Ý{Grammaire Grecque ÝRagon, Dain, De Foucault, Poulain} Volume VII (pagination en noir : p. 194-225) ÷~Chapitre VIII, page 194 : Propositions compl‚tives 304. page 194 Les propositions compl‚tives jouent le r“le d'un substantif sujet ou objet du verbe principal. En fran‡ais, elles sont g‚n‚ralement introduites par la conjonction "que". En grec, elles sont : [[[- soit … un mode personnel : ‚nonciatives avec $h”ti ou $hws ; interrogatives indirectes ; volitives avec $h”pws ou $m‚ ; - soit … l'infinitif (chapitre XI) ; - soit au participe, faisant fonction d'attribut (chapitre XIII). ] RŠgle g‚n‚rale, page 194 Les verbes qui signifient $penser, $vouloir, $pouvoir, se construisent avec l'infinitif (345 ; 346, 1) ; les verbes qui signifient $dire se construisent soit avec l'infinitif (346, 2), soit avec $h”ti ($hws) et un mode personnel (308, 1) ; les verbes qui signifient $voir, $faire $voir, $savoir, se construisent soit avec $h”ti ($hws) (308, 2), soit avec le participe (363, 2), mais non avec l'infinitif. Verbes … constructions multiples 305. page 194 {Akow aut^n h‚kein, aut^n h‚konta, autov l‰gontos}. Pour certains verbes, une variation de sens entraŒne naturellement une variation de construction. D'une maniŠre g‚n‚rale, avec l'infinitif, l'action est pr‚sent‚e abstraitement, comme objet de pens‚e ou de vouloir ; avec $h”ti ou avec le participe, elle est pr‚sent‚e concrŠtement, comme objet de perception. Note de transcription : pour chaque verbe grec de la liste suivante, sera d'abord donn‚ son sens lorsqu'il est construit avec l'infinitif, puis son sens lorsqu'il est construit avec $h”ti ou avec le participe. [[[{akow : aut^n h‚kein} : j'apprends qu'il est l… (paraŒt-il) ; {aut^n h‚konta} : j'apprends qu'il est l… (r‚ellement) ; {akow autov l‰gontos} : je l'entends parler. øgignjskw : je d‚cide de ; je reconnais, je comprends que. oŒda, øep‹stamai : je sais (faire) ; je sais que. øman“&nw : j'apprends … ; j'apprends que. øm‰mn–mai : je songe … (faire) ; je me souviens que. {epilan“&nomai} : j'oublie de ; j'oublie que. øfa‹nomai : il semble que je ; il est manifeste que je. {ais‡nomai, aidovmai} : je rougis de faire (j'‚vite, par honte, de) ; je rougis de faire (je fais en rougissant). {&r‡omai} : j'entreprends de, je prends l'initiative de ; je commence …. ] Remarque, page 195 {$Pun“&nomai} et {$ais“&nomai} se construisent comme $akow. Anticipation du sujet (prolepse), page 195 306. page 195 {OŒs“a Eu“d–mon hop”sous od”ntas ‰‡ei} ; Le sujet d'une proposition compl‚tive … un mode personnel devient assez souvent compl‚ment du verbe principal. Cette figure, qu'on appelle anticipation du sujet ou prolepse, est surtout employ‚e dans l'interrogation indirecte. Exemples : [[[{OŒs“a Eu“d–mon hop”sous od”ntas ‰‡ei ; (Platon)}. Sais-tu combien øEuthydŠme a de dents ? {T”nde moi pr\0ton fr&son t‹s estin (Sophocle)}. Cet homme-ci, explique-moi d'abord qui il est. {#&r‡ont”s esti t\0n ar‡om‰nwn epimeleŒs“ai h”pws hws b‰ltistoi ‰sontai (X‚nophon)}. Le r“le d'un chef est de veiller … ce que ses subordonn‚s soient aussi parfaits que possible. ] Construction personnelle 307. page 195 {Dˆloi ˆsan h”ti epike‹sontai}. D'une maniŠre analogue, quand une proposition compl‚tive … un mode personnel, … l'infinitif ou au participe d‚pend d'un verbe ou d'une expression impersonnelle, son sujet devient souvent sujet du verbe principal construit personnellement. Exemples : [[[{Ohi pol‰mioi dˆloi ˆsan h”ti epike‹sontai (X‚nophon)}. Il ‚tait clair que les ennemis attaqueraient. {Dok\0 moi akoein.} Il me semble que j'entends. {DokeŒs moi hamart&nein}. Il me semble que tu te trompes. {Lakedaim”nioi dˆloi ˆsan epibouleontes h–mŒn (Thucydide)}. Il ‚tait clair que les lac‚d‚moniens complotaient contre nous. {L‰getai ho #&masis hws filop”t–s ˆn (H‚rodote)}. On dit qu'Amasis aimait la boisson. ] Remarque, page 195 La construction personnelle est obligatoire avec : dok\0 (il semble que je), ø‰oika (il paraŒt que je), {pollov, mikrov d‰w} (il s'en faut de beaucoup, de peu que je), ep‹dox”s eimi (il est probable que je) ; elle est fr‚quente avec : dˆlos, faner”s eimi (il est clair, manifeste que je) ; &xios, ød‹kai”s eimi (il est juste que je). Exemples : Mikrov ed‰–sa peseŒn. Peu s'en fallut que je ne tombasse, j'ai failli tomber. {D‹kai”s eimi z–miovs“ai}. Il est juste que je sois puni. ÷~I) Compl‚tives avec $h”ti ($hws), page 196 308. page 196 Les propositions compl‚tives avec $h”ti (ou $hws) pr‚sentent les mˆmes modes que les propositions ind‚pendantes ‚nonciatives ou l'optatif oblique (297). La n‚gation est normalement $øou. On construit avec $h”ti : 1. L‰gw h”ti #\4e^s ø‰stin. Les verbes d'affirmation, comme $dire, $raconter. Exemples : [[[L‰gw h”ti #\4e^s ø‰stin. Je dis qu'il y a un Dieu. {L‰gei h”ti tovto …n g‰noito}. Il dit que cela pourrait bien arriver. {L‰gei h”ti tovto …n eg‰neto}. Il dit que cela serait arriv‚ (si...). ] Remarques, page 196 I) Les verbes d'affirmation se construisent aussi avec la proposition infinitive (346, 2). $F–m‹ (j'affirme) (o f–mi : je nie, je dis que... ne pas) ne se construit qu'avec la proposition infinitive. II) $Hws peut remplacer $h”ti devant une affirmation dont on ne prend pas la responsabilit‚. 2. OŒda h”ti #\4e^s ø‰stin. Les verbes de perception, comme $voir, $faire $voir, $savoir, $entendre. Exemples : [[[OŒda h”ti #\4e^s ø‰stin. Je sais qu'il y a un Dieu. OŒd'h”ti {p&ntes …n homolog‚saite (Platon)}. Je sais bien que vous seriez tous d'accord. ] Tels sont : [[[øhor\0 : voir oŒda, øep‹stamai : savoir {ais“&nomai} : s'apercevoir akow : entendre {man“&nw, pun“&nomai} : apprendre øgignjskw : connaŒtre øm‰mn–mai : se souvenir d–l\0 : montrer {dˆlon, faner”n esti} : il est clair, manifeste ] Remarques, page 196 I) Les verbes de perception se construisent aussi avec le participe attribut (363, 2). II) {$Dˆlon $h”ti}, ‚crit aussi $d–lon”ti, peut s'employer sans verbe, … la maniŠre d'un adverbe, au sens de "‚videmment" ; de mˆme : ev oŒd'h”ti (en incise) : je le sais bien. 3. #‡a‹rw h”ti øeudokimeŒs. Les verbes de sentiment, comme $se $r‚jouir, $s'affliger, $reprocher. Exemples : [[[{#‡a‹rw h”ti eudokimeŒs (Platon)}. Je me r‚jouis de ta bonne renomm‚e. {#e“amazn h”ti oudamov Kvros fa‹noito (X‚nophon)}. Ils s'‚tonnaient de ne voir nulle part paraŒtre Cyrus. ] Tels sont : [[[ø\4aum&zw : s'‚tonner ‡a‹rw, øh‚domai : se r‚jouir agapƒn : se contenter de {&‡“omai, ‡alep\0s f‰rw} : s'affliger hra\)d‹ws f‰rw : supporter ais‚ment aganakteŒn : s'indigner øais‡nomai : rougir ømemfomai, kak‹zw : blƒmer øaineŒn, øepaineŒn : louer øaitiƒs“ai : accuser ] Remarques, page 197 I) Les verbes de sentiment se construisent aussi avec le participe attribut (363, 1). II) Au lieu de $h”ti, on trouve quelquefois $ei, qui signifie alors "dans l'hypothŠse que", "… la pens‚e que". Dans ce cas, la n‚gation est tant“t $øou, tant“t $m‚. Exemple : {Ouk ais‡nomai ei t\0n n”mwn ‰latton dnamai (Andocide)}. Je ne rougis pas d'avoir moins de pouvoir que les lois. III) {#\4aum&zw} peut ˆtre suivi d'une interrogative indirecte : {\4aum&zw ei} : je me demande avec ‚tonnement si... ÷~Interrogatives indirectes, page 197 309. page 197 OŒda h”stis eŒ. Une interrogation indirecte est introduite par : 1. les pronoms ou adverbes interrogatifs indirects ({h”stis, hop”sos, hop”te}, etc.), plus rarement les pronoms ou adverbes interrogatifs directs (t‹s, p”sos, p”te, etc.), parfois mˆme les relatifs simples (h”s, ohŒos, h”sos). 2. les particules interrogatives : ei (si) ; ei... ‚, øp”teron... ‚, e‹te... e‹te... (si... ou si). Exemples : OŒda h”stis eŒ. Je sais qui tu es. {Anerjta aut^n p”teron boletai m‰nein Š o} (ou : Š m‚). Demande-lui s'il veut rester ou non. Remarques, page 197 I) En fran‡ais, il y a une l‚gŠre diff‚rence de sens entre "je me demande s'il faut partir" et "je me demande s'il ne faut pas partir" ; "si ne pas" laisse entendre qu'on penche vers une r‚ponse affirmative. En grec, cette nuance ne s'exprime pas et l'on emploie $ei interrogatif sans n‚gation. Exemple : {T‹ g…r ‚\)d– e‹ ti k\_akeŒnos eŒ‡e sid‚rion ; (Lysias)}. Savais-je si lui aussi n'avait pas un poignard ? II) Une exclamation indirecte s'introduit par : ohŒos, h”sos, hws. Exemple : {Lesete ohŒa pr^s oh‹wn andr\0n p&s‡w (Sophocle).} Voyez quel sort m'est fait et par quels hommes. 310. page 197 {#–rjta h‰kaston e‹ tina elp‹da ‰‡ei} (ou : ø‰‡oi). Dans l'interrogation indirecte, on garde les mˆmes temps et les mˆmes modes que dans l'interrogation directe (modes des propositions ‚nonciatives ou subjonctif d‚lib‚ratif). Toutefois, si le verbe principal est … un temps secondaire, l'indicatif et le subjonctif d‚lib‚ratif peuvent ˆtre remplac‚s par l'optatif oblique (297). Exemples : [[[#‚rjta h‰na {h‰kaston e‹ tina elp‹da ‰‡ei} (ou : ø‰‡oi). Il demandait … chacun s'il avait quelque espoir. {Ouk ‰‡w t‹ f\0}. Je ne sais que dire. {Ouk eŒ‡on h”ti poi‚seian} (d'aprŠs øX‚nophon). Ils ne savaient que faire. ] Remarques, page 198 I) AprŠs les verbes suivants : øhorƒn, skopeŒn, {front‹zein, fobeŒs“ai}, on emploie parfois $m‚ dans le sens de "si... ne pas" ; … l'interrogation s'ajoute alors une nuance de crainte. Exemple : {H”ra mŠ poll\0n ‡eir\0n de‚sei (X‚nophon)}. Vois s'il ne faudra pas beaucoup de bras. II) Quand l'interrogation porte sur l'avenir, $si peut se traduire en grec par $e…n et le subjonctif (‚ventuel). Exemple : {Sk‰yai e…n t”de soi mƒllon ar‰sk–\) (X‚nophon)}. Examine si cela te plaira davantage. ÷~III) Compl‚tives avec $h”pws et $m‚, page 198 311. page 198 {H”pws amunome“a oude*s paraskeu&zetai}. Les verbes d'effort tels que $avoir $soin, $veiller $…, se construisent avec $h”pws et l'indicatif futur (n‚gation $m‚). Exemples : [[[{H”pws amunome“a oude*s paraskeu&setai (X‚nophon)}. Personne ne s'apprˆte … nous d‚fendre. {Ho Kvros bouleetai h”pws m‚pote ‰ti ‰stai ep* t\0\) adelf\0\) (X‚nophon)}. Cyrus cherche le moyen de ne plus jamais ˆtre sous le pouvoir de son frŠre. ] Remarques, page 198 I) au lieu de l'indicatif futur, on peut employer le subjonctif, avec ou sans $&n, ou encore, si le verbe principal est … un temps secondaire, l'optatif oblique. Exemples : [[[{#‰prassen h”pws p”lemos g‰n–tai (Thucydide)}. Il travaillait … d‚clencher la guerre. {#epimeljme“a h”pws …n ohi n‰oi m–dcn kakourg\\0\\sin (Platon)}. Veillons … ce que les jeunes gens ne commettent aucune mauvaise action. {#epemeleŒto h”pws mŠ &sito‹ pote ‰sointo (X‚nophon)}. Il veillait … ce qu'ils ne fussent jamais priv‚s de vivres. ] II) $H”pws, $h”pws $m‚, sans verbe principal, avec l'indicatif futur ou le subjonctif, signifient : tƒche que, prends garde que. Exemples : [[[{Nvn ovn h”pws sjseis me (Aristophane)}. Maintenant tƒche de me sauver, sauve-moi donc ! {H”pws mŠ poi‚s–“'h^ poll&kis humƒs ‰blayen (D‚mosthŠne)}. Prenez garde de faire ce qui vous a souvent caus‚ du tort. ] III) {$Ful&ttes“ai} et $øeulabeŒs“ai (prendre garde que, ‚viter de) se construisent aussi avec $m‚ et le subjonctif (316), ou $m‚ et l'infinitif (345). Exemple : {Eulabov mŠ p‰s–\)s}, ou : mŠ peseŒn. Prends garde de tomber. 