h‰na, hen”s, hen‹ F‚minin : m‹a, m‹an, miƒs, \miƒ) Neutre : h‰n, h‰n, hen”s, hen‹ ] D‚clinez de mˆme : [[[øoude‹s (‚gal … : øoudc ehŒs), {oudem‹a, oud‰n} (plus tard : øou“e‹s), pas un, personne, rien m–de‹s (‚gal … : m–dc ehŒs), m–dem‹a, m–d‰n, pas un, personne, rien (168). ] D‚clinaison du nombre 2 Pour les trois genres : [[[- nominatif-accusatif : do (dw) - g‚nitif-datif : duoŒn (do, dueŒn) ; datif r‚cent : dus‹ ] "Tous les deux" (… la fois) se dit $&mfw, $amfoŒn, avec le duel, ou plus souvent {$amf”teroi, $terai}, $tera. D‚clinaison du nombre 3 [[[Masculin et f‚minin : {treŒs, treŒs, \tri0n, tris‹} Neutre : {tr‹a tr‹a \tri0n, tris‹} ] D‚clinaison du nombre 4 [[[Masculin et f‚minin : {t‰ttares, t‰ttaras, tett&rwn, t‰ttarsi} Neutre : {t‰ttara, t‰ttara, tett&rwn, t‰ttarsi} ] 80. page 46. Tableau des nombres en trois colonnes : premiŠre colonne : nombres cardinaux, deuxiŠme colonne : nombres ordinaux ; troisiŠme colonne : adverbes num‚raux. 1. Nombres cardinaux : dans l'ordre : nombre en fran‡ais, nombre en caractŠres grecs ; nom du nombre en grec [[[{1 a' ehŒs 2 b' do 3 g' treŒs 4 d' t‰ttares 5 e' p‰nte} 6 stigma, signe non transcriptible h‰x 7 z' h‰pta 8 –' oktj 9 dans. {enn‰a 10 ia' h‰ndeka 12 ib' djdeka 13 ig' treŒs ka* d‰ka 14 id' t‰ttares ka* d‰ka 15 ke' penteka‹deka} 16 iota et stigma, signe non transcriptible {hekka‹deka 17 iz' heptaka‹deka 18 i–' oktwka‹deka 19 i“ enneaka‹deka 20 k' e‹kosi(n) 30 l' tri&konta 40 m' tettar&konta 50 n' pent‚konta 60 x' hex‚konta 70 o' hebdom‚konta 80 p' ogdo‚konta} 90 koppa, signe non transcriptible {enen‚konta 100 r' hekat”n 200 s' diak”sioi 300 t' triak”sioi 400 u' tetrak‹sioi 500 f' pentak”sioi 600 ‡' hexak”sioi 700 y' heptak”sioi 800 w' oktak”sioi} 900 sampi, signe non transcriptible {enak”sioi 1000 'a ‡‹lioi 2000 'b dis‡‹lioi 10 000 'i mrioi 20 000 'k dismrioi} ] 2. Nombres ordinaux (Note de transcription : pour simplifier la transcription, on ‚crit encore le nombre cardinal, mais il faut le remplacer par l'ordinal correspondant. Exemple : 1 : premier.) [[[1. {\pr0tos – on 2. deteros a on 3. tr‹tos – on 4. t‰tartos 5. p‰mptos 6. h‰ktos 7. h‰bdomos 8. ”gdoos ”– oon 9. ‰natos 10. d‰katos 11. hend‰katos 12. dwd‰katos 13. triskaid‰katos 14. tettarakaid‰katos 15. pentekaid‰katos 16. hekkaid‰katos 17. heptakaid‰katos 18. oktwkaid‰katos 19. enneakaid‰katos 20. eikost”s 30. triakost”s 40. tettarakost”s 50. pent–kost”s 60. hex–kost”s 70. hebdom–kost”s 80. ogdo–kost”s 90. enen–kost”s 100. hekatost”s 200. diakosiost”s 300. triakosiost”s 400. tetrakosiost”s 500. pentakosiost”s 600. hexakosiost”s 700. heptakosiost”s 800. oktakosiost”s 900. enakosiost”s 1000. ‡iliost”s 2000. dis‡iliost”s 10 000. muriost”s 20 000. dismuriost”s} ] 3. Adverbes num‚raux (Note de transcription identique … celle correspondant aux nombres ordinaux.) [[[1. {h&pax 2. d‹s 3. tr‹s 4. tetr&kis 5. pent&kis 6. hex&kis 7. hept&kis 8. okt&kis 9. en&kis 10. dek&kis 11. hendek&kis 12. dwdek&kis ... 20. eikos&kis 30. triakont&kis ... 100. hekatont&kis 200. diakosi&kis ... 1000 ‡ili&kis ... 