312. page 198 {Fobovmai mŠ al–“‰s ˆ\)}. Les verbes de crainte, tels que $ød‰doika, $øfobovmai, se construisent avec $m‚, ou $mŠ $øou, au sens du latin $øne ou {$ne $non}, et le subjonctif ou l'optatif oblique. Exemples : [[[{Fobovmai mŠ tovto al–“‰s ˆ\)}. Je crains que cela ne soit vrai. {#efobeŒto mŠ ou dnaito ek tˆs ‡jras exel“eŒn (X‚nophon)}. Il craignait de ne pas pouvoir sortir du pays. ] Remarque, page 198 Si la crainte se rapporte au pass‚, on peut employer un temps pass‚ de l'indicatif. Exemple : {Fobome“a mŠ amfot‰rwn h&ma h–mart‚kamen (Thucydide)}. Nous craignons d'avoir manqu‚ les deux objectifs … la fois. ÷~Chapitre IX, page 199 : Propositions circonstancielles 313. page 199 Les propositions circonstancielles jouent, par rapport au verbe principal, le r“le d'un adverbe ou d'un compl‚ment circonstanciel. Elles commencent par des "conjonctions" qui sont, pour la plupart, des adverbes relatifs. On remarquera que ces "circonstances" peuvent $encore s'exprimer : [[[- par des propositions relatives … valeur circonstancielle (335-338) ; - par l'infinitif substantiv‚, … un cas oblique ou avec pr‚position (349) ; - par un participe en apposition ou en construction absolue (356, 358). ] 314. page 199 Une proposition circonstancielle est souvent annonc‚e dans la proposition principale par une expression adverbiale ou pronominale qui lui sert d'ant‚c‚dent. On trouve en particulier : [[[ep* tovto (… cette fin) ; ep'øaut^ tovto (dans ce dessin pr‚cis) ; øtotou h‰neka (dans cette intention)..., devant une finale ; tosovtos (si grand) ; øtoiovtos (tel) ; eis tovto, eis øtosovton, ohtws (… ce point) ; ep* totw\) (… cette condition)..., devant une cons‚cutive ; di… tovto, di… tavta (… cause de ceci)..., devant une causale ; øpr”teron (ou : øpr”s“en) (avant), devant ø$pr‹n. ] Exemple : {Eis tosovton ama“‹as h‚kw hjste ka* tovto agno\0 (Platon)}. J'en suis venu … ce point d'ignorance que j'ignore mˆme cela. 315. page 199 Une proposition circonstancielle (ou un participe ‚quivalent) est souvent rappel‚e, en tˆte de la proposition principale, par une expression adverbiale ou pronominale, qui en r‚sume ou en pr‚cise le sens. On trouve en particulier : [[[ohtws : "ainsi, dans ces conditions", aprŠs une cons‚cutive ou une conditionnelle ; "voil… pourquoi", aprŠs une causale ; parfois avec le sens trŠs vague de "voil…" aprŠs une temporelle ; di… tovto, ek øtotou : "voil… pourquoi", aprŠs une causale ; h”mws : "malgr‚ cela" ; eŒta, ‰peita, ka* tavta : "mˆme en ce cas", aprŠs une concessive ; øentav“a, øentav“a d‚, t”te : "alors" ; eŒta, ‰peita : "ensuite" ; met… tavta : "aprŠs cela" ; øeu“s øaut‹ka : "aussit“t", aprŠs une temporelle. ] Exemples : [[[{Eu“—s anast&s, ohtw devro eporeu”m–n (Platon)}. Aussit“t debout, voil…, je suis venu ici. {Ptw‡”s qn eŒta hubr‹zein tolmƒ\)s} ; mendiant comme tu l'es, voil… que tu fais l'insolent ? ] ÷~I) Propositions finales, page 200 316. page 200 {Sug‡wr\0, h‹na soi ‡ar‹swmai}. Les propositions finales commencent par $h‹na, $h”pws (rarement : $hws), "pour que", "afin que" ; h‹na m‚, h”pws m‚ (rarement : $m‚) : afin que... ne pas, pour ‚viter que, de peur que. Elles se mettent au subjonctif qui, aprŠs un verbe principal au pass‚, peut ˆtre remplac‚ par l'optatif oblique (297). Exemples : [[[{Sug‡wr\0, h‹na soi ‡ar‹swmai (Platon)}. Je cŠde pour te faire plaisir. {Sunewnovnto t^n sŒton, h‹n'hws axijtaton humŒn pwloŒen (Lysias)}. Ils stockaient le bl‚ pour vous le vendre le plus cher possible. ] Remarques, page 200. I) $H”pws est parfois accompagn‚ de $&n. Exemple : {H”pws …n m&“–\)s &kouson}. Afin de t'instruire, ‚coute. II) L'attraction modale peut entraŒner dans une finale l'optatif ou l'indicatif des temps secondaires (299). ÷~II) Propositions cons‚cutives, page 200 317. page 200 {Hjste akoein. Hjste ‰fugon}. Les propositions cons‚cutives commencent par $hjste (en sorte que, … tel point que). Elles se mettent soit … l'infinitif (n‚gation $m‚), soit aux mˆmes modes que les ind‚pendantes ‚nonciatives, surtout … l'indicatif, jamais au subjonctif (n‚gation $øou). Exemples : [[[{Krag–n pollŠn epo‹oun, hjste ka* to—s polem‹ous akoein, hjste ohi mcn eggtata t\0n polem‹wn ka* ‰fugon ek t\0n sk–nwm&twn (X‚nophon)}. Ils poussaient de grands cris, de sorte que l'ennemi pouvait les entendre, si bien que, de fait, ceux d'entre eux qui ‚taient le plus prŠs s'enfuirent de leurs tentes. {#ep‰pese ‡iqn &pletos, hjste ap‰kruye t… h”pla (X‚nophon)}. La neige tomba en abondance, au point qu'elle recouvrit les armes. ] Remarques, page 200 I) Avec l'infinitif, la cons‚quence est pr‚sent‚e comme une suite logique, naturelle, de l'action principale ; avec les autres modes, elle est pr‚sent‚e explicitement comme r‚elle, possible, ou irr‚elle. Exemple : {Hjste ho b‹os ab‹wtos g‹gnoit'&n (Platon)}. De sorte que la vie deviendrait impossible. II) Locutions remarquables : 1. Assez pour : øtoiovtos ohŒos, tosovtos h”sos (avec l'infinitif). OhŒ”s t‰ eimi : je suis en ‚tat de, capable de ; ohŒ”n t‰ øesti : il est possible de. Exemple : #ele‹peto {tˆs nktos h”son skota‹ous diel“eŒn t^ ped‹on (X‚nophon)}. Il restait assez de nuit pour traverser la plaine sans ˆtre vu. {Ou‡ ohŒ”n te ˆ dijkein to—s barb&rous (X‚nophon)}. Il n'‚tait pas possible de poursuivre les barbares. 2. Trop pour : comparatif suivi de $Š $hjste (240, IV). Exemple : {Nejtero‹ este Š hjste eid‰nai}. Vous ˆtes trop jeunes pour savoir. 3. Tant s'en faut que : {Tosotou d‰w org‹zes“ai hjste ka* eufra‹nomai}. Loin de m'en fƒcher, je m'en r‚jouis (en latin : {tantum abest ut... ut}). 4. #… la condition de : $hjste, ou plus souvent : ef'h\0\), {ef'h\0\)te}, pr‚c‚d‚ ou non de l'ant‚c‚dent $ep* $totw\), et suivi de l'infinitif. Exemple : {#\0 Sjkrates, af‹em‰n se ep* totw\) m‰ntoi ef'\0\)te m–k‰ti filosofeŒn (Platon). Socrate}, nous sommes prˆts … te relƒcher, mais … la condition que tu ne philosophes plus. ÷~III) Propositions causales, page 201 318. page 201 {H”ti epainovntai hup^ t\0n poll\\0\\n.} Les propositions causales commencent par $h”ti, $di”ti (parce que), $epe‹, $epeid‚, $h”te, $hws (puisque, dŠs lors que, comme). Elles se mettent aux mˆmes modes que les ind‚pendantes ‚nonciatives, surtout … l'indicatif (n‚gation $øou). Exemples : [[[{O‹ontai politiko* eŒnai, h”ti epainovntai hup^ t\0n poll\0n (Platon)}. Ils se croient hommes d'‚tat, parce qu'ils re‡oivent les louanges de la foule. {Di… to—s an“istam‰nous humeŒs este s\0oi, epe* di& g'uhmƒs auto—s p&lai …n apoljleite (D‚mosthŠne)}. C'est grƒce … vos adversaires que vous ˆtes sains et saufs, car, r‚duits … vos propres ressources, il y a beau temps que vous n'existeriez plus. ] Remarque, page 201 Si le motif est seulement all‚gu‚ (en latin $øquod et le subjonctif), l'indicatif peut ˆtre remplac‚ par l'optatif oblique, aprŠs un verbe principal au pass‚. Exemple : {#ek&kizon t^n Perikl‰a h”ti ouk epex&goi (Thucydide)}. Ils blƒmaient vivement øP‚riclŠs de ne pas faire de sortie (pens‚e des Ath‚niens et non de Thucydide). ÷~IV) Propositions concessives, page 201 319. page 201 {Ei ka* mŠ bl‰peis, froneŒs h”mws.} Les propositions concessives, qui indiquent une circonstance $malgr‚ $laquelle l'action principale a lieu, se construisent : 1. soit comme les propositions conditionnelles, avec $ei $ka‹, ou $ka* $ei (mˆme si, bien que, quoique ; n‚gation $m‚) ; 2. soit, plus souvent, avec $øka‹per et le participe (n‚gation $øou) (356, 4). Exemples : [[[{Ei ka* mŠ bl‰peis, froneŒs h”mws (Sophocle)}. Bien que tu sois aveugle, tu comprends cependant. {Ap‰pleuse, ka‹per m‰sou ‡eim\0nos ”ntos (X‚nophon)}. Il s'embarqua, bien qu'on f–t au coeur de l'hiver. ] Remarque, page 201 On trouve quelquefois $epe‹ ge (‚gal … $cum) (alors que, encore que). Exemple : {Ais‡uno‹m–n …n ‰gwge tovto homologeŒn, epe* pollo‹ g‰ fasin (Platon)}. Je rougirais pour mon compte de l'admettre, encore que bien des gens l'affirment. ÷~V) Propositions temporelles, page 202 320. page 202 Les propositions temporelles sont introduites par : [[[h”te, hws, h–n‹ka : quand, lorsque hop–n‹ka : lorsque øpr‹n : avant que øen \0\) : dans le temps que, pendant que ex ohv, af'ohv : depuis que ({ex quo)} hop”te : lorsque, chaque fois que epe‹, epeid‚ : aprŠs que, lorsque h‰ws : tant que, jusqu'… ce que ‰ste, m‰‡ri : jusqu'… ce que hws h&pax : une fois que ] Remarques, page 202 I) Si le verbe doit ˆtre au subjonctif, $&n se joint imm‚diatement … la conjonction ou au relatif : {h”tan, epeid&n, pr*n &n, en \0\) &n}, etc. II) Les locutions $&‡ri $ohv, $&‡ri $&n, et mˆme $&‡ri $ohv $&n (jusqu'… ce que, aussi longtemps que), ne sont pas conformes au pur usage attique. On trouve chez H‚rodote, avec le mˆme sens $&‡ri construit directement avec le subjonctif. III) "DŠs que" se rend en ajoutant $t&‡ista … $hws, $epe‹, $epeid‚. IV) Noter l'expression $ø‰stin $h”te (il est des cas o—, quelquefois), analogue … ø$‰stin $oh‹. 321. page 202 Les propositions temporelles se construisent : 1. {Tavta epo‹oun m‰‡ri sk”tos eg‰neto}. avec l'indicatif (n‚gation $øou), s'il s'agit d'un fait unique et pr‚cis, dans le pr‚sent ou le pass‚. Exemples : [[[{Tavta epo‹oun m‰‡ri sk”tos eg‰neto (X‚nophon)}. Ils prolongŠrent cette manoeuvre jusqu'au moment o— la nuit vint. {Nvn epe* p‰n–s geg‰n–mai (X‚nophon)}. Maintenant que me voil… pauvre. ] 2. {#epeid…n diapr&xwmai, h‚xw}. avec $&n et le subjonctif ‚ventuel), s'il s'agit d'un fait futur ou d'un fait g‚n‚ral ou r‚p‚t‚ dans le pr‚sent (n‚gation $m‚). Exemples : [[[{#epeid…n diapr&xwmai, h‚xw (X‚nophon)}. Quand j'aurai fini, je viendrai. {Perii”ntes autov diatr‹ywmen h‰ws …n f\0s g‰n–tai (Platon)}. Faisons ici les cent pas jusqu'… ce qu'il fasse jour. {Strateontai hop”tan tis aut\0n d‰–tai (X‚nophon)}. Ils servent … l'arm‚e quand on a besoin d'eux. ] 3. {Hop”te anagkas“e‹–, p&ntas ekr&tei p‹nwn}. avec l'optatif, s'il s'agit d'un fait g‚n‚ral ou r‚p‚t‚ dans le pass‚ (n‚gation $m‚). Exemples : [[[{Swkr&t–s, hop”te anagkas“e‹–, p&ntas ekr&tei p‹nwn (Platon). Socrate}, chaque fois qu'on l'y for‡ait, buvait mieux que personne. {Periem‰nomen hek&stote h‰ws anoi‡“e‹– t^ desmwt‚rion : epeidŠ dc anoi‡“e‹–, eisˆ\)men par… t^n Swkr&t– (Platon)}. Nous attendions chaque fois qu'on ouvrŒt la prison ; et quand on l'ouvrait, nous entrions auprŠs de øSocrate. ] Syntaxe de $øpr‹n 322. page 203 {Bouleou pr*n ‰rgw\) epi‡eireŒn}. $øPr‹n, dans la langue hom‚rique, ‚tait suivi de l'infinitif ; cette construction s'est conserv‚e dans la langue classique pour exprimer l'ant‚riorit‚ pure et simple. Mais, lorsque la proposition principale est n‚gative, on pr‚fŠre d'ordinaire employer les mˆmes modes qu'avec les autres conjonctions de temps. Exemples : [[[{Bouleou pr*n œergw\) epi‡eireŒn}. R‚fl‚chis avant de te mettre … l'ouvrage. {Ouk ‚“ele fegein pr*n h– gunŠ aut^n ‰peisen (X‚nophon)}. Il refusa de partir jusqu'au moment o— sa femme le persuada. {MŠ ap‰l“–te pr*n …n akos–te (X‚nophon)}. Ne partez pas avant d'avoir entendu. ] ÷~VI) Propositions conditionnelles, page 203 323. page 203 On appelle p‚riode hypoth‚tique la r‚union de deux propositions ‚troitement li‚es, dont l'une (protase ou donn‚e) exprime une condition, et l'autre (apodose ou r‚sultante), l'action principale qui en d‚pend. La proposition conditionnelle est introduite par $ei suivi de l'indicatif ou de l'optatif, ou par $e&n, $‚n, $&n, suivi du subjonctif. La n‚gation est normalement $m‚. 1. Condition suppos‚e remplie 324. page 203 {Ei kal\0s el&l–sa, t‹ me d‰reis ;} S'il s'agit d'un fait d‚termin‚, pr‚sent ou pass‚, on emploie $ei (s'il est vrai que, du moment que) et l'indicatif (r‚el). Dans ce cas, on rencontre parfois la n‚gation $øou. Exemples : [[[{Ei kal\0s el&l–sa, t‹ me d‰reis ; (Saint Jean)}. Si j'ai bien parl‚, pourquoi me frappes-tu ? {Ei an&gk– est* m&‡es“ai, deŒ paraskeu&sas“ai (X‚nophon)}. Du moment que la bataille est in‚vitable, il faut se pr‚parer. ] 325. page 203 {E…n z–tˆ\)s kal\0s, ehur‚seis}. S'il s'agit d'un fait futur, on emploie $e&n (s'il arrive que) et le subjonctif, moins souvent $ei et l'indicatif futur (‚ventuel). Exemples : [[[{E…n z–tˆ\)s kal\0s, ehur‚seis (Platon)}. Si tu cherches bien, tu trouveras. {Ei mŠ ka“‰xeis gl\0ssan, ‰stai soi kak& (Euripide)}. Si tu ne retiens pas ta langue, il t'arrivera malheur. ] Remarque, page 203 On trouve rarement $ei suivi de l'optatif avec $&n : s'il est vrai que, peut-ˆtre. Exemple : {Oud'ei mŠ poi‚sait'…n tovto, eukatafr”n–t”n estin (D‚mosthŠne)}. Cette mesure, dussiez-vous ne pas la mettre … ex‚cution, n'est pas … d‚daigner. 326. page 204 {#…n gla—x anakr&g–\), dedo‹kamen}. S'il s'agit d'un fait g‚n‚ral dans le pr‚sent, on emploie $e&n (s'il arrive que, chaque fois que) et le subjonctif (‚ventuel). Exemples : [[[{#…n (e…n) gla—x anakr&g–\), p&ntes dedo‹kamen (M‚nandre)}. Qu'une chouette pousse un cri, nous avons tous peur. {#Šn egg—s ‰l“–\) “&natos, oude*s boletai “n‚\)skein (Euripide)}. #… l'approche de la mort, personne ne veut mourir. ] 327. page 204 {Ouk ‰pinen, ei mŠ diyj\\)\\–}. S'il s'agit d'un fait g‚n‚ral dans le pass‚, on emploie $ei (s'il arrivait que, chaque fois que) et l'optatif, rempla‡ant dans le pass‚ le subjonctif avec $&n (‚ventuel), moins souvent l'imparfait de l'indicatif. Exemples : [[[{Swkr&t–s ouk ‰pinen, ei mŠ diyj\)–} (d'aprŠs øX‚nophon). øSocrate ne buvait pas, s'il n'avait pas soif. {E‹ tis ante‹poi, eu“—s ete“n‚kei (Thucydide)}. Si quelqu'un faisait de l'opposition, c'‚tait un homme mort. ] Remarque, page 204 Dans ce cas, on peut avoir, dans la proposition principale, un temps secondaire de l'indicatif avec $&n (284). 2. Condition suppos‚e possible 328. page 204 {Ei boloio iatr^s gen‰s“ai, t‹ …n poio‹–s ;} S'il s'agit d'une condition que l'on suppose r‚alisable … l'avenir, on emploie $ei (si un jour, si par hasard il arrivait que), et l'optatif sans $&n (potentiel). Exemple : {Ei boloio iatr^s gen‰s“ai, t‹ …n poio‹–s ;} Si tu voulais devenir m‚decin, que ferais-tu ? Remarques, page 204 I) On peut regarder par la pens‚e comme possible une chose impossible. Exemple : {Fa‹– d'…n h– “anovsa, ei fwnŠn l&boi (Sophocle)}. Voil… ce que dirait la morte, si elle prenait la parole. II) $Ei et l'optatif peut signifier : pour le cas o—. Exemples : [[[{Pr^s sc devr'af‹gme“a, e‹ tina p”lin fr&seias h–mŒn (Aristophane)}. Nous sommes venus ici auprŠs de toi, pour le cas o— tu pourrais nous indiquer une ville... {#‹etai e‹ ti dnaito bo–“ˆsai (X‚nophon)}. Il accourt pour le cas o— il pourrait apporter quelque secours. ] 3. Condition suppos‚e non r‚alis‚e 329. page 204 {E‹ ti eŒ‡on, ed‹doun &n}. S'il s'agit d'une condition pr‚sent‚e express‚ment comme non r‚alis‚e, on emploie $ei (si, contrairement … la r‚alit‚) et l'indicatif des temps secondaires sans $&n (irr‚el). Exemples : [[[{E‹ ti eŒ‡on, ed‹doun &n}. Si j'avais quelque chose, je le donnerais. {E‹ ti ‰s‡on, ‰dwka &n}. Si j'avais eu quelque chose, je l'aurais donn‚. ] Remarques, page 204 I) En g‚n‚ral, l'imparfait avec $ei correspond … notre imparfait, l'aoriste … notre plus-que-parfait ; mais il arrive que, en tenant compte de l'aspect, le grec emploie l'imparfait et non l'aoriste, s'il s'agit d'une action durable ou r‚p‚t‚e. Exemple : {Ouk …n n‚swn ekr&tei, ei m‚ ti ka* nautik^n eŒ‡en (Thucydide)}. Il n'aurait pas domin‚ sur des Œles, s'il n'avait pas poss‚d‚ une marine (282, II). II) AprŠs une p‚riode irr‚elle, on oppose souvent la r‚alit‚ au moyen de $nvn $d‰ (mais en fait, mais malheureusement). Exemple : {E‹ ti eŒ‡on, ed‹doun &n : nvn dc oudcn ‰‡w}. Si j'avais quelque chose, je le donnerais ; mais je n'ai rien. P‚riodes dissym‚triques 330. page 205 {Ei e“‰loimen skopeŒn, ehur‚somen}. Il n'y a pas correspondance m‚canique entre le mode de la principale et le mode de la subordonn‚e. C'est ainsi qu'on peut trouver : conditionnelle potentielle et principale r‚elle, conditionnelle r‚elle et principale potentielle, conditionnelle ‚ventuelle et principale potentielle, plus rarement conditionnelle r‚elle et principale irr‚elle. Exemples : [[[{Ei e“‰loimen skopeŒn, ehur‚somen (Isocrate)}. Si nous voulions bien r‚fl‚chir, nous trouverons. {Ei mcn ovn tavta l‰gwn diaf“e‹rw to—s n‰ous, tavt'…n e‹– blaber& (Platon)}. Si c'est par ce langage que je corromps la jeunesse, c'est donc qu'un tel langage serait pernicieux. {Apolo‹m–n ei sc d‰doika (Aristophane)}. Que je meure, si j'ai peur de toi ! {Totou ouk …n ham&rtois, e&nper m‰l–\) soi (X‚nophon)}. Tu ne risques pas de manquer le but, si du moins tu fais attention. {E‹ toi dokeŒ soi, ‡rˆn mcn o s'hamart&nein (Euripide)}. Si telle est ta r‚solution, tu n'aurais pas d– faillir. ] Locutions compos‚es de $ei ou de $e&n. 331. page 205 {MŠ poi‚s–\)s tavta : ei dc m‚, ait‹an h‰xeis}. Les principales locutions compos‚es de $ei ou de $e&n sont : [[[e‹te... e‹te (indicatif) ; e&n øte... e&n øte (subjonctif) : soit que... soit que ei m‚ : si ce n'est que, … moins que (nisi) ; ei m‚ d‹a : n'e–t ‚t‚, sans... ei dc m‚ : sinon, dans le cas contraire ({sin autem) hjsper …n ei} (indicatif ou optatif) : comme si (velut øsi) ka* ei, ka* e&n, k\_&n : mˆme si, quand bien mˆme (etsi) {oud'ei, oud'e&n} : pas mˆme si ei ka‹, e…n ka‹ : quoique, bien que ] Exemples : [[[{MŠ po‚s–\)s tavta : ei dc m‚, ait‹an h‰xeis}. Ne fais pas cela ; sinon tu en auras la responsabilit‚. Ei mŠ d‹a øKvron : sans Cyrus. ] Remarques, page 205 I) "Ne... que", "except‚", se dit : ei m‚, {pl‚n, ouk &llo ‚, h”ti m‚}. Exemples : [[[{Oudcn &llo ‰‡w ei mŠ tovto (plŠn tovto, Š tovto)}. Je n'ai que cela. {Oudcn h”ti mŠ erg&t–s ‰s–\) (Lucien)}. Tu ne seras rien qu'un manoeuvre. {Ouk ˆn kr‚n– h”ti mŠ m‹a en tˆ\) akrop”lei (Thucydide)}. Il n'y avait pas de fontaine, sauf une seule dans la citadelle. ] II) Par suite de l'ellipse de la proposition conditionnelle, dans la formule "{ou g…r &n}", la particule $g&r signifie : car sans cela, car autrement, car s'il n'en ‚tait pas ainsi. Exemples : [[[{#episteu”m–n hup^ Lakedaimon‹wn : ou g…r &n me ‰pempon p&lin pr^s humƒs (X‚nophon)}. J'avais la confiance des Lac‚d‚moniens : autrement, ils ne m'auraient pas renvoy‚ vers vous. P\0s g…r øouk &n ; Comment en serait-il autrement ? ] ÷~Chapitre X, page 206: Propositions relatives 332. page 206 Les propositions relatives jouent le r“le d'un adjectif ‚pithŠte ou d'une apposition. Elles sont introduites par des pronoms ou des adverbes relatifs. Les unes, relatives ordinaires, servent simplement … exprimer ou … d‚terminer un mot de la proposition principale ; les autres expriment en outre un rapport circonstanciel. Sur l'emploi avec attraction du pronom relatif, voir 251-255 ÷~I) Relatives ordinaires, page 206 333. page 206 {M‚t–r en o‹kois, hŠn s— mŠ de‹s–\)s.} Les propositions relatives ordinaires ne se distinguent des propositions ind‚pendantes que par le pronom ou l'adverbe relatif qui les introduit. Elles peuvent donc ˆtre … tous les modes des ind‚pendantes, ‚nonciatives et volitives. Exemples [[[{L‰ge dŠ tŠn epistolŠn hŠn ‰pemye F‹lippos (D‚mosthŠne)}. Donne donc lecture de la lettre que Philippe a envoy‚e. {M‚t–r en o‹kois, hŠn s— mŠ de‹s–\)s (Sophocle)}. Notre mŠre est dans le palais : ne la crains pas ({quam ne timueris). OŒs“'ovn h^ drƒson ; (Euripide)}. Sais-tu donc ce que tu dois faire ? {OŒmai …n h–mƒs toiavta pa“eŒn ohŒa to—s e‡“ro—s ohi “eo* poi‚seian (X‚nophon)}. Je pense que nous risquons de subir un sort que les dieux veuillent r‚server … nos ennemis. ] Remarques, page 206 I) Il arrive, en grec comme en latin, qu'un pronom relatif se rattache … un verbe d‚j… subordonn‚ … l'int‚rieur de la proposition relative ; de l… des formules complexes qu'on ne peut traduire qu'en modifiant la structure de la phrase. Exemples : [[[{Poll… …n eipeŒn ‰‡oien ohi Oln“ioi nvn, h… t”t'ei proe‹donto ouk …n apjlonto (D‚mosthŠne)}. Les Olynthiens pourraient dire aujourd'hui bien des choses dont la pr‚vision alors e–t ‚vit‚ leur perte ({quae si praevidissent non periissent). Nvn eil‚famen h^ p&lai ka* p”lloi t\0n sof\0n z“tovntes pr*n ehureŒn kateg‚rasan (Platon)}. Ce que nous venons de saisir l…, depuis longtemps bien des sages l'ont cherch‚ et ont vieilli avant de le trouver ({quod quaerentes consenuerunt)}. ] II) Une proposition relative peut parfois, sous forme d'apposition, exprimer une remarque sur ce qu'on va dire. Exemple : {H^ dc dein”tat”n estin ap&ntwn : hr&\)“umos g&r estin}. Ce qui est le plus terrible, c'est qu'il est paresseux (pour le sens de $g&r, voir 393). 334. page 207 {Hjsper t… ‡alkeŒa –‡eŒ, ka* ohi hr‚tores ohtw}. Les propositions comparatives, qui indiquent la ressemblance entre deux actions, ne sont qu'une espŠce particuliŠre de propositions relatives. Elles commencent par des adverbes ou des adjectifs corr‚latifs (95), auxquels correspond ordinairement dans la proposition principale un ant‚c‚dent d‚monstratif. [[[ohtws... øhjsper (hws) : ainsi que, de mˆme que (sic... ut) øhjsper (hws)... ohtws : de mˆme que;.. de mˆme (ut... ita) øtoiovtos... ohŒos : tel que (talis... øqualis) tosovtos... h”sos : aussi grand que ({tantus... quantus) tosovton... h”son} : autant que ({tantum... quantum) tosotw\)... h”sw\)}, devant un comparatif : d'autant plus que (eo... {quo ; tanto... quanto)} ] D'ordinaire, c'est le relatif qui pr‚cŠde et le d‚monstratif qui suit. Exemples : [[[{Hjsper t… ‡alkeŒa pl–g‰nta makr^n –‡eŒ, ka* ohi hr‚tores ohtw (Platon)}. De mˆme que les objets de bronze, quand on les frappe, r‚sonnent longtemps, de mˆme les orateurs. {H”sw\) mƒllon pistew humŒn, tosotw\) mƒllon apor\0 (Platon)}. Plus je vous crois, plus je suis embarrass‚. ] Remarque, page 207 AprŠs "ho øaut”s" (le mˆme) et les adjectifs suivants : ‹sos, {h”moios, parapl‚sios} (pareil), on emploie tant“t le relatif $øh”sper, tant“t $øhjsper ou $ka‹ (383, 1, II), dans le sens de "que". Exemple : {So* sumf‰rei t… aut… ka* emo‹}. Tu as les mˆmes int‚rˆts que moi. ÷~II) Relatives circonstancielles, page 207 335. page 207 {#\4aumast^n poieŒs, h^s h–mŒn oudcn d‹dws}. Les propositions relatives causales, dans lesquelles $h”s ‚quivaut … $h”ti (parce que) se construisent comme les causales, le plus souvent … l'indicatif (n‚gation $øou). Exemple : {#\4aumast^n poieŒs, h^s h–mŒn oudcn d‹dws (X‚nophon)}. Tu agis bien singuliŠrement de ne rien nous donner. 