10 000 muri&kis} ... ] Remarques, page 47 I) Le stigma, le koppa et le sampi ne servent que comme signes de num‚ration. Ils repr‚sentent d'anciennes lettres disparues de l'alphabet grec (2). II) Pour les nombres consid‚rables, on peut se servir du mot $muri&s ($h–), myriade, nombre de dix mille. Exemple : 20 000 soldats : $do $ømuri&des $ø\stratiwt0n' III) L'emploi de l'alphabet dans la num‚ration (chiffres mil‚siens) ne date que du second siŠcle avant J‚sus-øChrist ; auparavant les Grecs utilisaient la lettre initiale des nombres principaux, et la barre verticale pour les quatre premiers chiffres : {III treŒs ; IIII t‰ttares ; P p‰nte ; D d‰ka ; H hekat”n ; #‡ ‡‹lioi ; M mrioi}. Formation et emploi des noms de nombre, page 47 81. 1. "Vingt-cinq" peut se dire : {e‹kosi p‰nte, e‹kosi ka* p‰nte, p‰nte ka* e‹kosi}. "Vingt-cinquiŠme" peut se dire : {eikost”s p‰mptos, eikost^s ka* p‰mptos, p‰mptos ka* eikost”s}. "Vingt-neuf" se rend aussi par : {hen^s d‰ontes tri&konta}, litt‚ralement : trente s'en fallant de un. "Vingt et uniŠme" se rend par : {ehŒs ka* eikost”s} ; jamais $\pr0tos. 2. ø\Pr0tos correspond au latin $øprimus ; $øpr”teros correspond … $øprior, le premier des deux, et signifie aussi $pr‚c‚dent, $sup‚rieur. De mˆme, $ø\pr0ton signifie "en premier lieu", "d'abord", tandis que $øpr”teron veut dire "pr‚c‚demment", "auparavant". Cf. $hstatos ($øpostremus), "dernier" de tous ; $hsteros ($øposterior), "dernier" des deux, "post‚rieur", "inf‚rieur" ; $øhsteron, "plus tard", "dans la suite". T^ ø\pr0ton : pour la premiŠre fois ; t^ ødeteron : pour la seconde fois... 3. $øMrioi, accentu‚ sur l'initiale, signifie 10 000 ; $mur‹os, accentu‚ sur l'avant-derniŠre syllabe, signifie "infini", "extrˆmement grand" ; $ømur‹oi signifie "innombrables", comme $øsescenti en latin. Exemple : mur‹os ‡r”nos : temps infini. Remarques, page 47 I) #… la place des adjectifs num‚raux distributifs $øsinguli, $bini, ø$terni, qu'emploie le latin, on se sert de la pr‚position $kat& suivie des nombres cardinaux … l'accusatif. Exemple : ka“'h‰na : un … un ; kat… do : deux … deux, deux pour chacun. On se sert parfois aussi de $an&. Exemple : an… hekat^n ø&ndras : par groupes de cent hommes. II) AprŠs les nombres cardinaux, $øp&ntes signifie $en $tout. Exemple : Djdeka øp&ntes : douze en tout. III) Les fractions s'expriment … l'aide des mots $m‰ros ($t”) et $moŒra ($h–), partie, part. On comparera les expressions $t^ $øp‰mpton $m‰ros, le cinquiŠme (la cinquiŠme partie), avec le nombre ordinal, et {$Peloponn‚sou $\t0n $p‰nte $ahi $do $moŒrai}, les deux cinquiŠmes du øP‚loponnŠse, avec le nombre cardinal et deux articles. T… do m‰r– : les deux tiers ; t… øtr‹a m‰r– : les trois quarts ; t… oktq m‰r– : les huit neuviŠmes. (Dans tous ces cas, le chiffre du d‚nominateur d‚passe seulement d'une unit‚ celui du num‚rateur.) IV) L'article n'accompagne les noms de nombre que si l'on calcule d'une maniŠre approch‚e : eis to—s ø‡il‹ous : environ mille ; amf* t… diak”sia ‰t– : dans les deux cents ans ; ou si l'on exprime une fraction (voir remarque III) : {hebdom‚konta nˆes \h0n ˆsan ahi e‹kosi stratijtides} : 70 vaisseaux dont 20 de transport. Mais : oktq ohi ø&ristoi : les huit meilleurs. ÷~Chapitre III, page 48. Pronoms Il existe en grec, comme en latin, six espŠces de pronoms. Les formes pronominales peuvent aussi servir … rendre les adjectifs pronominaux. Le plus souvent, dans la d‚clinaison des pronoms, on retrouve les d‚sinences des noms. I) Pronoms personnels 82. page 48. Tableau de d‚clinaison [[[1. premiŠre personne a) singulier : egj (je, moi), em‰ ou øme, emov ou ømou, emo‹ ou ømoi b) pluriel : h–meŒs (nous), h–mƒs, \h–m0n, h–mŒn c) duel : nj (nous deux), n\0\)n 2. deuxiŠme personne a) singulier : s (tu, toi), s‰ ou øse, sov ou øsou, so‹ ou øsoi b) pluriel : humeŒs (vous), humƒs, \hum0n, humŒn c) duel : sfj (vous deux), sf\0\)n ] Remarques, page 48 I) Le pronom personnel sujet ne s'exprime que si l'on veut insister (c'est moi qui...) ou quand on oppose deux personnes (toi, tu ris, moi, je pleure). Pour mettre en relief le pronom personnel, on y ajoute le plus souvent la particule $ge : ‰gwge (latin : ego øquidem), ø‰moige, sge... De plus, les formes pleines et accentu‚es $emov, $emo‹, $em‰, $sov, $so‹, $s‰, ne s'emploient qu'en tˆte des phrases, ou lorsqu'on veut faire ressortir le pronom, par exemple dans les antithŠses ; c'est elles aussi qu'on emploie aprŠs une pr‚position. Les formes faibles, enclitiques, ne peuvent commencer une phrase. Exemple : Crois-moi : emo* øpe‹“ou ; mais : {pe‹“ou moi}. Il me semble : dokeŒ ømoi ; mais : ø‰moige dokeŒ. Chez moi, de chez toi : par'em‰, par… sov (et non : par& øme, par& øsou). II) En grec, comme en latin, on tutoie toujours et on se nomme toujours le premier : egq ka* s : toi et moi. On trouve le pluriel de majest‚ (ou de modestie) … la premiŠre personne. III) Chez les poŠtes, et notamment chez les tragiques, on trouve la forme ancienne $t, pour $s. Pronom de la troisiŠme personne. 83. page 49. Il n'y a plus en grec classique de pronom personnel de la troisiŠme personne. On y suppl‚e, au nominatif, par les pronoms d‚monstratifs $ohvtos et $ekeŒnos, aux autres cas, par le pronom $øaut”s. Tableau de d‚clinaison de $øaut”s, page 49 [[[a) masculin : {aut”s, aut”n, autov, aut\0\) ; auto‹, autos, \aut0n, autoŒs ; autj, autoŒn.} b) f‚minin : {aut‚, aut‚n, autˆs, \autˆ) ; auta‹, aut&s, \aut0n, autaŒs ; autj, autoŒn.} c) neutre : {aut”, aut”, autov, aut\0\) ; aut&, aut&, \aut0n, autoŒs ; autj, autoŒn.} ] $øAut”s a trois emplois : il signifie : 1. mˆme, moi-mˆme, toi-mˆme, lui-mˆme, comme le latin $ipse (il est alors employ‚ seul ou en apposition … un nom ou … un pronom) ; 2. le mˆme, comme le latin $idem, quand il est imm‚diatement pr‚c‚d‚ de l'article ; 3. le, la, les, lui, leur, eux, de lui, d'eux... comme le latin {eum, eos, ejus, eorum}..., aux autres cas que le nominatif. Il est ici pronom personnel. Exemples : Je leur dirai moi-mˆme les mˆmes choses : {autoŒs t… aut…} \er0 ; le mˆme dieu : ho øaut^s “e”s, ou ho “e^s ho øaut”s ; Dieu mˆme : øaut^s ho #“e”s, ou ho #“e^s øaut”s ; je le vois : øaut^n ø\hor0 ; son pŠre : ho patŠr øautov (latin : øpater ejus). Remarques, page 49 I) Les