336. page 207 {T‹s ohtw ma‹netai h”stis ou boleta‹ soi f‹los eŒnai ;} Les propositions relatives cons‚cutives, dans lesquelles $h”s ou $h”stis ‚quivaut … $hjste, se construisent comme les cons‚cutives, le plus souvent … l'indicatif (n‚gation $øou). Exemples : [[[{T‹s ohtw ma‹netai h”stis ou boleta‹ soi f‹los eŒnai ; (X‚nophon)}. Qui est assez fou pour ne pas vouloir ˆtre ton ami ? {T‹s ohtws is‡ur^s h^s lim\0\) ka* hr‹gei dnait'…n ma‡”menos stratees“ai ; (X‚nophon)}. Qui est assez robuste pour ˆtre capable de faire campagne en combattant avec la faim et le froid ? Remarques, page 208 I) Si la cons‚quence est pr‚sent‚e comme possible ou souhait‚e, on emploie l'infinitif ou l'indicatif futur (n‚gation $m‚). Exemples : [[[{Dovlos toiovtos e‹ ohŒos m–den* lusiteleŒn (X‚nophon)}. Tu es un esclave incapable de rendre service … personne. {Y–f‹sas“e toiavta ex h\0n h–mŒn m–d‰pote metamel‚sei (D‚mosthŠne)}. Votez des mesures dont vous n'ayez jamais … vous repentir. ] II) Contrairement au latin, le grec n'emploie jamais le subjonctif aprŠs les expressions suivantes : eis*n oh‹, øoh‹tines (il y a des gens qui) ; {ouk ‰stin (oude*s ‰stin) h”stis} : il n'est personne qui ; {ouk ‰stin h”pws} : il n'y a pas moyen de (n‚gation $øou). Exemple : {Ouk ‰stin h”pws ou‡* te“n‚xeis (Aristophane)}. Tu ne pourras pas ‚chapper … la mort. Pour l'attraction : {ouden^s h”tou, ouden* h”tw\)}, etc., cf. 254, III. 337. page 208 {HumŒn p‰myw &ndras oh‹tines humŒn summa‡ovntai}. Les propositions relatives finales, dans lesquelles $h”s ou $h”stis ‚quivaut … $h‹na, $h”pws, se construisent … l'indicatif futur, employ‚ avec sa valeur originelle de d‚sid‚ratif (n‚gation $m‚). Exemple : {HumŒn p‰myw &ndras oh‹tines humŒn summa‡ovntai (X‚nophon)}. Je vous enverrai des hommes pour combattre avec vous. 338. page 208 {H… mŠ oŒda, oudc o‹omai eid‰nai}. Les propositions relatives conditionnelles, dans lesquelles $h”s ou $h”stis ‚quivaut … $e‹ $tis, se construisent comme les propositions conditionnelles (n‚gation $m‚). Exemples : [[[R‚el : {H… mŠ oŒda, oudc o‹omai eid‰nai (Platon)}. Ce que je ne sais pas, je ne m'imagine pas non plus le savoir. #‚ventuel : {T\0\) andr* h^n …n h‰l–s“e pe‹somai (X‚nophon)}. J'ob‚ira … l'homme que vous choisirez. {Summa‡ovsi totois h&pantes oh—s …n hor\0si pareskeuasm‰nous (D‚mosthŠne)}. On s'allie toujours avec ceux qu'on voit prˆts … agir. {#‰pratten h… d“xeien aut\0\) (D‚mosthŠne).} Il faisait tout ce qui lui plaisait. {#h\0\)tini entug‡&noien, p&ntas ap‰kteinon (Thucydide)}. Ils tuaient tous ceux qu'ils rencontraient. Potentiel : {Adiko‹– …n h”stis tovto poio‹–.} Quiconque ferait cela aurait tort. Irr‚el : {Ouk ednat'…n pr&ttein h… eboleto (X‚nophon)}. Il ne pourrait faire ce qu'il voudrait. ] Remarque, page 208 De ce que le fran‡ais emploie souvent, dans ce cas, le conditionnel, ce n'est pas une raison pour ajouter $&n dans la proposition subordonn‚e. En effet, quand on dit : "Celui qui ferait cela serait fou", c'est comme si on disait : "Si quelqu'un faisait cela". ÷~Tableau r‚capitulatif, page 209 339. page 209 Syntaxe commune des propositions temporelles, conditionnelles et relatives. Note de transcription : pour chaque notion envisag‚e (r‚el, ‚ventuel, potentiel et irr‚el), sont pr‚sent‚es d'abord les systŠmes de subordonn‚es, puis la proposition principale. [[[R‚el : {h”t'ek‰leuse} (quand il a ordonn‚), ei øek‰leuse (s'il a ordonn‚), h^ øek‰leuse (ce qu'il a ordonn‚), ø‰praxa (je l'ai fait). #‚ventuel Futur : {h”tan keles–\)} (quand il ordonnera), e…n keles–\) (s'il ordonne), h^ …n keles–\) (ce qu'il ordonnera), øpr&xw (je le ferai. Pr‚sent : {h”tan kele–\)} (quand il ordonne), e…n kele–\) (s'il ordonne), h^ ti …n kele–\) (tout ce qu'il ordonne), {pr&ttw} (je le fais). Pass‚ : h”te økeleoi (quand il ordonnait), ei økeleoi (s'il ordonnait), h^ ti økeleoi (tout ce qu'il ordonnait), ø‰pratton (&n) (je le faisais). Potentiel : ei økeleoi (s'il ordonnait), h^ økeleoi (ce qu'il ordonnerait), {pr&xaimi &n} (je le ferais). Irr‚el Pr‚sent : ei øek‰leuen (s'il ordonnait), h^ øek‰leuen (ce qu'il ordonnerait), ø‰pratton &n (je le ferais, mais...) ; Pass‚ : ei øek‰leusen (s'il avait ordonn‚), h^ øek‰leusen (ce qu'il aurait ordonn‚), ø‰praxa &n (je l'aurais fait). ] ÷~Chapitre XI, page 210 : L'infinitif 340. page 210 L'infinitif est … proprement parler un nom verbal. Comme $verbe, il exprime les diff‚rences de voix, de temps, d'aspect et, grƒce … la particule $&n, les nuances modales de potentiel et d'irr‚el ; il peut, avec un sujet et des compl‚ments, former une proposition complŠte. Comme $nom, il est trait‚ comme un neutre singulier et peut remplir toutes les fonctions d'un substantif sujet ou compl‚ment. DŠs l'origine, l'infinitif, sans qu'on puisse lui attribuer la valeur d'un $cas pr‚cis, servit … compl‚ter le sens d'un mot de la phrase (verbe, nom, adjectif, pronom), dans des tours analogues au fran‡ais "donner … boire", "agr‚able … voir", etc. : bˆ d'øi‰nai : il se mit en route ; moŒra “aneŒn : le destin de mourir ; “avma øid‰s“ai : merveille … voir ; &lkimos {m&‡es“ai} : vaillant au combat. L'adjonction de $hjste ou de $øpr‹n permettait de donner … l'infinitif le sens cons‚cutif "de maniŠre …" (317) ou temporel "avant de" (322). La proposition infinitive s'est d‚velopp‚e … partir d'expressions telles que "did&skw øse mŠ øyedes“ai" : je t'enseigne … ne pas mentir, "kelew {se api‰nai} : je t'invite … partir (jubeo øte abire), analogues au double accusatif, dans lesquelles le compl‚ment du verbe principal a ‚t‚ senti comme "sujet" de l'infinitif ; et elle s'est ‚tendue des verbes de volont‚ aux verbes d'opinion et d'affirmation, en concurrence avec les modes personnels. AprŠs HomŠre, l'emploi devenu courant de l'article a permis la cr‚ation d'une d‚clinaison de l'infinitif … tous les cas et avec pr‚position, sur le modŠle de la d‚clinaison nominale. En principe, l'infinitif n'exprime pas par lui-mˆme le temps : pr‚sent et aoriste ne se distinguent donc que par l'aspect ; cependant l'infinitif aoriste prend la valeur d'un pass‚ lorsqu'il tient lieu d'une proposition compl‚tive, avec les verbes d'opinion ou d'affirmation (346). ÷~N‚gation de l'infinitif, page 210 341. page 210 {Ais‡r^n mŠ ma“eŒn}. La n‚gation de l'infinitif est g‚n‚ralement $m‚, sauf aprŠs les verbes qui signifient "dire" ou "croire". Exemples : [[[{Ais‡r^n, akosanta ‡r‚simon l”gon, mŠ ma“eŒn (Isocrate)}. C'est une honte, lorsqu'on entend une parole utile, de ne pas la retenir. {L‰gw ou deŒn t^n “&naton fobeŒs“ai}. Je dis qu'il ne faut pas craindre la mort. ] Remarques, page 211 I) Mais si le verbe "dire" ou "croire" est … l'imp‚ratif ou … toute autre construction exigeant $m‚, c'est $m‚ qu'on emploie avec l'infinitif. Exemple : {N”mize m–dcn eŒnai t\0n an“rwp‹nwn b‰baion (Isocrate)}. Sois persuad‚ qu'il n'y a rien de s–r dans les choses humaines. II) AprŠs $deŒ et $‡r‚ (il faut), $ohŒ”n ø$te (il est possible), on trouve tant“t $m‚, tant“t ø$ou devant l'infinitif, selon qu'on rapporte la n‚gation … l'infinitif ou au verbe principal. Exemples : [[[{#‡rŠ m‚te ‡r–m&twn fe‹des“ai m‚te p”nwn (Platon)}. Il faut n'‚pargner ni d‚penses ni peines. {Tˆs aretˆs oud‰na deŒ idiwteein (Platon)}. Personne ne doit ˆtre un profane en matiŠre de vertu (‚quivaut … : øou deŒ tina). ] ÷~Infinitif de destination, page 211 342. page 211 {TŠn ‡jran ep‰treye diarp&sai}. L'infinitif actif ou moyen sert … marquer la destination aprŠs les verbes tels que : {did”nai, par‰‡ein, epitr‰pein} (donner …) ; øahireŒs“ai (choisir pour) ; {ka“ist&nai} (‚tablir pour) ; økatale‹pein (laisser pour). Exemples : [[[{TŠn ‡jran ep‰treye diarp&sai toŒs H‰ll–sin (X‚nophon)}. Il livra aux Grecs la r‚gion … piller. {Periklˆs h–\)re“– l‰gein (Thucydide). P‚riclŠs} fut choisi pour prendre la parole. {OŒnon eg‡eŒn pieŒn (Aristophane)}. Verser du vin … boire. ] Remarque, page 211 Ainsi s'explique l'emploi de l'infinitif aprŠs une phrase nominale (279). Exemples : [[[{#‰sti p”a ka“‹ses“ai (Platon)}. Il y a de l'herbe pour s'asseoir. {Hjra boulesas“ai (Platon)}. C'est l'heure de se d‚cider. ] ÷~Infinitif de d‚termination, page 211 343. page 211 øDein^s øl‰gein. L'infinitif, g‚n‚ralement actif ou moyen, sert … d‚terminer les adjectifs qui signifient : habile …, capable de, facile, beau, agr‚able …, digne de (ou leurs contraires). Exemples : [[[øDein^s øl‰gein : habile … parler ; øDein^s fageŒn : gros mangeur ; Hr&\)dios ma“eŒn : facile … apprendre ; #&xios {“aum&sai} : digne d'admiration ; {DunatŠ ka$ hupozug‹ois porees“ai hod”s (X‚nophon)} : route praticable mˆme aux bˆtes de somme ; {EuprepŠs ideŒn (X‚nophon)} : d'un air distingu‚. ] Remarques, page 211 I) Avec $&xios, on trouve aussi l'infinitif passif : &xios øtimƒs“ai : digne d'ˆtre honor‚. II) On dit, d'une maniŠre analogue : {“avma ideŒn, akovsai} : une merveille … voir, … entendre. ÷~Sujet et attribut avec l'infinitif, page 212 344. page 212 Pour la construction du sujet et de l'attribut avec l'infinitif, plusieurs cas se pr‚sentent : 1. Nom‹zei øadikeŒs“ai. Si le sujet de l'infinitif est le mˆme que celui du verbe principal, contrairement … l'usage latin, il ne se r‚pŠte pas et l'attribut se met au mˆme cas que ce sujet. Exemples : [[[{Nom‹zei adikeŒs“ai (X‚nophon)}. Il se croit trait‚ injustement. {Di… t^ filoma“Šs eŒnai, poll… an–rjta (X‚nophon)}. Comme il ‚tait d‚sireux de s'instruire, il posait beaucoup de questions. {Ahi pon–r‹ai t\0n fask”ntwn eŒnai sofist\\0\\n}. Les vices de ceux qui se pr‚tendent maŒtres de sagesse. ] 2. OŒma‹ {se sof^n eŒnai}. Si le sujet de l'infinitif est diff‚rent de celui du verbe principal, on le met, ainsi que l'attribut, … l'accusatif, comme en latin. Exemples : [[[{OŒma‹ se sof^n eŒnai}. Je pense que tu es un sage. #‰doxe pleŒn t^n Alkibi&d–n (Thucydide)}. On d‚cida qu'Alcibiade prendrait la mer. ] Remarque, page 212 En r‚alit‚, ce sujet ‚tait originellement compl‚ment d'objet du verbe principal ; mais il a ‚t‚ senti comme sujet de l'infinitif et l'accusatif a ‚t‚ employ‚ mˆme aprŠs un verbe intransitif. 3. DeŒ “eosebˆ øeŒnai. Si le sujet est ind‚termin‚ ($øtin& : on), il ne s'exprime pas et l'attribut ou l'apposition qui s'y rapporte se met … l'accusatif. Exemples : [[[{DeŒ “eosebˆ eŒnai}. Il faut ˆtre pieux. {H–d— sw“‰nta memnˆs“ai p”nwn (Euripide)}. Il est doux, une fois sauv‚, de se rappeler ses ‚preuves. ] Remarque, page 212 #… la construction impersonnelle, le grec pr‚fŠre souvent substituer une construction personnelle. Exemple : Dok\0 {moi akoein}. Il me semble entendre (307). 