crases suivantes : ø\ta_t” ou ø\ta_ut”n, ø\ta_t&, ø\ta_tov, ø\ta_ut0), ø\ta_utˆ), ‚quivalent … : {t^ aut”, t… aut&, tov autov, t\0\) aut\0\), \tˆ) \autˆ)} (13 3). II) Le pronom r‚fl‚chi simple (qui suit) $he ‚tait primitivement pronom personnel de la troisiŠme personne (HomŠre 398 15). Les tragiques emploient couramment $ønin dans ce cas. Pronoms r‚fl‚chis, page 50 84. Pronom r‚fl‚chi simple de la troisiŠme personne Tableau de d‚clinaison a) singulier : pas de nominatif ; accusatif : $h‰, ancien \s%e (latin $øse) (soi) ; g‚nitif : $ohv (latin $sui) (de soi) ; datif : $ohŒ ou $ohi (latin $sibi) (… soi). b) pluriel : sfeŒs (eux-mˆmes), sfƒs (eux-mˆmes), \sf0n (d'eux-mˆmes), sfŒsi ou øsf‹sin (… eux-mˆmes). Ce pronom s'emploie peu, surtout au singulier (toujours comme r‚fl‚chi indirect) : on le remplace d'ordinaire par le pronom r‚fl‚chi compos‚ de la troisiŠme personne (246). 85. page 50. Pronoms r‚fl‚chis compos‚s [[[1. PremiŠre personne : a) singulier : {emaut”n, ‚n ; emautov, ˆs ; emaut\0\), \ˆ)' b}) pluriel : {h–mƒs autos, &s ; \h–m0n \aut0n ; h–mŒn autoŒs, aŒs.} 2. DeuxiŠme personne : a) singulier : {seaut”n, ‚n ; seautov, ˆs ; seaut\0\), \ˆ)' b)} pluriel : {humƒs autos, &s ; \hum0n \aut0n ; humŒn autoŒs, aŒs}. 3. TroisiŠme personne : a) singulier : {heaut”n, ‚n, ” ; heautov, ˆs, ov ; ehaut\0\), \ˆ), \0)' b)} pluriel : {sfƒs autos, &s} ou {heautos, &s, & ; \sf0n \aut0n ;} ou {\heaut0n ; sf‹sin autoŒs, aŒs} ou {heautoŒs, aŒs, oŒs}. ] Remarque : Au lieu de $øseautov, $øheautov, $ø\heaut0n''' on emploie aussi $øsautov, $øahutov, $\ahut0n' Le neutre est rare aux deux premiŠres personnes. RŠgle : Ces pronoms s'emploient comme compl‚ments, au lieu des pronoms personnels, quand ils d‚signent la mˆme personne que le sujet du verbe. Exemple : Je me tue : øemaut^n apokte‹nw. Il me tue : apokte‹nei øme. Pronom r‚ciproque 86. page 50. On appelle ainsi le pronom {$all‚lous, $all‚lwn, $all‚lois} : les uns les autres, les uns des autres, les uns aux autres. Il n'a pas de nominatif et se d‚cline sur le pluriel de $aga“”s. Exemple : Ils s'entretuent : {all‚lous apokte‹nousin}. II) Pronoms ou adjectifs possessifs 87. page 50. 1. Ces adjectifs sont $ho $em”s (latin $ømeus) ; $ho $s”s (latin $tuus) ; $ho $h–m‰teros (latin $ønoster) ; $ho $hum‰teros (latin $øvester) (avec l'article). On les remplace d'ordinaire par le g‚nitif des pronoms personnels ou des r‚fl‚chis, selon les cas. Le vocatif, qui n'existe que pour $em”s, est semblable au nominatif. D‚clinaison de $aga“os. 2. La prose n'a pas d'adjectif correspondant au fran‡ais $son, $sa, $ses ; $sf‰teros, qui correspond … $leur et seulement dans le sens r‚fl‚chi, n'est guŠre employ‚. On se sert des g‚nitifs {$autov, $heautov}... ou bien du g‚nitif des pronoms d‚monstratifs. Exemple : Son pŠre est mort : {ho pat‚r autov t‰“n–ken}. (Pour l'emploi des possessifs, voir Syntaxe, 247-248.) III) Pronoms ou adjectifs d‚monstratifs 88. page 51. Le grec, comme le latin, possŠde trois d‚monstratifs correspondant approximativement aux trois personnes : [[[- $h”de, $h‚de, $t”de (latin $hic), qui n'est autre chose que l'article suivi de la particule $øde ; - $ohvtos, $aht–, $tovto (latin $iste), qui est priv‚ du $t initial aux mˆmes cas que l'article (ce qui porte … croire que le premier ‚l‚ment est le radical de l'article) ; - $ekeŒnos, $eke‹n–, $ekeŒno (latin $øille) ($keŒnos en po‚sie), d‚clin‚ sur $aga“”s. ] Dans ces mots, comme dans l'article et, d'ordinaire, dans $øaut”s, on note l'absence de $n final au neutre singulier (16). Le duel f‚minin est semblable au duel masculin. Tableau de d‚clinaison, page 51 [[[1. masculin : ohvtos (ce, celui-ci), {tovton, totou, \totw) ; ohvtoi, totous, totwn, totois ; totw, totoin.} b) f‚minin : {aht–, tat–n, tat–s, \tat–) ; ahvtai, tatas, totwn, tatais ; totw, totoin.} c) neutre : {tovto, tovto, totou, \totw) ; tavta, tavta, totwn, totois ; totw, totoin.} ] Remarque : Le f‚minin $aht– (celle-ci), ø$ahvtai (celles-ci) se distingue par l'esprit rude et la place donn‚e … l'accent de $øaut‚ (latin $ipsa), $øauta‹ (latin ø$ipsae), qui a l'esprit doux et l'accent sur la finale. On distingue de mˆme $tavta (ces choses) de \ta_ut&, ‚gal … : $t… $øaut& (les mˆmes choses) ; $\øtautˆ) de $\ta_utˆ), ‚gal … : $\tˆ) $\øutˆ)' 89.page 52. $H”de et $ekeŒnos s'opposent comme en latin $hic et $øille. $Ohvtos correspond … la fois … $hic et $iste. $H”de, celui que voici, d‚signe ce qu'on montre ou ce qu'on va dire. Au contraire, $ohvtos, celui-l…, ce dernier, d‚signe ce dont on parle ou ce qu'on vient de dire. Dans le dialogue, $ohvtos sert parfois … interpeller. Exemple : Ohvtos, t‹s eŒ s ; H‚ ! toi, l'homme, qui es-tu ? On ajoute souvent aux diff‚rents cas de ces pronoms un $‹ d‚monstratif qui correspond … la particule $ci dans $celui-ci : hodŒ, ohutos‹, ahut–‹, øtout‹ (au neutre), {touton‹, toutou‹, tad‹, t–nded‹...} RŠgle : Avec les trois d‚monstratifs, le nom doit ˆtre, en rŠgle g‚n‚rale, $imm‚diatement pr‚c‚d‚ de l'article : ohvtos ho an‚r, ho anŠr ohvtos. Si le nom est accompagn‚ d'une ‚pithŠte, on dit : ho aga“^s anŠr ohvtos, ou : ho aga“^s ohvtos an‚r. 90.page 52. On trouve dans les textes un autre d‚monstratif voisin de $h”de : c'est le pronom $h”s qui semble n'ˆtre que l'article avec la d‚sinence $s. Il est employ‚ au nominatif dans des locutions toutes faites : ka* h”s : et lui (de dire) ; ka* h‚, ka* ohŒ ; et : hˆ d'h”s : dit-il (154 2), parfois … l'accusatif au style indirect : ka* t”n. IV) Pronoms ou adjectifs interrogatifs 91.page 52. Tableau de d‚clinaison de $t‹s [[[1. masculin et f‚minin : t‹s (qui, quel), t‹na, t‹nos ou tov, t‹ni ou t\0\) ; øt‹nes, t‹nas, t‹nwn, t‹si (øt‹sin) ; t‹ne, øt‹noin. 2. neutre : t‹ (quoi, quelle chose), t‹, t‹nos ou tov, t‹ni ou t\0\) ; t‹na, t‹na, t‹nwn, t‹si (øt‹sin) ; t‹ne, øt‹noin. ] 1. Le pronom $t‹s plac‚ en tˆte d'un membre de phrase et accentu‚ de l'aigu sur la premiŠre syllabe est interrogatif et signifie $qui ? $quel ? (latin $øquis). Exemple : T‹s &n“rwpos ; quel homme ? T‹ l‰geis ; que dis-tu ? T‹ tovto ; Pourquoi cela ? 2. $P”teros $a $øon, lequel des deux, correspond au latin $øuter. 