4. {Nvn soi ‰xestin andr* (&ndra) gen‰s“ai}. Si le mot qui devrait ˆtre sujet de l'infinitif est exprim‚ d‚j… comme compl‚ment, au g‚nitif ou au datif, dans la proposition principale, on ne le r‚pŠte pas et l'attribut peut s'accorder avec lui (c'est le cas le plus fr‚quent) ou se mettre … l'accusatif. Exemple : {Nvn soi ‰xestin andr* (&ndra) gen‰s“ai}. Maintenant il t'est permis d'ˆtre un homme. Remarque, page 212 Dans ce dernier cas, l'apposition peut se mettre … l'accusatif ou au datif, mais non au g‚nitif. Exemple : {Strat–gov esti ma‡”menon apo“aneŒn (D‚mosthŠne)}. C'est le fait d'un chef d'arm‚e de mourir en combattant. ÷~Verbes construits avec l'infinitif ou la proposition infinitive, page 213 345. page 213 On construit avec l'infinitif pr‚sent ou aoriste, quelquefois parfait, selon l'aspect et, s'il y a lieu, la n‚gation $m‚ : 1. {#ed‹daske to—s paŒdas mŠ yedes“ai}. Les verbes d'activit‚ tels que : pouvoir, savoir (faire), apprendre …, habituer …. Exemples : [[[{#ed‹daske to—s paŒdas mŠ yedes“ai (X‚nophon)}. Il apprenait aux enfants … ne pas mentir. {#ep‹stamai neŒn (X‚nophon)}. Je sais nager. ] Remarque, page 213 Avec l'infinitif, $‰‡w signifie : pouvoir ; p‰fuka (‰fun) : ˆtre n‚, ˆtre fait pour, naturellement dispos‚ …. Exemples : [[[{Ouk …n ‰‡oimi tovto ap^ st”matos eepeŒn (X‚nophon)}. Je ne saurais dire cela par coeur. {Ohtoi sun‰‡“ein all… sumfileŒn ‰fun (Sophocle)}. Je ne suis pas n‚e pour partager la haine, mais l'amour. ] 2. øD‰omai hum\0n mŠ “orubeŒn. Les verbes de volont‚ tels que : vouloir, d‚sirer, ordonner, permettre, d‚fendre, empˆcher. Exemples : [[[{De”mai hum\0n mŠ “orubeŒn (Platon)}. Je vous prie de ne pas faire de bruit. {Boloma‹ s‰ moi h‰pes“ai}. Je veux que tu me suives. ] Remarque, page 213 Le verbe $dire et les verbes analogues, quand ils expriment un ordre, sont ‚videmment suivis de l'infinitif (n‚gation $m‚). Exemple : {EŒpon t… te‹‡– ka“eleŒn (Thucydide)}. Ils ordonnŠrent de d‚truire les remparts. 3. {#‰dox‰ moi mŠ t^n plovn poieŒs“ai}. Les verbes impersonnels et les expressions impersonnelles comme : il faut, il convient, il est possible, n‚cessaire, permis, il arrive. Exemples : [[[{#‰dox‰ moi mŠ sŒga t^n pluvn poieŒs“ai (Sophocle)}. J'ai d‚cid‚ de ne pas poursuivre mon voyage en secret. {Ais‡r^n t\0\) par”nti kair\0\) mŠ ‡rˆs“ai (Isocrate)}. Il est honteux de ne pas profiter de l'occasion qui se pr‚sente. ] Remarque, page 213 {Sumba‹nei, sump‹ptei, g‹gnetai} (il arrive que), se construisent avec l'infinitif ou la proposition infinitive, parfois avec $hjste (317). Exemple : {Sun‰b– hjste pol‰mou m–dcn ‰ti h&yas“ai m–det‰rous (Thucydide)}. Il arriva que les deux partis cessŠrent de s'int‚resser … la guerre. 346. page 213 On construit avec l'infinitif pr‚sent, aoriste, futur, quelquefois parfait, et, s'il y a lieu, la n‚gation $øou : 1. {Ouk eŒnai “eo—s en”mizen}. Les verbes d'opinion tels que : penser, croire, imaginer. Exemple : {Pistewn “eoŒs, p\0s ouk eŒnai “eo—s en”mizen ; (X‚nophon)}. Puisqu'il mettait sa confiance dans les dieux, comment pouvait-il penser qu'il n'y a pas de dieux ? 2. {O fasin eŒnai &ll–n hod”n}. Les verbes d'affirmation tels que : dire, annoncer, avouer. Exemple : {Ohi h–gem”nes o fasin eŒnai &ll–n hod”n (X‚nophon)}. Les guides assurent qu'il n'y a pas d'autre route. Remarque, page 214 Seuls les verbes d'affirmation se construisent aussi avec $h”ti ou $hws et un mode personnel (308, 1) ; mais $f–m‹ ne se construit qu'avec l'infinitif. Remarque g‚n‚rale, page 214 Avec les verbes d'opinion et d'affirmation, les temps de l'infinitif ont la mˆme valeur que les temps correspondants de l'indicatif ; de plus l'infinitif pr‚sent peut avoir le sens d'un imparfait et l'infinitif parfait, le sens d'un plus-que-parfait (301, remarque). 347. page 214 {Omnasi mŠ tŠn t&xin le‹yein}. Les verbes qui signifient : esp‚rer, s'attendre …, promettre, interm‚diaires entre les verbes de volont‚ et les verbes d'opinion, se construisent g‚n‚ralement avec l'infinitif futur et la n‚gation $m‚. Exemple : {Omnasi mŠ tŠn t&xin le‹yein (Lycurgue)}. Ils jurent de ne pas quitter leur poste. Remarque, page 214 Au lieu de l'infinitif futur, on peut trouver l'infinitif aoriste avec $&n (futur adouci), ou, comme avec les verbes de volont‚, l'infinitif pr‚sent ou aoriste. D'autre part, comme avec les verbes d'opinion, la n‚gation est parfois $øou. Exemples : [[[{Ouk ‚lpizon ekpeseŒn …n Perikl‰a (Thucydide)}. Ils ne comptaient pas que øP‚riclŠs p–t tomber du pouvoir. {Ouk elp‹zete auto—s d‰xas“ai h–mƒs (X‚nophon)}. Vous n'escomptez pas qu'ils soutiennent notre choc. {Elp‹zei dunat^s eŒnai &r‡ein (Platon)}. Il espŠre ˆtre capable de commander. {Elp‹zw oudc to—s polem‹ous meneŒn ‰ti (X‚nophon)}. Je compte bien que l'ennemi ne nous attendra mˆme pas. ] Nota, page 214 Pour l'emploi expl‚tif des n‚gations aprŠs les verbes de sens n‚gatif, voir 377. ÷~Infinitif avec $&n, page 214 348. page 214 {Nom‹zw ouk …n hikan^s eŒnai}. L'infinitif avec $&n ‚quivaut … une proposition qui, formul‚e … un mode personnel, serait … l'optatif avec $&n (potentiel) ou … un temps secondaire de l'indicatif avec $&n (irr‚el). Le contexte seul permet de distinguer le potentiel de l'irr‚el. Exemples : [[[{Nom‹zw, hum\0n ‰r–mos jn, ouk …n hikan^s eŒnai e‡“r^n al‰xas“ai} (‚quivalant … : {ei ‰r–mos e‹–n, ouk …n e‹–n) (X‚nophon)}. Je crois que, s‚par‚ de vous, je ne serais pas en ‚tat de repousser un ennemi. {Kvros, ei eb‹w, &ristos …n dokeŒ &r‡wn gen‰s“ai} (‚quivalant … : …n eg‰neto) (øX‚nophon). Il semble que Cyrus, s'il e–t v‚cu, e–t ‚t‚ un chef excellent. ] ÷~Infinitif avec l'article, page 215 349. page 215 {N‰ois t^ sigƒn kreŒtt”n esti tov laleŒn}. Pr‚c‚d‚ de l'article $t” (litt‚ralement : le fait de), l'infinitif, seul ou accompagn‚ de son sujet et de ses compl‚ments, est un v‚ritable nom, qui se d‚cline et peut remplir toutes les fonctions d'un substantif. Exemples : [[[{N‰ois t^ sigƒn kreŒtt”n esti tov laleŒn}. Pour des jeunes gens, mieux vaut se taire que parler. {Ho tov pr&ttein ‡r”nos}. Le temps d'agir. {T^ pe‹“es“ai toŒs &r‡ousin, ohi Lakedaim”nioi kr&tistoi (X‚nophon)}. Quant … se soumettre … leurs chefs, les Lac‚d‚moniens y excellent (209). ] Remarque, page 215 Aux cas obliques, l'infinitif d‚clin‚ peut ainsi, plus ais‚ment que les diff‚rents g‚rondifs latins, remplacer toutes les propositions circonstancielles : [[[G‚nitif : tov, h‰neka tov : afin de, afin que ; øant* tov : au lieu de ; ek tov : du fait de, parce que ; øpr^ tov : avant de ; &‡ri tov, m‰‡ri tov : jusqu'… ce que ; {&neu tov} : sans, sans que ; øplŠn tov : sauf que. Datif : t\0\) : par le fait que ; ep* t\0\) : … la condition de, afin de ; øpr^s t\0\) : outre que. Accusatif : di… t” : parce que ; ep* t”, øpr^s t” : pour que ; met… t” : aprŠs que. ] Exemples : [[[{Ek tov poll… kektˆs“ai} : … cause de ses grandes richesses ; {p‹nein &‡ri tov mŠ diyˆn} : boire … sa soif (jusqu'… plus soif) ; {ant* tov en tˆ\) Attikˆ\) t^n p”lemon eŒnai (D‚mosthŠne)} : au lieu que la guerre ait lieu en øAttique ; met… t^ ønikˆsai : aprŠs avoir vaincu. ] ÷~Emplois sp‚ciaux de l'infinitif, page 215 350. page 215 øOl‹gou deŒn ; hws øeipeŒn. Dans certaines locutions, l'infinitif s'emploie d'une maniŠre ind‚pendante, pour exprimer une r‚serve (infinitif absolu). [[[øol‹gou deŒn, mikrov deŒn : peu s'en faut, presque ; hekqn øeŒnai : du moins de bon gr‚, volontairement ; t^ ep'emo* øeŒnai : autant qu'il d‚pend de moi ; t^ nvn øeŒnai : pour le moment ; hws {eipeŒn, hws ‰pos eipeŒn} : pour ainsi dire, … dire le mot ; hws sunel”nti øeipeŒn : pour abr‚ger, bref ; hws t^ øh”lon øeipeŒn : pour tout dire, … tout prendre ; hws emo* dokeŒn, emo* dokeŒn : … ce qu'il me semble ; hws {eik&sai} : pour prendre une comparaison ; ou : comme on peut le conjecturer. ] 351. page 215 {Trap‰zas eisf‰rein}. L'infinitif s'emploie volontiers avec la valeur d'un imp‚ratif (cf. en fran‡ais : faire suivre). Exemples : [[[{Trap‰zas eisf‰rein (Aristophane)}. Qu'on apporte les tables. {Tovto par'humŒn autoŒs beba‹ws gn\0nai (D‚mosthŠne)}. Mettez-vous bien cela dans la tˆte ! ] 352. page 215 {#emc pa“eŒn t&de}. L'infinitif s'emploie aussi sous forme d'exclamation ; il peut ˆtre alors accompagn‚ de l'article. Exemples : [[[{#emc pa“eŒn t&de (Eschyle)}. Moi, subir cela ! {Toiouton* tr‰fein kna (Aristophane)}. Nourrir un chien pareil ! {T^ emc devro tu‡eŒn}. Faut-il que j'en arrive l… ! ] ÷~Chapitre XII, page 216 : Le participe et l'adjectif verbal ÷~A) Le participe, page 216 353. page 216 Le participe est … proprement parler la forme adjective du verbe. Comme $verbe, il exprime les diff‚rences de voix, de temps, d'aspect et, grƒce … la particule $&n, les nuances modales de potentiel et d'irr‚el ; ses compl‚ments se construisent comme ceux du verbe personnel : {t… kal\0s soi pepragm‰na} ; et non pas : {t… kal… pepragm‰na sou} (tes belles actions). Comme $adjectif, il ajoute une d‚termination au substantif auquel il se rapporte. Il peut donc ˆtre, comme en fran‡ais, ‚pithŠte (les soldats fatigu‚s), apposition (les soldats, fatigu‚s de combattre, se reposŠrent), attribut, soit du sujet (les soldats paraissaient fatigu‚s), soit du compl‚ment (le g‚n‚ral les trouva fatigu‚s). Grƒce … sa richesse en participes, le grec en fait un usage beaucoup plus ‚tendu que le fran‡ais ou le latin, pour exprimer avec concision les actions secondaires plus ou moins ‚troitement li‚es … l'action principale. L'emploi du participe sans article s'est d‚velopp‚ en deux directions : - ou bien le participe ajoute au verbe principal une d‚termination adverbiale ou circonstancielle : eŒpe gel&sas : il dit avec un sourire ; il peut ainsi avoir la valeur d'une proposition circonstancielle quelconque, et mˆme constituer, avec son sujet propre, une proposition isol‚e (g‚nitif ou accusatif absolu) ; - ou bien le participe pr‚cise le sens ou indique l'objet du verbe principal : {‰tu‡en el“jn} : il se trouva venir ; il peut alors, avec certains verbes, constituer une v‚ritable proposition compl‚tive. Entre ces deux types, il n'y a d'ailleurs pas toujours de frontiŠre nette : "ˆl“e la“jn" et "ø‰la“en el“jn" ont … peu prŠs le mˆme sens : il vint sans qu'on le vŒt ; {"h‚detai t^ f\0s hor\0n"} : il se r‚jouit de voir la lumiŠre ; ceci peut ˆtre interpr‚t‚ comme une compl‚tive ou comme une causale. En principe, le participe n'exprime pas par lui-mˆme le temps : pr‚sent et aoriste ne se distinguent donc que par l'aspect. Cependant le participe aoriste exprime trŠs souvent le pass‚ relatif, lorsqu'il tient lieu d'une proposition compl‚tive ou circonstancielle … l'indicatif ou … l'‚ventuel (301 et 303). N‚gation du participe 354. page 217 {Ouk ‰sti mŠ nik\0si swt–r‹a}. La n‚gation qui accompagne le participe est g‚n‚ralement $øou. Mais on emploie $m‚ si le participe ‚quivaut … une tournure personnelle qui exigerait $m‚. Exemple : {Ouk ‰sti mŠ nik\0si swt–r‹a (e…n mŠ nik\\0\\men) (X‚nophon)}. Point de salut, si nous ne sommes pas vainqueurs. Remarque, page 217 Par attraction, on peut employer $m‚ avec un participe, s'il se rattache … une proposition qui, ‚tant n‚gative, exigerait $m‚. Exemples : [[[{Y–f‹sas“e t^n p”lemon, mŠ fob–“‰ntes t^ aut‹ka dein”n (Thucydide)}. D‚cr‚tez la guerre, sans craindre le risque imm‚diat. {#‚n ehure“ˆ\)s es t‚nde mŠ d‹kaios jn (Sophocle)}. Si l'on arrive … te convaincre de d‚loyaut‚ envers elle. ] ÷~I) Le participe sans article, page 217 ÷~a) Participe ‚quivalant … une proposition circonstancielle 355. page 217 {EŒpe gel&sas}. Le participe en apposition ‚quivaut … un adverbe ou … un compl‚ment circonstanciel qui pr‚cise l'action exprim‚e par le verbe principal. Exemples : [[[EŒpe gel&sas. Il dit avec un sourire. {L–\)z”menoi z\0sin (X‚nophon)}. Ils vivent de rapine. ] Remarque, page 217 On emploie ainsi en particulier : [[[øar‡”menos : d'abord, en commen‡ant ; øteleut\0n : … la fin ; la“jn : en cachette ; øpl‰wn : par mer ; elanwn : … cheval ; ‡a‹rwn : impun‚ment, volontiers ; øou ‡a‹rwn : pour son malheur ; økla‹wn : pour son malheur ; f‰rwn (sans compl‚ment) : spontan‚ment, par sa faute ; f‰rwn, fer”menos (avec verbe de mouvement) : avec ‚lan ; ‰‡wn, &gwn, f‰rwn, labjn, ‡rjmenos : avec ; ‰‡wn (sans compl‚ment, pour marquer qu'on s'attarde … une action). Exemples : {Tovton oude*s ‡a‹rwn adik‚sei (Platon)}. Nul ne le maltraitera impun‚ment. {P&reimi ‰‡wn hopl‹tas hekat”n (X‚nophon)}. Me voici avec cent hoplites. #elanwn j\)‡eto. Il partit … cheval. L–reŒs ‰‡wn (Aristophane). Tu restes l… … bavarder. ] 356. page 217 {Deipn‚santes apelanete}. Le participe, employ‚ ainsi sans article, sert … exprimer, plus briŠvement qu'… l'aide de conjonctions, les diverses circonstances de temps, de cause, de condition, de concession, de but. Il peut donc se traduire par une proposition circonstancielle ou relative circonstancielle. La signification est souvent pr‚cis‚e par un adverbe ou une particule. 1. Temps : h&ma : en mˆme temps ; øeu“s, øaut‹ka : aussit“t ; metax : entre temps. Exemples : [[[{Deipn‚santes apelanete (X‚nophon)}. AprŠs dŒner, partez. {#em&‡onto h&ma poreu”menoi (X‚nophon)}. Ils combattaient tout en marchant. {Eu“—s meir&kion jn}. DŠs son adolescence. #ep‰s‡e {me l‰gonta metax (Platon)}. Il m'a coup‚ la parole. ] 2. Cause : {h&te} (quelquefois : øohŒon, ohŒa, avec ou sans $d‚) : parce que (motif r‚el) ; hws : parce que, pensait-il (motif subjectif, suppos‚). Exemples : [[[{Ape‹‡onto kerd\0n, ais‡r… nom‹zontes eŒnai (X‚nophon)}. Ils s'abstenaient du gain, l'estimant honteux. {Ho kvros, h&te paŒs jn, h‚deto tˆ\) stolˆ\) (X‚nophon)}. Cyrus, en enfant qu'il ‚tait, prenait plaisir … sa robe. {Hws ap–llagm‰noi t\0n kak\0n, h–d‰ws ekoim‚“–san (X‚nophon)}. Se croyant d‚livr‚s de leurs maux, ils se reposŠrent avec plaisir. ] 3. Condition : hws, øhjsper : comme si. Exemples: [[[{Ouk …n dnaio mŠ kamqn eudaimoneŒn (Euripide)}. Point de bonheur sans peine. {Wr‡ovnto hjsper &llois epideiknmenoi (X‚nophon)}. Ils ‚taient l… … danser comme s'ils s'offraient en spectacle. ] 4. Concession : øka‹per : quoique, quelque... que ; ka$, h”mws ka‹ : mˆme. Exemples : [[[{O‹eta‹ ti eid‰nai ouk eidjs (Platon)}. Il croit savoir quelque chose, alors qu'il ne sait pas. {Ka‹per p&nu aga“^s jn}. Si brave qu'il soit. ] 5. But : participe futur, le plus souvent aprŠs un verbe de mouvement ; hws : dans l'intention de. Exemples : [[[{Sun‚l“omen oy”menoi}. Nous sommes venus voir. {Sullamb&nei Kvron hws apokten\0n (X‚nophon)}. Il fait arrˆter Cyrus, dans l'intention de le mettre … mort. ] Remarques, page 218 I) Le grec, comme le latin, pr‚fŠre la tournure participiale, l… o— le fran‡ais emploie deux verbes coordonn‚s. Exemples : {TŠn p”lin labqn esl–se}. Il prit la ville et la pilla (remarquer le participe actif, au lieu du latin : {urbem captam diripuit). L‰ge moi t^ y‚fisma labjn (D‚mosthŠne)}. Prends-moi le d‚cret et lis-le. II) Lorsque deux participes se succŠdent sans ˆtre unis par $ka‹, c'est que le premier est subordonn‚ au second. Exemple : {Arsantes eis tŠn ‡eŒra eg‡e&menoi katarrofovsi} (‚quivalant … : {arsantes eg‡‰ontai, eg‡e&menoi dc katarrofovsi (X‚nophon)}. Ils versent dans la main le vin qu'ils ont puis‚ et ils l'avalent. 357. page 219 {#ep* Krou basileontos}. Au tour latin "post Urbem øconditam", correspondent en grec des formules tells que : [[[{ep* Krou basileontos (H‚rodote)} : sous le rŠgne de Cyrus ; ep* ‡i”ni pesos–\) (H‚rodote)} : … la suite d'une chute de neige. {Met… surakosas oikis“e‹sas (Thucydide)} : aprŠs la fondation de Syracuse ; {pr^ h–l‹ou dnontos (Eschine)} : avant le coucher du soleil ; {h&ma h–l‹w\) anat‰llonti (X‚nophon)} : au soleil levant. ] ÷~G‚nitif absolu, page 219 358. page 219 {Hum\0n mŠ keleus&ntwn}. Le g‚nitif absolu grec ‚quivaut … l'ablatif absolu latin. Comme le participe en apposition, il exprime les diverses circonstances de temps, de cause, etc. et peut ˆtre pr‚cis‚ par un adverbe ou une particule (356). Exemple : {Ouk …n ˆl“on devro, hum\0n mŠ keleus&ntwn}. Je ne serais pas venu ici sans votre ordre (si vous ne me l'aviez command‚). Remarques, page 219 I) Le g‚nitif absolu s'explique par l'emploi du g‚nitif pour exprimer une circonstance de temps (224, 1) ou de cause (216, 3). II) Le g‚nitif absolu se rencontre parfois, plus souvent que l'ablatif absolu latin, mˆme si le sujet du participe est aussi sujet ou compl‚ment du verbe principal. Exemple : {Diabeb–k”tos ‚d– Perikl‰ous es Eboian, –gg‰l“– aut\0\) h”ti M‰gara af‰st–ken (Thucydide). P‚riclŠs} ‚tait d‚j… pass‚ en øEub‚e quand on lui apprit la d‚fection de M‚gare. III) Le sujet du participe est quelquefois omis quand le sens permet ais‚ment de le suppl‚er. Exemples : [[[øprosi”ntwn : … leur approche ; {suskot&zontos} : … la tomb‚e de la nuit ; ohtws ø‰‡ontos (ohtws e‡”ntwn) : en ces circonstances. ] IV) Le sujet du participe peut ˆtre une proposition entiŠre. Exemples : [[[{S–man“‰ntwn h”ti pol‰mio‹ eisin en tˆ\) ‡jra\) (X‚nophon)}. #… la nouvelle que l'ennemi est dans le pays. {Prospes”ntos uhi^n gegon‰nai t\0\) basileŒ (Platon)}. #… la nouvelle que le roi avait un fils. ] 359. page 219 {Milti&dou h–gem”nos ”ntos}. Contrairement … l'usage du latin et souvent du fran‡ais, le participe $jn, en apposition ou en construction absolue, doit ˆtre exprim‚ … c“t‚ d'un substantif ou d'un adjectif jouant le r“le d'attribut. Exemples : [[[{Milti&dou h–gem”nos ”ntos}. Sous la conduite de Miltiade (Miltiade duce). {Pa‹dwn ”ntwn h–m\0n ‰ti (Platon)}. Quand j'‚tais encore enfant (nobis pueris). {Ho Kvros, h&te paŒs jn (X‚nophon)}. Cyrus, en enfant qu'il ‚tait (utpote øpuer). ] Remarque, page 219 On omet cependant d'exprimer $jn avec $hekjn et $&kwn, qui sont d'anciens participes, et quelquefois mˆme avec des adjectifs. Exemples : [[[{Basil‰ws &kontos (X‚nophon)}. Malgr‚ le Roi. {Hws heto‹mwn dŠ ‡r–m&twn (X‚nophon)}. Croyant le butin assur‚. ] ÷~Accusatif absolu 360. page 220 {#ex^n t^ ‰latton kak^n ahireŒs“ai}. Le grec met … l'accusatif absolu : 1. certains participes neutres employ‚s impersonnellement : [[[ød‰on : puisqu'il faut, quand il faudrait ; øprosˆkon : puisqu'il convient ; ex”n, {par”n, par‰‡on} : alors qu'il est permis, possible ; dokovn, d”xan : puisqu'on juge … propos, puisqu'on d‚cide de ; øm‰lon : puisqu'on se soucie de ; ømetam‰lon : puisqu'on regrette de ; tu‡”n : le cas ‚ch‚ant. ] Exemple : {DuoŒn kakoŒn oude*s t^ meŒzon ahireŒtai, ex^n t^ ‰latton (Platon)}. De deux maux personne ne choisit le plus grand, quand on peut choisir le moindre. 2. le participe $”n avec un adjectif tel que : dunat”n, {adnaton, anagkaŒon, ais‡r”n} : alors qu'il est possible, impossible, in‚vitable, honteux, etc. ; ou des participes passifs tels que : øprosta‡“‰n (l'ordre ayant ‚t‚ donn‚ que) ; {leg”menon, eir–m‰non} (alors qu'on dit que). Exemple : {Ou‡* esjsam‰n se, ohi”n te ^n ka* dunat”n (Platon)}. Nous ne t'avons pas sauv‚, alors que nous le pouvions fort bien. 3. une proposition participiale introduite par $hws (dans la pens‚e que) ou $øhjsper (comme si). Exemple : {H‚des“e tovde eh‹neka hws periesom‰nous h–mƒs t\0n Hell‚nwn (H‚rodote)}. Vous vous r‚jouissez … la pens‚e que nous l'emporterons sur les Grecs. Remarques, page 220 I) L'accusatif absolu s'explique par l'emploi adverbial de l'accusatif (210). II) Un participe absolu … l'accusatif peut avoir pour sujet un pronom neutre ; dans ce cas on peut employer avec la mˆme valeur le g‚nitif absolu. Exemple : {D”xanta tavta (dox&ntwn totwn)} : cette d‚cision prise. On trouve mˆme la formule "d”xan tavta", en application de la rŠgle "t… z\0\)a øtr‰‡ei". ÷~Participe avec $&n 361. page 220 {Dun–“e*s …n aut^s ‰‡ein, par‰dwken}. Le participe avec $&n ‚quivaut … une proposition qui, formul‚e … un mode personnel, serait … l'optatif avec $&n (potentiel) ou … un temps secondaire de l'indicatif avec $&n (irr‚el). Le contexte seul permet de distinguer le potentiel de l'irr‚el. Exemples : [[[{F‹lippos Pote‹daian dun–“e*s …n aut^s ‰‡ein, ei eboul‚“–, Olun“‹ois par‰dwken} (‚quivalant … : h^s edun‚“– &n) (D‚mosthŠne). Philippe, qui aurait pu conserver lui-mˆme Potid‚e, s'il l'e–t voulu, la remit aux Olynthiens. {#egj eimi t\0n h–d‰ws …n elegx&ntwn, e‹ t‹s ti mŠ al–“cs l‰goi} (‚quivalant … : oh* …n el‰gxeian) (øPlaton)}. Je suis de ceux qui r‚futeraient volontiers un adversaire, s'il ne disait pas vrai. ] ÷~b) Participe ‚quivalant … une proposition compl‚tive 362. page 221 Le participe s'emploie comme attribut du sujet : {1. #‰la“en h–mƒs apodr&s}. avec certains verbes qui expriment une maniŠre d'ˆtre tels que : tug‡&nw : se trouver par hasard ; ølan“&nw : ‚chapper … la connaissance de quelqu'un ; øfa‹nomai : ˆtre manifeste ; et des expressions de sens analogue telles que : dˆl”s eimi, faner”s eimi : il est clair, manifeste que je... Exemples : [[[{#‰la“en h–mƒs apodr&s (X‚nophon)}. Il s'‚vada … notre insu. {#el&n“anon ahuto—s ep* t\0\) l”fw\) gen”menoi (X‚nophon)}. Ils atteignirent la colline sans s'en apercevoir. {#‰tu‡en h–m\0n h– fulŠ prutaneousa (Platon)}. C'‚tait justement notre tribu qui exer‡ait la prytanie. {H^ m‰n esti faner^s ekb…s ek tov plo‹ou ka* ouk eisb…s p&lin (Antiphon)}. Lui, c'est certain, quitta le bateau et n'y rentra pas. ] Remarques, page 221 I) On voit que, dans ces formules, le participe, qui indique l'action, se traduit ordinairement par un verbe personnel, tandis que le verbe personnel, qui indique une modalit‚ de l'action, se traduit par une expression adverbiale. II) Avec l'infinitif, $øfa‹nomai est le synonyme de $dok\0 (sembler). Exemple : {fa‹nomai ka“orƒn (Platon)}. Je crois apercevoir. III) Au lieu de la tournure "dˆl”n øestin", "faner”n øestin h”ti" (il est ‚vident que), on peut employer la tournure personnelle "faner”s eimi", "dˆl”s eimi", avec $h”ti ou le participe (il est ‚vident que je...) (307). Exemple : {Ohi pol‰mioi dˆloi ˆsan h”ti epike‹sontai (X‚nophon)}. Il ‚tait clair que les ennemis attaqueraient. 