3. $PoŒos $a ø$on, quel (latin $øqualis), parfois employ‚ avec l'article. Remarque : Toute la d‚clinaison de $t‹s semble refaite sur un ancien accusatif $øtin. Les formes $t‹nos et $t‹ni sont les plus usit‚es. V) Pronoms ou adjectifs ind‚finis. 92. page 53. Tableau de d‚clinaison de $tis (un, quelqu'un, quelque chose) [[[1. masculin et f‚minin : tis, øtin&, øtin”s ou øtou, øtin‹ ou \tw) ; øtin‰s, øtin&s, \øtin0n, tis‹ (tis‹n) ; øtin‰, øtinoŒn. 2. neutre : ti, ti, øtin”s ou øtou, øtin‹ ou \tw) ; øtin& (ø&tta), {tin& (&tta), \tin0n, tis‹ (tis‹n) ; tin‰, tinoŒn}. ] 1. Le pronom ind‚fini $tis est enclitique et ne peut jamais commencer une phrase. Il se distingue par l'absence d'accent du pronom interrogatif $t‹s (il est toutefois accentu‚ s'il est suivi lui-mˆme d'une enclitique, cf. 33 4). Employ‚ comme adjectif, il se rapproche beaucoup de notre article ind‚fini. Exemple : #&n“rwp”s tis : un homme. Pronom, il ‚quivaut trŠs souvent … notre pronom $on. Exemple : ‰r‡eta‹ tis : on vient. 2. H‰kastos $– $øon, chaque, chacun (latin $øquisque), et $hek&teros $a $øon, chacun des deux ($øuterque en latin), diffŠrent quant … l'emploi de l'article. Le plus souvent on dit $hek&st– $p”lis, chaque cit‚ ; mais $hekat‰ra $h– $‡e‹r, chaque main. 3. $ø#&llos, $–, $o, autre (latin $alius), se d‚cline sur $øaut”s ; il faut distinguer $ø&lloi, d'autres (latin $alii), de $ohi $ø&lloi, les autres. Au singulier, $h– $ø&ll– $øHell&s signifie "le reste de la øGrŠce". {#&lloi &lla l‰gousin} : les uns disent une chose, les autres une autre. 4. $H‰teros, autre (latin $øalter), ne s'emploie, comme tous les mots en $teros, qu'en parlant de deux personnes ou de deux choses : ho h‰teros : l'un des deux, l'autre. Il a pour compos‚s $øoud‰teros et $m–d‰teros, aucun des deux (168). Remarque : Les formes ø$“at‰rou, ø$\“at‰rw), ø$“&teron, $\“&tera, r‚sultent d'une crase et repr‚sentent une forme plus ancienne : $h&teros. Elles ‚quivalent pour le sens … : tov øhet‰rou, t\0\) \het‰rw), t^ øh‰teron, t… h‰tera. 5. $ø#‰nioi, ø$ai, $a, quelques-uns (‚gal … : $‰ni $oh‹, il y en a qui) (104 III). 6. $Pƒs, tout (70) ; $øoude‹s, personne, rien (79 1). $Otis, $oti, personne, rien, est paroxyton (‚gal … $o-tis). VI) Pronoms ou adjectifs relatifs 93. page 54. Tableau de d‚clinaison de $h”s et $h”stis [[[1. Relatif simple : $h”s : qui, lequel a) masculin : h”s, h”n, h”v, h\0\) ; oh‹, ohs, \h0n, ohŒs ; hj, ohŒn. b) f‚minin : h‚, h‚n, hˆs, \hˆ) ; ah‹, h&s, \h0n, ahŒs ; hj, ohŒn. c) neutre : h”, h”, ohv, h\0\) ; h&, h&, \h0n ; ohŒs ; hj, ohŒn. 2. Relatif compos‚ : $h”stis : celui qui a) masculin : h”stis, h”ntina, ohvtinos ou øh”tou, h\0\)tini ou \h”tw) ; {oh‹tines, ohstinas, \h0ntinwn, ohŒstisi ; hjtine, ohŒntinoin}. b) f‚minin : h‚tis, h‚ntina, hˆstinos, \hˆ)tini ; {ah‹tines, h&stinas, \h0ntinwn, ahŒstisi ; hjtine, ohŒntinoin.} c) neutre : h” ti, h” ti, ohvtinos ou øh”tou, \0\)tini ou \h”tw) ; h&tina ({&tta), h&tina (&tta), \h0ntinwn, ohŒstisi ; hjtine, ohŒntinoin.