2. {MŠ k&m–\)s euerget\0n}. avec certains verbes qui expriment le progrŠs de l'action, tels que : {&r‡omai} (commencer), diateleŒn, ødiag‹gnomai, diam‰nw, di&gw (continuer) ; øpaomai (cesser de), f“&nw (ˆtre le premier …, devancer) ; k&mnw, apagorew (se lasser de, renoncer …) ; økartereŒn, øan‰‡omai (supporter de). Exemples : [[[{MŠ k&m–\)s f‹lon &ndra euerget\0n (Platon)}. Ne te lasse pas d'obliger un ami. {#–r”me“a dialeg”menoi (Platon)}. Nous commencions … nous entretenir. {F“&ne to—s f‹lous euerget\0n (X‚nophon)}. Sois le premier … rendre service … tes amis. ] Remarques, page 221 I) Si c'est un adjectif qui sert d'attribut aux verbes $diatel\0, $diam‰nw, le participe $jn n'est pas n‚cessaire. Exemple : {ToŒs summ&‡ois pisto* diam‰nomen} (Nous resterons fidŠles … nos alli‚s). Il en est souvent de mˆme avec $tug‡&nw, trait‚ comme ‚quivalent de $eim‹. II) Noter le sens des expressions suivantes : [[[{Ouk …n f“&nois l‰gwn (X‚nophon)}. Hƒte-toi de parler (litt‚ralement : il ne serait pas trop t“t que tu parles). {Ouk ‰f“asan tŠn ar‡Šn katas‡”ntes ka* #\4–ba‹ois eu“—s epeboleusan (Isocrate)}. Ils n'eurent pas plus t“t saisi le pouvoir qu'ils complotŠrent contre les Th‚bains. ] 3. {Ev epo‹–sas anamn‚sas me}. avec certains verbes qui expriment la qualit‚ de l'action, tels que : ev, kal\0s øpoieŒn (bien faire) ; kak\0s øpoieŒn (mal faire de) ; adikeŒn (avoir tort de) ; nikƒn, økrateŒn (l'emporter en quelque chose) ; ø‡ar‹zomai (rendre service, faire plaisir en) ; øh–ttƒs“ai (le c‚der en). Exemples : [[[{Ev epo‹–sas anamn‚sas me (Platon)}. Tu as bien fait de me le rappeler. {Ou‡ h–tt–s”me“a ev poiovntes (X‚nophon)}. Nous ne nous laisserons pas vaincre en g‚n‚rosit‚. ] 363. page 222 Le participe joue le r“le d'une proposition compl‚tive avec $h”ti ou $hws : 1. {Pƒs anŠr h‚detai t^ f\0s hor\0n}. aprŠs les verbes de sentiment tels que : ‡a‹rw, øh‚domai (aimer …, prendre plaisir …) ; agapƒn (se contenter de) ; {&‡“omai, ‡alep\0s f‰rw} (s'affliger) ; hra\)d‹ws f‰rw (supporter ais‚ment) ; aganakteŒn (s'indigner) ; øais‡nomai (avoir honte). Exemples : [[[{Pƒs anŠr h‚detai t^ f\0s hor\\0\\n.} Tout homme aime … voir la lumiŠre; #‡a‹rw øsoi ønost‚santi. Je me r‚jouis de ton retour. ] 2. {Hor\0men p&nta al–“ˆ ”nta}. aprŠs les verbes de perception, tels que : voir, faire voir, savoir, entendre, apprendre, se souvenir, trouver (308, 2). Exemples : [[[{Hor\0men p&nta al–“ˆ ”nta h… l‰gete (X‚nophon)}. Nous voyons que tout ce que vous dites est vrai. {#‰gnw tŠn esbolŠn esom‰n–n (Thucydide)}. Il apprit que l'invasion aurait lieu. {Akow Swkr&tous dialegom‰nou (X‚nophon)}. J'entends øSocrate converser. {De‹xw ohtw tavta ‰‡onta (Platon)}. Je montrerai qu'il en est ainsi. {Gnws“–s”me“a sunel“”ntes (Thucydide)}. On apprendra que nous nous sommes assembl‚s. ] Remarques, page 222 I) AprŠs ces verbes, les temps du participe ont la mˆme valeur que les temps correspondants de l'indicatif dont ils tiennent la place (301, 1). II) Les verbes de perception se construisent aussi avec $h”ti (308, 2). 364. page 222 {#‹s“i an”–tos jn}. Le participe attribut s'accorde avec le compl‚ment du verbe principal. Mais si le compl‚ment d‚signe la mˆme personne que le sujet, on ne l'exprime pas, et le participe se met au nominatif. Exemples : [[[{#‹s“i an”–tos jn (X‚nophon)}. Sache que tu es un sot. {Ouk ais“&nes“e apatjmenoi (X‚nophon)}. Vous ne vous apercevez pas qu'on vous trompe. {#‰deixan h‰toimoi ”ntes (Thucydide)}. Ils firent voir qu'ils ‚taient prˆts. ] Remarque, page 222 On dit ‚galement bien : {snoida emaut\0\) ev poi‚sas} (ou : ev øpoi‚santi) : j'ai conscience d'avoir bien agi ; {snoid& soi ev poi‚santi} (ou : {se ev poi‚santa}) : je sais avec toi, je t'accorde que tu as bien agi. ÷~II) Le participe avec l'article, page 223 365. page 223 {Ohi k&mnontes strati\0tai ekoim‚“–san}. Le participe pr‚c‚d‚ de l'article s'emploie avec la valeur d'un adjectif ‚pithŠte pour d‚terminer un substantif (n‚gation $m‚ le plus souvent). Il peut se traduire par une proposition relative d‚terminative. Exemples : [[[{Ohi k&mnontes strati\0tai (ohi strati\0tai ohi k&mnontes ; t\0n stratiwt\0n ohi k&mnontes) ekoimŠ“–san}. Les soldats fatigu‚s (ceux des soldats qui ‚taient fatigu‚s) se couchŠrent. Note pour cet exemple : au contraire, "{ohi strati\0tai k&mnontes"} signifierait : les soldats, fatigu‚s qu'ils ‚taient (parce qu'ils ‚taient fatigu‚s). {T^n hier^n kalomenon p”lemon (Thucydide)}. La guerre dite sacr‚e. ] Remarque, page 223 Si le participe employ‚ avec l'article est lui-mˆme accompagn‚ d'un compl‚ment, on peut enclaver entre l'article et le nom soit le participe seul, soit seulement son compl‚ment. Exemples : [[[{Ho kateil–fqs k‹ndunos tŠn p”lin (D‚mosthŠne).} Le danger qui a surpris la cit‚. {Ahi pr^ tov st”matos nˆes nauma‡ovsai (Thucydide)}. Les vaisseaux qui combattaient … l'entr‚e du port. ] 366. page 223 {Ho m–dcn eidqs oudcn examart&nei}. Comme l'adjectif, le participe pr‚c‚d‚ de l'article peut s'employer substantivement. On le traduit alors par un substantif ou par "celui qui", "celle qui" (193). Exemples : [[[{Ho m–dcn eidqs oudcn examart&nei (M‚nandre)}. Celui qui ne sait rien ne se trompe en rien. {Ohi gray&menoi t^n Swkr&t–n}. Les accusateurs de {Socrate. Ho tu‡jn}. Le premier venu. {Pƒs ho boul”menos}. Tout homme qui veut. T^ øprosˆkon : le devoir. Ohi øpros‚kontes. Les relations, les parents. T^ øsumf‰ron. L'int‚rˆt. T… {hup&r‡onta}. Les ressources. H– {ehimarm‰n– (moŒra)}. La destin‚e. etc. ] Remarques, page 223 I) On trouve quelquefois le participe employ‚ sans article pour d‚signer d'une fa‡on ind‚termin‚e, non pas $les $gens, mais $des $gens qui font telle ou telle chose. Exemples : [[[{Pl‰omen ep* poll…s navs kekt–m‰nous (X‚nophon)}. Nous faisons voile vers des gens qui ont une marine consid‚rable. {Met… tavta afiknovntai agg‰llontes h”ti... (Isocrate)}. Arrivent ensuite des gens avec la nouvelle que... ] II) On notera l'emploi des participes suivants : kalomenos, leg”menos, onomaz”menos, dans les expressions telles que : h– onomazom‰n– øandre‹a (øPlaton)} (ce qu'on appelle le courage) ; h– nvn {Hell…s kaloum‰n– (Thucydide)} (ce qu'on appelle maintenant la øGrŠce). (Pour l'accord par attraction avec l'attribut, voir 251). Il arrive que ces participes n'aient pas de valeur forte et r‚pondent … l'usage de nos guillemets. Exemple : h– legom‰n– sof‹a : la "sagesse". 367. page 224 {en\2san en tˆ\) ‡jra\) ohi ergas”menoi}. Le participe futur, pr‚c‚d‚ de l'article, ‚quivaut … une proposition relative … l'indicatif futur (337) et d‚signe $quelqu'un (mˆme ind‚termin‚) :$qui peut faire, qui est destin‚ … $faire telle ou telle chose. Ce tour ne s'emploie guŠre qu'avec les verbes signifiant : il y a, avoir, envoyer. Exemples : [[[{#en\2san en tˆ\) ‡jra\) ohi ergas”menoi (X‚nophon)}. Il y avait dans le pays des gens en ‚tat de le cultiver, pour le cultiver. {Oud'ho kwlswn parˆn (Sophocle)}. Il n'y avait l… personne pour nous empˆcher. {Di'‰ndeian tov “erapesontos (Isocrate).} Faute de quelqu'un pour me soigner. {H– p”lis ‰r–mos ˆn t\0n amunoum‰nwn (X‚nophon)}. La ville ‚tait d‚pourvue de d‚fenseurs. ] B) L'adjectif verbal, page 224 368. page 224 {Dot‰on. Tavt& moi prakt‰a}. L'adjectif verbal en \-t‰os (158) exprime l'obligation. Il se construit de deux maniŠres : 1. d'ordinaire impersonnellement : au neutre singulier, assez souvent pluriel, avec ou sans $øest‹ ; le compl‚ment est alors au cas voulu par le verbe actif. Exemples : [[[øDot‰on : il faut donner. {To—s f‹lous euerget–t‰on, tŠn p”lin wfel–t‰on, t\0n bosk–m&twn epimel–t‰on (X‚nophon)}. Il faut faire du bien … ses amis, se rendre utile … son pays, prendre soin de ses troupeaux. ] 2. dans d'autres cas, personnellement : comme attribut du sujet, avec ou sans $øeŒnai. Cette derniŠre construction n'est possible qu'avec des verbes transitifs directs. Exemples : {Tavt& moi prakt‰a}. Voil… ce que je dois faire. {Potam”s tis h–mŒn esti diabat‰os (X‚nophon)}. Il nous faut traverser un fleuve. ] Remarques, page 224 I) Le nom de la personne … qui incombe l'obligation se met au datif (221). II) On notera que les tournures latines suivantes n'existent pas en grec : {cupidus videndae urbis, in scribenda historia, dedit libros legendos}. Dans ces cas, le grec emploie des tournures avec l'infinitif : voir ces constructions : 342, 343, 349. L'exemple de D‚mosthŠne (deuxiŠme $Philippique, paragraphe 28) est … peu prŠs unique. Le voici : {per* t\0n humŒn prakt‰wn} : pour ce qui est des mesures que vous avez … prendre. ÷~Tableau r‚capitulatif de l'emploi de la particule $&n 369. page 225 #$&n, dont le sens originel paraŒt ˆtre "le cas ‚ch‚ant", "… l'occasion", est devenu dans la langue classique un signe modal. On l'emploie : 1. avec l'optatif, pour exprimer le potentiel (conditionnel pr‚sent fran‡ais). Exemple : øBoulo‹m–n &n : je voudrais bien. 2. avec les temps secondaires de l'indicatif, pour exprimer l'irr‚el (conditionnel pr‚sent ou pass‚ fran‡ais). Exemples : [[[øeboul”m–n &n : je voudrais bien (mais...) ; øeboul‚“–n &n : j'aurais bien voulu (mais...). ] Remarque Avec un temps secondaire de l'indicatif, $&n s'emploie aussi, mais rarement en dehors de la langue familiŠre, dans son sens originel "… l'occasion", pour marquer la r‚p‚tition dans le pass‚. Exemple : ø‰paisen &n : il le frappait … l'occasion. 3. avec l'infinitif ou le participe rempla‡ant une proposition compl‚tive, pour marquer le potentiel ou l'irr‚el. Exemples : [[[{Nom‹zw se …n boles“ai} : je pense que tu voudrais. {OŒd& se …n boul”menon} : je sais que tu voudrais. ] 4. avec le subjonctif, dans les propositions temporelles, conditionnelles et relatives (quelquefois avec $h”pws compl‚tif ou final), pour exprimer l'‚ventuel, dans le futur ou dans le pr‚sent. Exemples : [[[{h”tan, e&n, h”stis …n bol–tai} : lorsqu'il voudra, s'il veut un jour, quiconque voudra ; {h”tan, e&n, h”stis …n bol–tai} : lorsqu'il veut, s'il veut, quiconque veut. ] Place de $&n 1. $#&n marquant le potentiel ou l'irr‚el se place g‚n‚ralement aprŠs le verbe ou, en tˆte de phrase, aprŠs un adverbe, un pronom, une n‚gation ou un mot interrogatif ; dans ce dernier cas, on r‚pŠte souvent $&n prŠs du verbe, surtout s'il est un peu ‚loign‚. 2. $#&n marquant l'‚ventuel (verbe au subjonctif), se place imm‚diatement aprŠs le relatif ou aprŠs la conjonction, avec laquelle il se contracte : {h^s &n, h”stis &n, h&n (h… &n), e&n, ‚n, &n, k\_&n (ka* e&n), h”tan, hop”tan, epeid&n}, etc. ÷~Chapitre XIII, page 226 : Discours indirect Quand l'‚crivain, ou le narrateur, rapporte les paroles ou les pens‚es de quelqu'un, ou bien il le fait textuellement, et c'est le discours direct; ou bien il emploie une ou plusieurs propositions d‚pendant d'un verbe qui signifie $dire ou $penser, et c'est le discours indirect. On trouve plus rarement en grec qu'en latin des morceaux entiŠrement compos‚s en style indirect. I) Propositions principales du discours direct, page 226 370. page 226 {#‰legon h”tk Kvros t‰“n–ken}. 1. Les propositions principales ‚nonciatives du discours direct deviennent en discours indirect des compl‚tives … l'infinitif (346), avec $h”ti ou $hws (308) ou interrogatives indirectes (309). Les verbes sont … la troisiŠme personne, sauf ‚videmment si le narrateur cite ses propres paroles ("je disais que je...") ou les paroles de la personne … qui il s'adresse ("Tu disais que tu..."). Les temps sont toujours les mˆmes que dans le discours direct. Les modes peuvent toujours ˆtre les mˆmes que dans le discours direct. Toutefois, si le verbe $dire est … un temps secondaire, l'optatif oblique $peut remplacer l'indicatif ou le subjonctif d‚lib‚ratif (297). Mais l'optatif avec $&n (potentiel) et l'indicatif avec $&n (irr‚el) demeurent sans changement. Avec l'infinitif, le potentiel et l'irr‚el se marquent par $&n (348). Exemples : [[[{#‰legon h”ti Kvros mcn t‰“n–ken, AriaŒos dc pefeugqs e‹– (X‚nophon)}. Ils disaient que Cyrus ‚tait mort et Ari‚e en fuite (discours direct: "Cyrus est mort"). {#ep‚ronto ei paradoŒen Korin“‹ois tŠn p”lin (Thucydide)}. Ils demandŠrent sils devaient livrer la ville aux Corinthiens (discours direct : "Devons-nous livrer la ville ?'"). {Apekr‹nato h”ti pr”s“en …n apo“&noen Š t… h”pla parado‹–san (X‚nophon)}. Ils r‚pondit qu'ils mourraient plut“t que de livrer leurs armes (discours direct : "Nous mourrions plut“t que de livrer nos armes"). ] Remarques, page 227 I) L'optatif et l'infinitif pr‚sents peuvent correspondre … un indicatif imparfait, l'optatif et l'infinitif parfaits … un indicatif plus-que-parfait ; mais, pour ‚viter toute ambigu‹t‚, on pr‚fŠre d'ordinaire garder l'indicatif (301, remarque). Exemple : {EŒpon h”ti ohi pol‰mioi tˆ\) protera‹a\) parˆsan (X‚nophon)}. Ils dirent que l'ennemi ‚tait pr‚sent la veille. II) Une premiŠre compl‚tive avec $h”ti peut ˆtre suivie d'une compl‚tive … l'infinitif ; de mˆme on peut mˆler, dans le mˆme discours, l'indicatif et l'optatif oblique, comme on le voit par le premier exemple cit‚ plus haut. Exemple : {Agg‰llei h“ti nik\0\)‰n te av Lakedaim”nioi ka* aut\0n te“n&nai oktj (X‚nophon)}. Il annonce que les Lac‚d‚moniens ‚taient de nouveau vainqueurs et ne comptaient que huit morts. III) AprŠs une compl‚tive … l'infinitif ou avec $h”ti, une proposition introduite par $g&r, $ovn, $d‰, peut ˆtre … l'optatif oblique ou … l'infinitif. Exemples : [[[{#‰legon pollo* h”ti pant^s &xia l‰goi Se“–s : ‡eimqn g…r e‹– (X‚nophon).} Beaucoup dirent que øSeuthŠs faisait des propositions trŠsint‚ressantes : c'‚tait en effet l'hiver... {#ed‰onto ohi MantineŒs t\0n a“–na‹wn hipp‰wn bo–“ˆsai : ‰xw g…r eŒnai t… bosk‚mata p&nta (X‚nophon)}. Les Mantin‚ens demandŠrent aux cavaliers Ath‚niens de leur porter secours : en effet tous leurs troupeaux ‚taient dehors. ] IV) Le grec va jusqu'… employer parfois dans le discours indirect la mˆme personne que dans le discours direct : $h”ti ‚quivaut alors … nos deux-points. Exemple : {Pr”xenos eŒpen h”ti aut”s eimi h^n z–teŒs (X‚nophon). ProxŠne} dit : "Je suis celui-l… mˆme que tu cherches". 371. page 227 {Ap–g”reue m–d‰na b&llein}. 2. Les propositions principales volitives en discours direct deviennent en discours indirect des compl‚tives … l'infinitif (345). Mais on pr‚fŠre souvent se servir d'une p‚riphrase telle que $‰f– $ø‡r–nai, ou $deŒn (il dit qu'il fallait) suivie de l'infinitif. Exemples : [[[{Ap–g”reue m–d‰na b&llein (X‚nophon)}. Il interdit que personne ne tirƒt. {#‰f– ‡rˆnai mŠ el&ssw antikatastˆsai p&lin (Thucydide)}. Il dit qu'il fallait mettre … la place une valeur ‚quivalente. ] II) Propositions subordonn‚es du discours direct, page 227 372. page 227 {Par‚ggeilan, epeidŠ deipn‚seian, anapaes“ai}. Les propositions subordonn‚es du discours direct peuvent rester sans changement en discours indirect. Toutefois : 1. Si le verbe $dire est … un temps secondaire, l'optatif oblique $peut remplacer l'indicatif ou le subjonctif ‚ventuel (397). Exemples : [[[{Par‚ggeilan, epeidŠ deipn&seian, anapaes“ai, ka* h‰pes“ai, h–n‹k'…n tis paragg‰ll–\) (X‚nophon)}. On leur donna l'ordre de se reposer aprŠs qu'ils auraient dŒn‚ (discours direct : epeid…n deipn‚s–te) et de se mettre en route lorsqu'on... (Note de transcription : la fin de la phrase est inexistante dans l'‚dition en noir !). 2. On trouve parfois l'infinitif dans des subordonn‚es causales, temporelles ou relatives d‚pendant d'une compl‚tive … l'infinitif. Exemples : [[[{#epeidŠ gen‰s“ai ep* tˆ\) oik‹a\), (‰f–) anewgm‰n–n katalamb&nein tŠn “ran (Platon)}. Quand il arriva … la maison, il trouva, dit-il, la porte grande ouverte. {EŒnai pollo*s &llous t\0n Hell‚nwn oh*s boles“ai loinwneŒn tˆs sunt&xews (Eschine)}. Il y avait bien d'autres Grecs qu'l souahtait voir s'associer … l'alliance. ] 373. page 228 Les Grecs usent de grandes libert‚s dans l'emploi du discours indirect. Soucieux d'‚viter la monotonie, non seulement ils mˆlent volontiers les modes, indicatif, infinitif, optatif oblique, mais ils n'h‚sitent pas … passer quelquefois, sans transition aucune, du discours indirect au discours direct. Exemple : {Akosas tavta, ho Kl‰andros eŒpen h”ti D‰xippon mcn ouk epaino‹–, ei tavta pepoi–kqs e‹– : ou m‰ntoi ‰f– nom‹zein oud'ei pamp”nu^ros ˆn D‰xippos, b‹a\) ‡rˆnai p&s‡ein aut”n, all… kri“‰nta, hjsper ka* humeŒs nvn axiovte, tˆs d‹k–s tu‡eŒn. Nvn ovn &pite... (X‚nophon)}. #… ces mots, øCl‚andre d‚clara que sans doute il n'approuvait pas Dexippos, si vraiment il s'‚tait ainsi conduit ; l ajouta cependant qu'… son avis, Dexippos f–t-il un franc criminel, il ne fallait pas le traiter brutalement. "Au contraire, mis en jugement, comme vous le demandez maintenant vous-mˆmes, il doit subir sa peine. Maintenant donc, allez-vous-en..." ÷~Chapitre XIV, page 229 : Les n‚gations 374. page 229 {H… ouk oŒden. H… mŠ oŒda}. $Ou, n‚gation objective, sert … nier la r‚alit‚ ou la possibilit‚ d'un fait ; $m‚, n‚gation subjective, sert … nier une supposition, une volont‚, un d‚sir. L'opposition entre $øou et $m‚ vaut aussi pour leurs compos‚s. Exemples : [[[{DokeŒ eid‰nai h… ouk oŒden (Platon)}. Il a l'air de savoir ce qu'en fait il ne sait pas. {H… mŠ oŒda, oudc o‹omai eid‰nai (Platon)}. Ce que, par hypothŠse, je ne sais pas, je ne m'imagine pas non plus le savoir. {H– ou di&lusis t\0n gefur\0n (Thucydide)}. La non-rupture des ponts (le fait de n'avoir pas coup‚ les ponts). {Ho mŠ iatr”s (Platon)}. Quiconque n'est pas m‚decin (si quelqu'un n'est pas m‚decin). ] On trouvera donc $øou dans les ind‚pendantes ‚nonciatives et les subordonn‚es qui expriment un fait ; $m‚ dans les ind‚pendantes volitives et les subordonn‚es qui expriment une volont‚, une ‚ventualit‚, une hypothŠse. 375. page 229 {Ouk ‰fasan i‰nai}. La n‚gation $øou pr‚cŠde normalement le verbe $f–m‹, bien qu'elle porte logiquement sur le verbe qui suit : "o f–mi" signifie : je dis que... ne pas, je nie. De mˆme "øouk axi\0" : je pr‚tends que... ne pas, j'estime qu'il n'est pas juste que ; {ouk o‹omai"} : je pense que... ne pas. Exemples : [[[{Ohi strati\0tai ouk ‰fasan i‰nai (X‚nophon)}. Les soldats refusaient de marcher. {Ouk axi\0 hupoptees“ai (Thucydide)}. J'ai le droit de n'ˆtre pas soup‡onn‚. ] Remarque, page 229 Dans ces expressions, la n‚gation fait corps avec le verbe, si bien qu'il arrive que $øou soit maintenu l… o— l'on attendrait $m‚. Exemple : {E…n ou f&sk–\) (Lysias)}. S'il soutient que non. ÷~N‚gations multiples, page 229 376. page 229 {Ouk ˆl“en oude‹s. Oude*s ouk ˆl“en}. Dans une mˆme proposition plusieurs n‚gations se renforcent toujours, sauf si la derniŠre est une n‚gation simple ($øou ou $m‚) ; on aboutit alors … une affirmation. Exemples : [[[{Ouk ˆl“en oude‹s}. Personne n'est venu. {Ouk ep‰“eto oude*s oudam”“en (X‚nophon)}. Personne n'attaque d'aucun c“t‚. {Smikr… fsis oudcn m‰ga oud‰pote oud‰na ote idijt–n ote p”lin drƒ\) (Platon)}. Un caractŠre m‚diocre ne fait jamais rien de grand … l'‚gard de personne, ni particulier, ni cit‚. Mais : {Oude*s ouk ˆl“en}. Tout le monde est venu (nemo ønon venit). {Oude*s an“rjpwn adik\0n t‹sin ouk apot‹sei (H‚rodote)}. Tout coupable paiera sa peine. {MŠ ovn di… tavta Ais‡n–s mŠ d”tw d‹k–n (D‚mosthŠne)}. Que ce ne soit pas une raison pour qu'øEschine ne soit pas chƒti‚ ! ] Remarques, page 230 I) Au lieu de "{oude*s ouk ˆl“en"}, on dit normalement : "{oude*s ‰stin h”stis ouk ˆl“en} (il n'est personne qui ne soit venu) (pour l'attraction, voir 254, III). II) Une n‚gation simple peut ˆtre seulement la reprise oratoire d'une n‚gation pr‚c‚dente. Exemple : {Ou m… D‹', ouk ‰sti tavta.} Non, par øZeus, non, cela n'est pas. Nota : Pour l'emploi de $øou $m‚, $mŠ $øou, voir 290. Pour une seule n‚gation commandant plusieurs propositions, voir 390. ÷~Emploi expl‚tif de la n‚gation, page 230 377. page 230 {Katarnˆ\) mŠ dedrakˆnai t&de ;} AprŠs les verbes de sens n‚gatif tels que : øarneŒs“ai (nier), øantil‰gein (contredire), øamfisb–teŒn (contester), apagorew (d‚fendre de), etc., l'infinitif prend, de fa‡on expl‚tive, la n‚gation $m‚. Exemples : [[[{Katarnˆ\) mŠ dedrak‰nai t&de ; (Sophocle)}. Nies-tu avoir fait cela ? {Aut\0\) ap‰gnwn mŠ bo–“eŒn (D‚mosthŠne).} J'ai renonc‚ … le secourir. ] Si ces verbes sont accompagn‚s d'une n‚gation, l'infinitif se construit avec $mŠ $øou, qui paraissent se d‚truire. Exemples : [[[{Ouk anat‹“emai mŠ ouk eŒnai tavta (X‚nophon)}. Je ne me r‚tracter pas (Je ne rejette pas l'id‚e qu'il en est ainsi). {Ei gen–s”me“a ep* basileŒ, t‹ empodqn} (‚quivalant … : {oudcn empodqn) mŠ ou‡* t… dein”tata pa“eŒn ; (X‚nophon)}. Si nous tombons au pouvoir du Roi, qu'est-ce qui empˆchera que nous subissions le pire sort ? ] Remarques, page 230 I) AprŠs un verbe de sens n‚gatif, la proposition compl‚tive avec $hws prend d'une maniŠre analogue la n‚gation $øou. Exemple : {Ambifsb–teŒ hws ouk al–“ˆ l‰gomen (Platon)}. Il conteste la v‚rit‚ de nos paroles. II) Avec $m‚ ou $mŠ $øou, l'infinitif est souvent pr‚c‚d‚ de l'article. Exemple : {Ouk apes‡“m–n t$ mŠ ouk el“eŒn (Platon)}. Je n'ai pu me retenir de venir. III) $Kwlw (empˆcher) se construit d'ordinaire avec l'infinitif sans $m‚. Exemple : {T‹ se kwlei hdwr pieŒn ;} Qui t'empˆche de boire de l'eau ? IV) On emploie ‚galement $mŠ $øou, au lieu de $m‚, devant l'infinitif, avec les expressions n‚gatives suivantes : {ou d–namai, ou‡ ohŒ”n te, adnaton, ou d‹kaion, ais‡r”n, dein”n esti, ais‡nomai}. Exemple : {TŠn kak‹an mŠ ou‡* miseŒn ouk …n duna‹m–n (Lucien)}. Je ne saurais m'empˆcher de ha‹r le vice. ] ÷~Chapitre XV, page 231 : Les particules 378. page 231