} ] 94. page 54. Le pronom relatif $h”s, ancien \+os, correspond, pour le sens au latin $øqui. Il ne faut pas le confondre avec le d‚monstratif $h”s, ancien $sos (90). Le pronom compos‚ et ind‚fini $h”stis, $celui $qui (en g‚n‚ral), $quiconque, dont les deux parties se d‚clinent, correspond au latin $øquicumque et sert d'interrogatif indirect. De plus, quand l'ant‚c‚dent est un mot n‚gatif, on emploie $h”stis au lieu de $h”s. $Ohvtinos et $h\0\)tini sont rares. Remarque : On imprime parfois dans certaines ‚ditions (orthographe allemande) le pronom neutre $h”, $ti, avec une virgule, pour le distinguer de la conjonction $h”ti, $que. Pronoms ou adjectifs corr‚latifs 95. page 54. Les adjectifs corr‚latifs qui commencent par $p sont interrogatifs ou ind‚finis, et ne diffŠrent entre eux que par l'accentuation ; ceux qui commencent par $t sont d‚monstratifs ; par $ho, relatifs ou exclamatifs ; par $hop, relatifs ind‚finis ou interrogatifs indirects. Tableau de d‚clinaison, page 55. [[[1. Interrogatifs directs ou indirects poŒos ; quel ? de quelle sorte ? latin $øqualis p”sos ; combien grand ? latin $øquantus øp”soi ; combien ? latin $øquot p–l‹kos ; combien grand ? de quel ƒge ? 2. D‚monstratifs {toi”sde, toiovtos}, tel ; latin $talis (qualit‚) tos”sde, tosovtos, aussi grand ; latin $øtantus (grandeur) øtosovtoi, autant ; latin $tot (quantit‚) t–lik”sde, t–likovtos, aussi grand, aussi ƒg‚ 3. Relatifs d‚finis ou exclamatifs ohŒos, que, quel ; latin $øqualis h”sos, que, combien grand ; latin ø$quantus $øh”soi, que, combien ; latin ø$quot (tous ceux qui) h–l‹kos, que, combien grand ! 4. Relatifs ind‚finis ou interrogatifs indirects hopoŒos, que, quel ; latin $øqualiscumque hop”sos, que, combien grand ; latin $øquantuscumque $øhop”soi, combien, tous ceux qui hop–l‹kos, quel, de quel ƒge ] Remarques, page 55 I) Les adjectifs exclamatifs ont en grec la forme de relatifs (et non celle d'interrogatifs comme en latin ou en fran‡ais). Ce sont surtout $ohŒos et $h”sos. Exemples : Oh‹a kefal‚, quelle tˆte ! TŠn kefalŠn h”s–n ‰‡ei, quelle (grosse) tˆte il a ! II) Le relatif $oh‹os suivi de la particule $øte prend le sens de $capable (317 R). Au neutre, $ohŒ”n $t‰ $øesti signifie $il $est $possible. III) $øToiovtos, $talis, et $tosovtos, $øtantus, se d‚clinent comme $ohvtos, dont ils sont form‚s : {toiovtos, toiat–, toiovton} (rarement ; {toiovto), toiotou, toiat–s... ; tosovtos, tosat–, tosovton (tosovto), tosotou, tosat–s...} ; neutre pluriel : øtoiavta, tosavta. 96. page 55. Il faut distinguer les pronoms relatifs $d‚finis $h”s, $h”sos, $ohŒos, des pronoms relatifs $ind‚finis $h”stis, $hop”sos, $hopoŒos. Les premiers se rapportent … un objet pr‚cis et d‚termin‚ ; les seconds, … une classe d'individus en g‚n‚ral. On ajoute souvent aux relatifs $d‚finis la particule $øper, pour indiquer plus nettement encore que l'objet est bien d‚termin‚ : $øh”sper, celui-l… mˆme qui ; $øohi”sper, tel pr‚cis‚ment que. En outre, on ajoute souvent aux relatifs $ind‚finis les particules $ovn ou $d‚pote, qui les changent en simples $adjectifs ind‚finis, et marquent trŠs nettement que l'objet est ind‚termin‚ : hostisovn, hostisd‚pote, n'importe lequel, quelconque ; hopoterosovn, n'importe lequel des deux. Fin de la premiŠre section de la deuxiŠme partie